En résumé…
Les deux, dans cet ordre : le PER (plan d’épargne retraite) jusqu’au plafond de déduction, puis l’assurance-vie pour le reste. Avec 45 000 € de bénéfice imposable, 10 % du bénéfice ne donnent que 4 500 € : c’est le plancher de 4 710 € qui s’applique en 2026. Le revenu reste dans la tranche à 30 % même après ce versement (40 290 € imposables, au-dessus de 29 579 €) : chaque versement économise 1 413 € d’impôt. La pension de la CARPIMKO (la caisse des auxiliaires médicaux) est d’environ 15 500 € par an à 67 ans dans le cas type, soit 34 % du revenu : retirée en 10 ans, la part des versements déduits reste dans la tranche à 11 % et est imposée à 11 % au lieu de 30 %, soit 17 898 € d’impôt de moins sur l’ensemble de la sortie. Dans le cas type (versements de 4 710 € par an pendant 20 ans, rendement de 3 % par an, hypothèse de calcul), la combinaison PER puis assurance-vie laisse 142 335 € nets après impôt à 67 ans, contre 120 994 € pour l’assurance-vie seule, soit 21 341 € de plus à effort égal. L’assurance-vie garde son rôle : à ce niveau de versement, ses rachats de 3 236 € de gains par an restent sous l’abattement de 4 600 €, donc sans impôt sur le revenu, et l’épargne reste disponible.
1. Ce que fait le PER, étape par étape
Le PER (plan d’épargne retraite) se déduit du revenu imposable à l’entrée et s’impose à la sortie. L’assurance-vie fonctionne à l’inverse : aucun avantage à l’entrée, une fiscalité allégée sur les gains à la sortie. Toute la comparaison tient à l’écart entre la tranche d’imposition de l’entrée et celle de la sortie. Pour une infirmière libérale conventionnée, la sortie est le point décisif : la CARPIMKO remplace environ un tiers du revenu, et une pension modeste place la retraite dans les tranches basses du barème.
| Étape | Règle en 2026 |
|---|---|
| Entrée : économie d’impôt | Les versements volontaires sont déduits du revenu imposable, sauf option pour la non-déduction. L’économie est égale au versement multiplié par la tranche marginale : à 30 %, 0,30 € par euro versé. Le barème 2026 applique 11 % de 11 600 € à 29 579 € de revenu par part, 30 % de 29 579 € à 84 577 €, et 41 % de 84 577 € à 181 917 € (loi n° 2026-103, article 4). |
| Entrée : plafond d’un travailleur non salarié | Le plus élevé de deux montants : 10 % du revenu d’activité de l’année précédente (retenu jusqu’à 8 fois le plafond annuel de la sécurité sociale) ou 10 % de ce plafond, soit au minimum 4 710 € pour un versement en 2026 et au maximum 37 680 €. Le revenu retenu est celui de l’année précédente après déduction des cotisations sociales obligatoires : c’est le bénéfice imposable. Les cotisations de retraite professionnelle déjà déduites du bénéfice viennent en diminution, sauf une fraction égale à 15 % de la part du bénéfice comprise entre 1 et 8 plafonds. Un plafond non utilisé se reporte sur les cinq années suivantes. |
| Sortie en capital : versements déduits | La part qui correspond aux versements déduits s’ajoute aux autres revenus et se taxe au barème, sans prélèvements sociaux et sans l’abattement de 10 % des pensions. |
| Sortie en capital : gains | Prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % pour les intérêts perçus depuis le 1er janvier 2026 : 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux. L’option globale pour le barème reste possible. |
| Sortie en capital : versements non déduits | Si le versement n’a pas été déduit, la part de capital correspondante est exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Seuls les gains sont imposés (31,4 %). |
| Sortie en rente : versements déduits | La rente est imposée comme une pension de retraite, avec l’abattement de 10 % (plafonné à 4 439 € par foyer pour les revenus 2025). Les prélèvements sociaux de 18,6 % portent sur une fraction de la rente qui dépend de l’âge au premier versement : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, 30 % à partir de 70 ans. |
| Sortie en rente : versements non déduits | La rente relève du régime des rentes viagères à titre onéreux : seule une fraction est imposable, et les prélèvements sociaux de 18,6 % s’y appliquent sur la fraction qui dépend de l’âge au premier versement. |
| Retrait avant la retraite | Possible dans les cas de déblocage anticipé que prévoit l’article L. 224-4 du Code monétaire et financier. |
Notre page PER individuel détaille le fonctionnement du contrat, et l’article sur le plafond de déduction et la loi de finances 2026 détaille le calcul du plafond.
