La surprime est un supplément de cotisation que l’assureur demande lorsqu’il estime le risque de l’assuré plus élevé que la normale. Elle s’ajoute à la prime de base et permet d’accepter un dossier que l’assureur aurait pu refuser. On parle aussi de majoration de prime. Elle se rencontre surtout en assurance de prêt, en assurance décès et en prévoyance.
Dans quels cas une surprime est-elle appliquée ?
Un risque jugé aggravé
L’assureur analyse les réponses du questionnaire de santé, la profession, les loisirs pratiqués ou les antécédents. Lorsque ces éléments augmentent la probabilité d’un sinistre, il peut proposer le contrat avec une surprime plutôt que de le refuser.
Les autres réponses possibles de l’assureur
Face à un risque aggravé, l’assureur peut accepter aux conditions normales, accepter avec une surprime, accepter avec une exclusion de garantie, ou refuser. Pour l’assurance d’un crédit, la convention Aeras organise l’examen des demandes présentées par des personnes ayant un risque aggravé de santé.
Un exemple fictif
Une assurance de prêt coûte 40 euros par mois au tarif de base. L’assureur demande une surprime de 25 euros par mois, soit 65 euros au total. Sur 20 ans (240 mois), le supplément atteint 25 × 240 = 6 000 euros, soit 62,5 % de plus que la cotisation de base.
Que faut-il vérifier avant d’accepter ?
- Le montant de la surprime, sa durée et sa base de calcul : elle peut porter sur le capital initial ou sur le capital restant dû.
- Les garanties accordées : une surprime peut accompagner une exclusion qui réduit la protection réelle.
- La possibilité de comparer plusieurs offres : les assureurs n’évaluent pas tous le risque de la même façon.
- Les réponses au questionnaire de santé, qui doivent être exactes pour que la garantie joue.
- Le coût global sur la durée du crédit, et non la seule cotisation mensuelle.
- La surprime ne dure pas toujours autant que le contrat : certaines offres prévoient son réexamen, par exemple si l’état de santé s’améliore, ce qui se négocie et se lit dans les conditions.
- Une surprime n’est pas une sanction : elle traduit un risque statistiquement plus élevé, apprécié dossier par dossier.
À consulter aussi dans le lexique
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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon
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Source officielle
Sources consultées : service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1671