En résumé…
Un masseur-kinésithérapeute libéral qui dégage 60 000 € de bénéfice et cesse son activité touche 82,19 € par jour de l’Assurance maladie du 4e au 90e jour d’arrêt (50 % de son revenu), puis 55,44 € par jour de la CARPIMKO, sa caisse de retraite et de prévoyance, du 91e jour à la fin de la 3e année (34 % de son revenu). À partir de la 4e année, la rente d’invalidité est de 20 160 € par an en invalidité totale (34 % du revenu) et de 10 080 € en invalidité partielle. Sur un arrêt de 12 mois, il perçoit 22 397 € et il manque 37 603 €. Un contrat de prévoyance de groupe (dit Madelin) est déductible du bénéfice jusqu’à 5 614,20 € par an à ce niveau de revenu (article 154 bis du Code général des impôts) : pour une personne seule, la déduction complète fait économiser 1 684,26 € d’impôt, calculés tranche par tranche.
1. Trois étages, deux organismes : l’Assurance maladie, puis la CARPIMKO
Un masseur-kinésithérapeute libéral n’a pas d’employeur qui maintient son salaire. Depuis le 1er juillet 2021, ses indemnités des premiers jours viennent de l’Assurance maladie, son régime de base. À partir du 91e jour, la relève est prise par le régime invalidité-décès de la CARPIMKO (Caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes), auquel il cotise déjà. Les montants de la CARPIMKO sont forfaitaires : ils sont les mêmes pour toutes les professions de la caisse et ne dépendent pas du revenu. Seule la première phase en dépend.
| Étape | Qui paie | Montant pour un bénéfice de 60 000 € |
|---|---|---|
| Jours 1 à 3 | Personne (délai de carence de 3 jours) | 0 € |
| Jours 4 à 90 (87 jours) | La caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) : indemnités journalières | 82,19 € par jour, soit 2 500 € par mois |
| Du 91e jour à la fin de la 3e année | La CARPIMKO : allocation journalière | 55,44 € par jour, soit 1 686 € par mois |
| À partir de la 4e année | La CARPIMKO : rente d’invalidité | 20 160 € par an en invalidité totale, 10 080 € en invalidité partielle |
| Décès | La CARPIMKO : capital décès et rentes | 18 144 € à 54 432 € de capital selon la situation familiale |
2. Du 4e au 90e jour : l’Assurance maladie verse la moitié du revenu
Le droit s’ouvre après un an d’affiliation à la date du constat médical de l’incapacité (article D. 622-1 du Code de la sécurité sociale). L’indemnité est de 1/730e de la moyenne des revenus soumis à cotisations des trois années civiles précédant l’arrêt (article D. 622-7). Diviser par 730 revient à verser la moitié du revenu : 1/730e par jour sur 365 jours donne 50 %. Pour un revenu moyen de 60 000 €, l’indemnité est de 60 000 ÷ 730 = 82,19 € par jour. Elle est due à partir du 4e jour et pendant au plus 87 jours consécutifs hors carence (article D. 622-12), dans la limite de 360 indemnités sur trois ans.
La moyenne est plafonnée à trois fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS), soit 3 × 48 060 € = 144 180 € en 2026 : le maximum est de 197,51 € par jour (circulaire de l’Assurance maladie CIR-16-2021 ; Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale, CLEISS). À 60 000 €, le plafond n’est pas atteint. Une divergence existe entre les sources officielles : la fiche Service-Public.fr sur la protection sociale du professionnel libéral plafonne le revenu à un seul PASS, soit 65,84 € par jour. Nous retenons le plafond de trois PASS, qui est celui du texte de l’Assurance maladie et du CLEISS, et nous chiffrons plus bas l’écart que créerait l’autre lecture.
L’arrêt de travail doit être envoyé à la CPAM dans les 48 heures qui suivent l’interruption de travail (Service-Public.fr). Les avocats sont exclus de ce dispositif ; les kinésithérapeutes y sont inclus.
3. À partir du 91e jour : la CARPIMKO et ses 55,44 € par jour
La CARPIMKO commence au 91e jour d’arrêt total (délai de carence de 90 jours). L’allocation est de 55,44 € bruts par jour en 2026, quel que soit le revenu, jusqu’au dernier jour de la 3e année d’incapacité. Deux conditions pèsent sur la demande : elle se fait dans les 6 mois qui suivent le premier jour de l’arrêt initial, et le kinésithérapeute doit être à jour de toutes ses cotisations : un délai de paiement ou une mise en demeure non réglée bloque l’indemnisation. Les prestations de la caisse sont imposables, sauf la majoration pour tierce personne et le capital décès.