2. Le plafond de déduction d’une infirmière à 45 000 €, et la tranche qui l’accompagne
Avec 45 000 € de bénéfice imposable en 2025, 10 % donnent 4 500 €, soit moins que le plancher de 4 710 € (10 % de 47 100 €, plafond de la sécurité sociale 2025). Le plafond de déduction d’un versement en 2026 est donc de 4 710 €. Le 10 % ne dépasse le plancher qu’à partir de 47 100 € de bénéfice imposable. Le bénéfice retenu est celui après déduction des cotisations sociales : il se lit sur la déclaration de revenus de l’année précédente. Ici, nous retenons 45 000 € de bénéfice imposable.
Le calcul de la tranche se fait avant le choix du montant. Pour une personne seule (1 part) sans autre revenu, 45 000 € de revenu imposable se trouvent dans la tranche à 30 % (au-dessus de 29 579 €). Après le versement de 4 710 €, il reste 40 290 €, soit 10 711 € au-dessus du bas de la tranche : toute la déduction est faite à 30 %, soit 1 413 € d’impôt en moins. La déduction entière reste à 30 % tant que le revenu imposable est supérieur à 34 289 € (29 579 € + 4 710 €). En dessous, une partie du versement passe à 11 % : à 32 000 € de revenu imposable, l’économie tombe à 978 €. Pour un couple marié ou pacsé sans enfant et sans autre revenu, imposé sur deux parts, 45 000 € donnent 22 500 € par part, dans la tranche à 11 % : l’économie tombe à 518 €.
3. Ce que fait l’assurance-vie après 8 ans
| Point | Règle en 2026 |
|---|---|
| Contrat de moins de 8 ans | Gains imposés à 12,8 % (ou au barème sur option), sans abattement. |
| Contrat de 8 ans ou plus : abattement | Les gains rachetés profitent d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Il est unique pour tous les contrats du foyer, ne se reporte pas d’une année sur l’autre et ne joue pas sur les prélèvements sociaux. |
| Contrat de 8 ans ou plus : taux | Après l’abattement, 7,5 % tant que le total des primes versées et non remboursées en capital, tous contrats confondus, ne dépasse pas 150 000 € au 31 décembre de l’année précédente. Au-delà, le taux de 7,5 % ne s’applique qu’à la fraction des gains égale à 150 000 € (diminué des primes antérieures au 27 septembre 2017 non remboursées) divisés par les primes versées depuis cette date et non remboursées ; le reste est imposé à 12,8 %. L’abattement s’impute d’abord sur la fraction à 7,5 %. |
| Prélèvements sociaux | 17,2 % sur les gains (taux de principe). |
| Rachat partiel | Seule la part de gains contenue dans le rachat est imposée : rachat moins primes versées multipliées par rachat divisé par valeur du contrat. |
| Option barème | Possible, de façon expresse, globale et irrévocable. Le calcul ci-dessous ne la retient pas. |
4. Le calcul sur une infirmière à 45 000 € de bénéfice
| Hypothèse de calcul | Valeur retenue |
|---|---|
| Infirmière | 47 ans, conventionnée, célibataire (1 part), sans enfant, bénéfice imposable de 45 000 € (après cotisations sociales), sans autre revenu : tranche marginale à 30 %, et le revenu reste au-dessus de 29 579 € après déduction |
| Versements | 4 710 € par an sur le PER pendant 20 ans, de 47 à 67 ans, au plafond de déduction (le plancher, puisque 10 % de 45 000 € donnent 4 500 €), sans autre contrat de retraite professionnel déduit du bénéfice |
| Rendement | 3 % par an, net de frais, identique pour le PER et pour l’assurance-vie (hypothèse de calcul), versements en fin d’année |
