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Assurance à l’international
Partir à l’étranger : santé, prévoyance, rapatriement. Ce que la Sécurité sociale ne couvre plus.
En vous installant hors de France, vous quittez en principe la Sécurité sociale. Soins, arrêt de travail, invalidité, décès : chaque garantie est à reconstruire, pour vous et pour votre famille.
Les frais de santé
Au premier euro, ou en complément de la CFE.
La Caisse des Français de l’étranger rembourse vos soins sur la base des tarifs français. Un contrat complémentaire prend en charge la différence, souvent importante aux États-Unis, en Suisse, à Singapour ou aux Émirats.
Un contrat international couvre seul tous vos frais, dès le premier euro, dans le pays choisi. Plus simple à gérer, il se tarife selon l’âge, la zone et le niveau de garanties.
La prévoyance
Protéger vos revenus et votre famille.
Des indemnités journalières pour remplacer vos revenus si vous ne pouvez plus travailler, là où aucun régime local ne vous protège.
Une rente si une maladie ou un accident vous empêche durablement d’exercer, calculée sur vos revenus réels.
Un capital ou une rente d’éducation pour vos enfants, et la prise en charge du rapatriement du corps.
Avant de partir
Trois questions à régler avant le départ.
Un salarié détaché reste affilié à la Sécurité sociale française pendant la durée prévue par les règles européennes ou la convention bilatérale ; un expatrié la quitte. Tout le reste en découle.
Contrat de groupe, famille couverte ou non, plafonds de remboursement, fin de garantie au départ de l’entreprise : à relire avant de signer.
Les salariés expatriés peuvent continuer à cotiser à la retraite de base française, via la Caisse des Français de l’étranger, pour ne pas perdre de trimestres.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande.
La CFE suffit-elle ?
Rarement dans les pays où les soins sont chers : elle rembourse sur la base des tarifs français. Sur une hospitalisation à 20 000 € facturée aux États-Unis, la part remboursée sur base française est très inférieure. D’où le choix entre un complément à la CFE et un contrat au premier euro.
Mon employeur me couvre à l’étranger : est-ce suffisant ?
Pour les soins, souvent ; pour la prévoyance, pas toujours. Vérifiez 3 points : votre famille est-elle couverte, les plafonds suffisent-ils dans votre pays d’accueil, et que devient la couverture si vous quittez l’entreprise sur place.
Je suis travailleur non salarié en France : que puis-je déduire ?
Les cotisations de prévoyance et de complémentaire santé d’un contrat Madelin se déduisent du bénéfice, dans la limite de 3,75 % du bénéfice plus 7 % du plafond de la Sécurité sociale, sans dépasser 3 % de 8 plafonds, soit 11 534,40 € en 2026 (article 154 bis du CGI).
Que prévoir pour ma famille si je décède à l’étranger ?
Un capital décès ou une rente d’éducation pour les enfants, le rapatriement du corps, et une clause bénéficiaire à jour sur vos contrats d’assurance-vie. La loi successorale du pays de résidence peut aussi s’appliquer (règlement européen du 4 juillet 2012) : c’est l’objet de notre guide de l’expatriation, pays par pays.