- Suppléments : 8,06 € par jour pour un descendant à charge et 20,16 € par jour pour la tierce personne.
- Reprise thérapeutique : 55,44 € par jour pendant 3 mois, puis 27,72 € par jour pendant 6 mois au maximum.
- Activité partielle : 27,72 € par jour, sans supplément, si les revenus professionnels ne dépassent pas 50 % de la moyenne des bénéfices des trois années précédant l’arrêt initial.
- Cotisations : une incapacité d’au moins 6 mois dans l’année, consécutifs ou non, exonère automatiquement des cotisations du régime de base et du régime complémentaire. Les droits du régime de base sont maintenus ; le régime complémentaire attribue des points gratuits, égaux à la moitié de la moyenne des points des trois années précédentes. L’avantage social vieillesse (ASV) et le régime invalidité-décès restent dus.
4. À partir de la 4e année : la rente d’invalidité
Quand l’incapacité se prolonge, la rente d’invalidité prend le relais le premier jour de la 4e année suivant l’incapacité reconnue médicalement. Elle est de 20 160 € bruts par an en invalidité totale, avec d’éventuels suppléments pour charges de famille et tierce personne, et de 10 080 € bruts par an en invalidité partielle, sans supplément. Comme l’allocation journalière, elle ne dépend pas du revenu.
Les statuts du régime (version d’août 2022) fixent les conditions : la rente suppose l’arrêt total de l’activité professionnelle ; l’invalidité partielle exige une incapacité professionnelle d’au moins 66 % ; la demande se fait par un nouveau certificat médical détaillé, avec le taux d’invalidité, dans les 2 mois qui suivent le 365e jour de la 3e année, sous peine de déchéance ; la rente court au plus tard jusqu’au dernier jour du trimestre civil qui précède l’âge du taux plein de la retraite. La caisse peut contrôler la réalité de l’incapacité à tout moment, et suspendre les prestations si une commission juge un reclassement possible.
5. Ce qui continue de courir pendant l’arrêt
Pendant l’arrêt, le revenu baisse, mais pas les charges. Côté caisse, le forfait du régime invalidité-décès (1 022 € en 2026) reste dû par tous les affiliés, y compris ceux qui perçoivent des prestations, et la part forfaitaire de l’ASV pour un kinésithérapeute conventionné est de 224 € (sur 671 € au total, dont 447 € payés par l’Assurance maladie), soit au moins 1 246 € par an avant la cotisation proportionnelle de l’ASV (0,40 % de l’assiette conventionnée, répartie entre le praticien et l’Assurance maladie). S’y ajoutent les charges du cabinet : loyer, crédits professionnels, assurances. Ni les indemnités ni la rente ne les couvrent.
6. L’écart avec 60 000 € de bénéfice
Cas type
Situation. Un masseur-kinésithérapeute libéral conventionné de 45 ans, célibataire, sans enfant, avec un bénéfice stable de 60 000 € par an. Nous retenons ce montant comme revenu annuel moyen pris en compte par la CPAM et comme bénéfice imposable avant déduction des cotisations facultatives. Il est à jour de ses cotisations et n’a souscrit aucun contrat de prévoyance en plus du régime de base et de la CARPIMKO.
Problème. Il s’arrête et cesse toute activité. Du 4e au 90e jour, la CPAM lui verse 82,19 € par jour (60 000 ÷ 730) : 87 jours × 82,19 € = 7 150,68 €, alors que son revenu sur les 90 premiers jours est de 14 795 € : il manque 7 644 €, soit 2 500 € par mois. À partir du 91e jour, la CARPIMKO lui verse 55,44 € par jour, soit 1 686 € par mois au lieu de 5 000 € : 3 314 € par mois en moins, et 34 % de son revenu au lieu de 50 % pendant les trois premiers mois. Sur un arrêt continu de 12 mois, il perçoit 7 150,68 € de la CPAM et 275 × 55,44 € = 15 246,00 € de la CARPIMKO, soit 22 396,68 € (37 % du revenu) : il manque 37 603,32 €. Si l’incapacité devient une invalidité totale à partir de la 4e année, la rente est de 20 160 € par an (1 680 € par mois, 34 % du revenu) : il manque 39 840 € par an (3 320 € par mois). En invalidité partielle, la rente est de 10 080 € par an et il manque 49 920 € par an (4 160 € par mois).