| Économie d’impôt | Comptée l’année du versement, sans décalage ; elle est de 1 413 € par an (barème 2026, calcul avant et après déduction) |
| Barème et taux | Barème 2026 et taux de prélèvements sociaux 2026 conservés tels quels jusqu’à la sortie ; calcul au barème seul, sans décote ni réduction d’impôt |
| Retraite à 67 ans | Pension de 15 500 € par an : base 8 994 €, complémentaire 5 209 €, avantage social vieillesse, ASV (partie forfaitaire) 1 286 €, pour 35 ans de cotisations avec un revenu professionnel de 45 000 € et une assiette sociale de 33 300 € (revenu moins l’abattement de 26 %). Hypothèse de calcul : les points du régime complémentaire sont proportionnels à la cotisation, 30 au maximum. Le revenu retenu pour les droits est le bénéfice imposable : le revenu avant cotisations est un peu plus haut, donc la pension réelle un peu plus haute (la sensibilité est testée plus bas). Abattement de 10 % de 1 550 €, soit 13 950 € imposables et 258 € d’impôt avant toute sortie du PER |
| Cotisations CARPIMKO 2026 | Sur cette assiette : base 3 530 € (8,73 % puis 1,87 %), complémentaire 2 897 € (8,70 %), ASV au plus 357 € (forfait de 224 € de part adhérent plus, au maximum, 0,40 % de l’assiette : la page de la caisse ne détaille pas la part de l’adhérent), invalidité-décès 1 022 €, soit au plus 7 806 € |
| Sortie en capital | 10 retraits annuels égaux de 67 à 76 ans, sans rendement après 67 ans (hypothèse simplificatrice qui isole l’effet de l’impôt) ; le mécanisme du quotient n’est pas modélisé |
| Sortie en rente | Taux de conversion de 4 % du capital à 67 ans (hypothèse de calcul) |
| Assurance-vie | Contrat de plus de 8 ans, aucun autre contrat dans le foyer, 10 rachats annuels égaux de 67 à 76 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % sur les gains, taux de 7,5 % et 12,8 % répartis chaque année selon les primes restantes |
Cas type
Situation. Une infirmière libérale conventionnée de 47 ans, célibataire, a 45 000 € de bénéfice imposable, une pension CARPIMKO attendue de 15 500 € par an à 67 ans (34 % de son revenu) et 4 710 € par an à mettre de côté jusqu’à 67 ans.
Problème. Elle hésite entre le PER, qui réduit son impôt tout de suite, et l’assurance-vie, qui reste disponible et dont les gains sont peu imposés après 8 ans. Chaque euro versé sur le PER sera réimposé à la sortie : l’avantage n’existe que si la tranche de la sortie est plus basse que celle de l’entrée.
Stratégie. Elle compare quatre montages. Montage 1 : 4 710 € par an en assurance-vie. Montage 2 : 4 710 € par an sur le PER, qui lui rend 1 413 € d’impôt chaque année (4 710 € × 30 %) et ne lui coûte que 3 297 €. Montage 3 : 3 297 € par an en assurance-vie, pour comparer à effort égal avec le montage 2. Montage 4 : 4 710 € sur le PER puis les 1 413 € d’économie d’impôt placés en assurance-vie, soit 4 710 € d’effort net par an, comme le montage 1. À 67 ans elle sort le capital du PER en 10 ans. Le calcul applique le barème 2026 (loi n° 2026-103, article 4) avant et après déduction.
Résultat. Le montage 4 laisse 142 335 € nets après impôt, contre 120 994 € pour le montage 1, soit 21 341 € de plus à effort identique. Le PER seul laisse 106 037 € pour 3 297 € d’effort par an, contre 84 696 € pour la même somme en assurance-vie.