Stratégie. Il fait établir des devis pour un contrat de prévoyance de groupe relevant de l’article 154 bis du Code général des impôts (CGI). Le plafond de déduction est la somme de 3,75 % du bénéfice (2 250,00 €) et de 7 % du PASS 2026 de 48 060 € (3 364,20 €), soit 5 614,20 €, dans la limite de 3 % de 8 PASS (11 534,40 €), avec un plancher de 7 % du PASS (3 364,20 €). Le plafond applicable est donc de 5 614,20 €. Il compare les devis sur ce qu’ils couvrent réellement : franchise, indemnité journalière, durée, définition de l’invalidité, rente d’invalidité totale et partielle, capital décès. Il vise d’abord les 3 314 € par mois qui manquent dès le 91e jour, puis les 3 320 € par mois de l’invalidité totale.
Résultat. Une prime de 5 614,20 € est déductible en totalité. Son bénéfice imposable passe de 60 000 € à 54 385,80 € et son impôt de 11 103,99 € à 9 419,73 € : il économise 1 684,26 €, le coût réel de la prime est de 3 929,94 € par an, soit 327,50 € par mois. Le montant d’indemnités et de rente que cette prime achète dépend du devis.
Hypothèses. Le calcul retient un bénéfice constant de 60 000 €, une personne seule, les montants de 2026 pour toute la période, un arrêt continu sans reprise ni supplément, et des montants bruts : nous n’avons déduit ni les prélèvements sociaux ni l’impôt sur les prestations. Le revenu annuel moyen réellement retenu par la CPAM repose sur les trois années civiles précédant l’arrêt ; il se lit dans l’espace personnel de l’Assurance maladie, et nous ne l’avons pas distingué du bénéfice imposable. Avec le plafond d’un PASS de la fiche Service-Public.fr, l’indemnité de la CPAM serait de 65,84 € par jour, soit 5 728,08 € sur 87 jours, et le manque sur 12 mois de 39 025,92 € au lieu de 37 603,32 €. Sur 4 ans à partir de l’arrêt, avec 22 397 € la première année, 20 236 € chacune des deux années suivantes puis 20 160 € de rente d’invalidité totale la quatrième année, le revenu perdu est de 240 000 € et l’Assurance maladie et la CARPIMKO versent 83 028 € : il manque 156 972 €.
7. Le contrat de prévoyance de groupe (Madelin) : ce que la déduction permet
L’article 154 bis du Code général des impôts permet au non-salarié relevant des bénéfices non commerciaux (BNC) de déduire de son bénéfice les cotisations d’un contrat de prévoyance complémentaire souscrit à titre facultatif. Le Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP, BOI-BIC-CHG-40-50-40-20, n° 90), auquel renvoie la doctrine des BNC (BOI-BNC-BASE-40-60-50-10, n° 430), fixe la limite : 3,75 % du bénéfice imposable plus 7 % du PASS, sans dépasser 3 % de 8 PASS, avec un plancher de 7 % du PASS. Le PASS retenu est celui de l’année de clôture de l’exercice : 48 060 € pour 2026, soit un plancher de 3 364,20 € et un maximum de 11 534,40 €. Le bénéfice de référence est celui d’avant déduction des cotisations et primes facultatives (n° 10).
- Le contrat est un contrat d’assurance de groupe défini à l’article L. 144-1 du Code des assurances (BOI-BNC-BASE-40-60-50-10, n° 400).
- Les couvertures visées (n° 410) : indemnités journalières en cas d’arrêt de travail, prestations complémentaires en nature, capital ou rente en cas de décès ou d’invalidité permanente.
- Les bénéficiaires : l’exploitant individuel, l’associé d’une société de personnes, l’associé unique d’une EURL non soumise à l’impôt sur les sociétés et le conjoint collaborateur. Les exploitants retraités sont exclus (n° 20).
- La contrepartie : les indemnités qui remplacent le revenu sont imposables, en BNC si l’activité se poursuit, et le plafonnement de la déduction ne change pas ce caractère imposable (BOI-BNC-BASE-40-60-50-30, n° 10, 50 et 70). Le montant réellement disponible après impôt est donc inférieur au montant brut perçu.