Capital à 67 ans et impôt de sortie
| Montage | Effort net par an | Capital à 67 ans | dont gains | Impôt et prélèvements à la sortie | Net après impôt |
|---|---|---|---|---|---|
| 1. Assurance-vie seule | 4 710 € | 126 559 € | 32 359 € | 5 566 € | 120 994 € |
| 2. PER seul | 3 297 € | 126 559 € | 32 359 € | 20 523 € | 106 037 € |
| 3. Assurance-vie seule, même effort que le PER | 3 297 € | 88 592 € | 22 652 € | 3 896 € | 84 696 € |
| 4. PER, puis économie d’impôt en assurance-vie | 4 710 € | 164 527 € | 42 067 € | 22 193 € | 142 335 € |
Le détail de la sortie du PER en capital
| Poste | Base | Taux | Montant |
|---|---|---|---|
| Versements déduits retirés, dans la tranche à 11 % | 94 200 € | 11 % | 10 362 € |
| Gains retirés (prélèvement forfaitaire unique) | 32 359 € | 31,4 % | 10 161 € |
| Total à la sortie | 126 559 € | 16,2 % du capital | 20 523 € |
Les pensions laissent l’infirmière à 13 950 € imposables, soit 15 629 € sous la fin de la tranche à 11 % (29 579 €). Chaque année de sortie ajoute 9 420 € de versements déduits : le total (23 370 €) reste dans la tranche à 11 %, soit 1 036 € d’impôt par an et 11 % en moyenne. Retirée en une seule année, la même part de 94 200 € coûterait 27 884 € d’impôt au lieu de 10 362 €, sans compter le quotient que nous n’avons pas modélisé. Étaler la sortie reste le premier levier du PER : avec une pension modeste, il tient toute la sortie dans la tranche à 11 %.
Et si la pension était plus haute que prévu ?
| Pension annuelle à 67 ans | Revenu imposable avant sortie | Taux moyen d’impôt sur les versements retirés | PER seul, net après impôt | Écart avec l’assurance-vie à effort égal |
|---|---|---|---|---|
| 15 500 € (cas type) | 13 950 € | 11,0 % | 106 037 € | 21 341 € |
| 20 000 € (hypothèse) | 18 000 € | 11,0 % | 106 037 € | 21 341 € |
| 25 000 € (hypothèse) | 22 500 € | 15,7 % | 101 589 € | 16 893 € |
| 30 000 € (hypothèse) | 27 000 € | 24,8 % | 93 039 € | 8 343 € |
Plus la pension monte, plus la sortie du PER grimpe vers la tranche à 30 %, et plus l’écart de tranche entre l’entrée et la sortie se réduit. À 30 000 € de pension, la sortie est taxée à 25 % en moyenne et l’écart avec l’assurance-vie tombe à 8 343 €. L’infirmière qui garde une activité de remplacement ou des loyers à la retraite peut se trouver dans ce cas : avec 40 290 € d’autres revenus imposables par an, l’impôt sur les versements déduits passe à 28 260 €, soit exactement l’économie obtenue à l’entrée sur 20 ans (28 260 €), et le PER seul laisse 88 139 € contre 84 696 € pour l’assurance-vie à effort égal, soit 3 443 € de plus. À 21 341 € d’écart dans le cas type contre 3 443 €, la baisse de tranche à la retraite pèse environ 17 898 € dans le résultat. L’avantage du PER subsiste dans tous les cas testés.
Capital ou rente
| Sortie | Montant brut | Impôt et prélèvements | Détail | Part conservée |
|---|---|---|---|---|
| Capital étalé sur 10 ans | 126 559 € | 20 523 € | 10 362 € au barème sur les versements déduits, 10 161 € de prélèvement forfaitaire sur les gains | 83,8 % |
| Rente à 4 % du capital | 5 062 € par an | 878 € par an | 501 € d’impôt sur le revenu et 377 € de prélèvements sociaux (18,6 % sur 40 % de la rente) | 82,7 % |
La rente s’ajoute aux 15 500 € de pension et reste dans la tranche à 11 % (revenu imposable de 18 506 €). Elle profite de l’abattement de 10 %, déjà plafonné à 4 439 € : l’abattement complémentaire est de 506 €. Mais elle supporte des prélèvements sociaux sur 40 % de son montant, que les versements déduits retirés en capital ne supportent pas. Les deux sorties conservent une part voisine de chaque euro (83,8 % pour le capital, 82,7 % pour la rente) : le choix tient moins à l’impôt qu’au besoin d’un revenu versé à vie, qui ne dépend d’aucune règle de retrait. Avec 15 500 € de pension, soit 34 % du revenu, une rente de 5 062 € par an ajoute 4 185 € nets de revenu viager : le total, 20 562 € bruts, reste loin des 31 500 € qui représentent 70 % de 45 000 €.