L’économie d’impôt, tranche par tranche
L’économie n’est pas un pourcentage fixe : elle dépend de la tranche où tombent les euros déduits. Pour une personne seule (une part), le barème de l’impôt sur le revenu applicable aux revenus 2025 (loi n° 2026-103, article 4) est de 11 % de 11 600 € à 29 579 €, 30 % de 29 579 € à 84 577 €, 41 % jusqu’à 181 917 €. Nous l’appliquons à 2026 faute de barème voté pour les revenus de 2026. Avec 60 000 € de bénéfice imposable et aucun autre revenu :
| Tranche | Revenu imposé dans la tranche avant déduction | Impôt avant déduction |
|---|---|---|
| De 11 600 € à 29 579 € (11 %) | 17 979 € | 1 977,69 € |
| De 29 579 € à 84 577 € (30 %) | 30 421 € | 9 126,30 € |
| Total | 11 103,99 € |
| Tranche | Revenu imposé après déduction de 5 614,20 € | Impôt après déduction |
|---|---|---|
| De 11 600 € à 29 579 € (11 %) | 17 979 € | 1 977,69 € |
| De 29 579 € à 84 577 € (30 %) | 24 807 € | 7 442,04 € |
| Total | 9 419,73 € |
La déduction de 5 614,20 € est absorbée tout entière par la tranche à 30 %, puisque le bénéfice reste de 54 385,80 €, au-dessus de 29 579 €. L’économie est donc de 11 103,99 € − 9 419,73 € = 1 684,26 €, soit 30 % de la déduction. Une prime de 3 000 € économise 900,00 €. Une prime de 7 000 € dépasse le plafond : seuls 5 614,20 € sont déductibles, l’économie reste de 1 684,26 € et les 1 385,80 € d’excédent sont payés sans effet sur l’impôt. Si le barème ou la situation familiale change la tranche (un couple marié dont le revenu se partage sur deux parts, par exemple), le taux de l’économie change aussi : le calcul se refait avant de choisir la prime.
Le plan d’épargne retraite a son propre plafond, détaillé sur notre page plafond de déduction du PER ; le PER individuel se pilote en parallèle de la prévoyance.
8. Dans quel ordre traiter le sujet
- Vérifier son statut de cotisant : la cotisation invalidité-décès de 1 022 € doit être à jour, sinon l’allocation est bloquée. C’est la première condition de la CARPIMKO.
- Noter les délais : l’arrêt à la CPAM sous 48 heures, la demande d’allocation à la CARPIMKO dans les 6 mois qui suivent le premier jour de l’arrêt, puis, pour la rente, le certificat dans les 2 mois qui suivent le 365e jour de la 3e année.
- Chiffrer ses charges fixes : loyer du cabinet, véhicule, crédits, assurances, plus les 1 246 € de caisse qui restent dus. Elles continuent de courir pendant l’arrêt.
- Choisir le contrat complémentaire sur ses couvertures : franchise, indemnité journalière, définition de l’invalidité, taux d’invalidité partielle, durée de la rente, capital décès. Deux devis au même prix peuvent couvrir des montants très différents.
- Placer le reste de l’effort hors prévoyance : un revenu qui ne dépend pas de votre présence au cabinet se construit avec la défiscalisation, les SCPI et le statut de loueur en meublé non professionnel. Pour un exemple équivalent chez un autre professionnel de santé, voir la gestion de patrimoine d’un médecin à Lyon.
Questions fréquentes
Combien touche un masseur-kinésithérapeute libéral en arrêt maladie, et à partir de quand ?
Rien pendant les 3 premiers jours. Du 4e au 90e jour, la CPAM verse 1/730e de la moyenne de ses revenus des trois dernières années, soit la moitié du revenu : 82,19 € par jour pour 60 000 €, au maximum 197,51 € par jour en 2026 selon le CLEISS. À partir du 91e jour, la CARPIMKO verse 55,44 € bruts par jour, quel que soit le revenu.
Jusqu’à quand la CARPIMKO verse-t-elle l’allocation journalière ?
Jusqu’au dernier jour de la 3e année d’incapacité. L’allocation commence au 91e jour d’arrêt total. La demande se fait dans les 6 mois qui suivent le premier jour de l’arrêt initial et exige des cotisations à jour. À partir de la 4e année, la rente d’invalidité prend le relais.
Quelle rente d’invalidité la CARPIMKO verse-t-elle à un kinésithérapeute en 2026 ?
20 160 € bruts par an en invalidité totale, avec d’éventuels suppléments pour charges de famille et tierce personne, et 10 080 € bruts par an en invalidité partielle, sans supplément. Ces montants sont forfaitaires : ils représentent 34 % et 17 % d’un bénéfice de 60 000 €. Il manque donc 39 840 € ou 49 920 € par an.