L’assurance-vie et l’abattement de 4 600 €
Le montage 1 verse 94 200 € de primes, sous le seuil de 150 000 € : tous les gains restent au taux de 7,5 % après 8 ans, après l’abattement de 4 600 € par rachat. Les 32 359 € de gains, rachetés en 10 fois, donnent 3 236 € de gains par an, sous l’abattement : aucun impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % (5 566 €) restent dus. L’assurance-vie est donc très efficace à ce niveau de versement ; l’écart avec le PER ne vient pas d’un défaut de l’assurance-vie, il vient du fait que le PER convertit 1 413 € d’impôt à 30 % en capital placé chaque année, puis sort dans une tranche à 11 %. Au-delà d’environ 6 695 € de versements annuels, les gains rachetés dépassent l’abattement et l’impôt apparaît. Dans le montage 4, l’assurance-vie ne reçoit que 28 260 € de primes : 971 € de gains par an, aucun impôt sur le revenu non plus.
5. La combinaison pour une infirmière dont la tranche baisse
- Le PER d’abord, jusqu’au plafond. Chaque euro déduit à 30 % revient à 0,30 € d’impôt en moins. Le plancher de 4 710 € s’applique à tout travailleur non salarié, même avec un bénéfice plus bas, mais l’économie dépend de la tranche : elle tombe à 0,11 € par euro sous 34 289 € de revenu imposable.
- L’économie d’impôt va en assurance-vie. Les 1 413 € récupérés chaque année sont placés sur un contrat qui reste disponible. Avec 28 260 € de primes sur 20 ans, il reste très en dessous du seuil de 150 000 €.
- Le capital du PER sort en plusieurs années. La tranche à 11 % laisse 15 629 € par an de marge avec 15 500 € de pension : 10 retraits de 9 420 € y tiennent entièrement.
- L’assurance-vie sort après 8 ans, par petits rachats. Un rachat qui contient moins de 4 600 € de gains (9 200 € pour un couple) ne supporte aucun impôt sur le revenu.
- La rente vient en complément, pour la part dont l’infirmière veut un revenu à vie. Elle reste dans la tranche à 11 %, avec des prélèvements sociaux sur une fraction.
Au-delà du plafond du PER et de l’assurance-vie, l’immobilier prend le relais : voir nos pages SCPI et LMNP. Les autres leviers sont réunis sur la page défiscalisation.
Questions fréquentes
Le PER est-il toujours meilleur que l’assurance-vie pour une infirmière à 45 000 € de bénéfice ?
Sur le plan fiscal, oui dans les cas testés : le PER seul laisse 106 037 € contre 84 696 € à effort égal dans le cas type, et 93 039 € contre 84 696 € avec une pension de 30 000 €. Il garde un défaut : l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, sauf les cas de déblocage prévus par la loi. L’assurance-vie reste donc la réserve disponible, et la combinaison répartit les deux.
Quel est le plafond de déduction du PER pour une infirmière libérale à 45 000 € de bénéfice ?
Le plus élevé de 10 % du bénéfice imposable de l’année précédente, soit 4 500 €, et de 10 % du plafond de la sécurité sociale de l’année précédente, soit 4 710 € pour un versement en 2026. Le plancher s’applique donc : 4 710 €. Le bénéfice retenu est celui après déduction des cotisations sociales obligatoires. Un plafond non utilisé se reporte sur les cinq années suivantes.
La déduction se fait-elle bien dans la tranche à 30 % ?
Pour une personne seule sans autre revenu, oui tant que le revenu imposable après versement reste au-dessus de 29 579 €, c’est-à-dire au-dessus de 34 289 € avant versement. À 45 000 € il reste 40 290 € : l’économie est de 1 413 €. À 32 000 €, elle tombe à 978 €, parce qu’une partie du versement est déduite à 11 %.