Quel capital décès pour un kinésithérapeute libéral ?
54 432 € avec un conjoint ou un partenaire de PACS et au moins un descendant à charge, 36 288 € avec un conjoint sans descendant, 18 144 € sans bénéficiaire à charge. Il est versé si l’affilié cotisait au régime, était à jour de ses cotisations, avait moins de 70 ans, et si le décès est déclaré dans les 2 ans. S’y ajoutent une rente de survie de 10 080 € par an et 7 560 € par an par enfant.
Jusqu’à quel montant peut-on déduire un contrat Madelin de prévoyance, et quelle économie d’impôt ?
Jusqu’à 3,75 % du bénéfice imposable plus 7 % du PASS, dans la limite de 3 % de 8 PASS, avec un plancher de 7 % du PASS. En 2026, cela donne 5 614,20 € pour un bénéfice de 60 000 € (article 154 bis du CGI, BOFiP BOI-BIC-CHG-40-50-40-20). Pour une personne seule sans autre revenu, la déduction complète tombe dans la tranche à 30 % et économise 1 684,26 € d’impôt.
Notre position
Nous ne remplaçons ni l’Assurance maladie ni la CARPIMKO : leurs montants sont ceux de leurs documents, et le revenu retenu pour vos indemnités se lit dans votre espace personnel. Notre rôle est de mesurer l’écart avec votre revenu et vos charges réelles, de comparer les contrats de prévoyance de groupe sur leurs couvertures et non sur leur prix seul, puis de placer le reste de l’effort d’épargne. Nous ne rédigeons pas d’actes et ne donnons pas de conseil juridique ou comptable : le calcul du bénéfice et les questions de statut se traitent avec votre expert-comptable. Nous percevons des commissions sur les contrats souscrits via notre cabinet.
Réserver un échange avec Balmont Conseil
Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 28/10/2026.
Sources officielles consultées
- CARPIMKO, « En cas d’incapacité ou d’invalidité » (allocation journalière de 55,44 € dès le 91e jour, suppléments, rente d’invalidité de 20 160 € et 10 080 €, activité partielle, exonération de cotisations, imposition) : carpimko.com
- CARPIMKO, « En cas de décès » (capital décès, rente de survie, rente d’éducation, conditions) : carpimko.com
- CARPIMKO, « Mes cotisations s’adaptent à mes revenus » (forfait ASV de 671 € dont 224 € pour le praticien, forfait invalidité-décès dû par tous les affiliés) : carpimko.com
- CARPIMKO, « Indemnités journalières pour les professionnels libéraux » (CPAM jusqu’au 90e jour, CARPIMKO à partir du 91e jour) : carpimko.com
- CARPIMKO, statuts du régime d’assurance invalidité-décès, août 2022 (conditions de la rente, taux de 66 %, délai de demande, durée) : carpimko.com
- Assurance maladie, circulaire CIR-16-2021 du 6 juillet 2021 (indemnités journalières des professionnels libéraux : articles D. 622-1, D. 622-5, D. 622-7 et D. 622-12 du Code de la sécurité sociale, plafond de 3 PASS, 87 jours, 360 indemnités sur trois ans) : circulaires.ameli.fr
- CLEISS (Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale), page sur le régime français de protection sociale des professions non salariées (indemnité plafonnée à 197,51 € en 2026 pour les professions libérales réglementées) : cleiss.fr
- Service-Public.fr Entreprendre, « Protection sociale du professionnel libéral » (fiche F31233 : plafond de 48 060 €, soit 65,84 € par jour, envoi de l’arrêt sous 48 heures) : entreprendre.service-public.gouv.fr
- BOFiP, BOI-BIC-CHG-40-50-40-20, limites de déduction des cotisations de prévoyance complémentaire (article 154 bis, II, 2° du CGI) : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-BNC-BASE-40-60-50-10, champ d’application des cotisations facultatives des non-salariés en BNC : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-BNC-BASE-40-60-50-30, prestations servies sous forme de revenus de remplacement : bofip.impots.gouv.fr
- BOFiP, BOI-IR-LIQ-20-10, barème de l’impôt sur le revenu (tranches par part, indexation de 0,9 % par l’article 4 de la loi n° 2026-103) : bofip.impots.gouv.fr
- Plafond annuel de la sécurité sociale 2026 : 48 060 €.