Et si l’infirmière est mariée, avec un seul revenu ?
Le revenu imposable se divise sur deux parts : 22 500 € par part pour 45 000 € de revenu, dans la tranche à 11 %. Un versement de 4 710 € économise alors 518 € au lieu de 1 413 € (11,0 % du versement). Le calcul de la tranche précède toujours le choix du montant versé, et l’assurance-vie, dont l’abattement double à 9 200 €, prend plus de poids.
L’abattement de 4 600 € de l’assurance-vie s’applique-t-il aux prélèvements sociaux ?
Non. Il réduit uniquement la base soumise à l’impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 17,2 % portent sur la totalité des gains.
Notre position
Nous partons de votre bénéfice imposable, de votre plafond de déduction, de votre relevé de points CARPIMKO, de l’âge de départ et de la tranche attendue à la retraite, puis nous construisons avec vous la répartition entre PER et assurance-vie, ainsi que le calendrier de sortie. Nous ne rédigeons pas d’actes et ne donnons pas de conseil juridique ou comptable : le calcul de votre bénéfice et vos comptes relèvent de votre expert-comptable. Nous percevons des commissions sur les contrats souscrits via notre cabinet.
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Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 28/10/2026.
Sources officielles consultées
- Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP), BOI-IR-BASE-20-50-20, limites de déduction des cotisations et primes d’épargne retraite (plafond d’un travailleur non salarié, revenu retenu après cotisations, report sur cinq ans) : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-RSA-PENS-30-10-20, prestations de retraite en capital (sortie du plan d’épargne retraite en capital, versements déduits et non déduits, gains, quotient), version du 17 février 2026 : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-ANNX-000513, synthèse du régime d’imposition des plans d’épargne retraite (sortie en rente), version du 17 février 2026 : bofip.impots.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Plan d’épargne retraite (PER) : fiscalité à la sortie » (capital, rente, prélèvement forfaitaire de 31,4 %, fractions imposables), vérifié le 12 octobre 2026 : service-public.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Assurance-vie : imposition des rachats » (abattement de 4 600 € et 9 200 €, taux de 7,5 % et 12,8 %, seuil de 150 000 €, prélèvements sociaux de 17,2 %), vérifié le 15 avril 2026 : service-public.gouv.fr
- Direction générale des Finances publiques, « Comment sont imposés les produits des contrats d’assurance-vie depuis le 1er janvier 2018 ? », mis à jour le 20 mars 2026 : impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-15, taux de 12,8 % et taux réduit de 7,5 % (seuil de 150 000 € et méthode de répartition des gains) : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, produits de contrats d’assurance-vie (rachat partiel, abattement annuel, ordre d’imputation) : bofip.impots.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placements » (taux 2026 : 18,6 % en général, 17,2 % pour l’assurance-vie), vérifié le 30 juin 2026 : service-public.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Impôt sur le revenu : tranches et taux d’imposition 2026 » (barème par part, loi n° 2026-103 du 19 février 2026) : service-public.gouv.fr
- Service-public.gouv.fr, « Déclarer les pensions de retraite » (abattement de 10 % plafonné à 4 439 € par foyer), vérifié le 15 avril 2026 : service-public.gouv.fr
- Direction générale des Finances publiques, brochure pratique de l’impôt sur le revenu, « Pensions, retraites et rentes » (rentes de plan d’épargne retraite, fractions imposables des rentes viagères à titre onéreux) : impots.gouv.fr
- CARPIMKO, « Mes cotisations s’adaptent à mes revenus » (cotisations 2026 des régimes de base, complémentaire, avantage social vieillesse et invalidité-décès) : carpimko.com
- CARPIMKO, « Comment ma retraite libérale est-elle calculée ? » (valeurs du point 2026, points par an, décote) : carpimko.com
- Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL), « Comprendre sa retraite » (points du régime de base calculés au prorata de la cotisation, valeur du point 2026, taux plein à 67 ans) : cnavpl.fr



