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En 2025, les fonds en euros des contrats individuels d’assurance-vie ont rapporté en moyenne 2,63 %, comme en 2024, selon l’ACPR. Ce taux est net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux. L’inflation a été de 0,9 %. Le taux de 2026 ne sera connu qu’au début de 2027. Chiffres vérifiés au 31 octobre 2026.

Quel est le taux moyen de l’assurance-vie en 2025 ?

IndicateurValeurSource
Rendement moyen des fonds en euros, contrats individuels, 20252,63 %ACPR, analyses et synthèses n° 180 (30 juin 2026)
Rendement moyen 20242,63 %ACPR
Rendement moyen 2023environ 2,6 %ACPR (lecture du graphique)
Rendement moyen 2025, contrats collectifs2,64 % (2,53 % en 2024)ACPR
Inflation 20250,9 % (2,0 % en 2024)ACPR
Livret A depuis le 1er août 20261,7 %Service-public.gouv.fr

Ces chiffres sont ceux de l’exercice précédent. Un taux moyen est une moyenne : les contrats les mieux dotés font mieux, et beaucoup de contrats bancaires font moins. Comparez les frais avant de comparer les taux : notre article Comment comparer les frais de mon assurance-vie ? explique comment.

Que mesure exactement le taux d’un fonds en euros ?

Le taux de revalorisation inclut le rendement garanti et la participation aux bénéfices. L’ACPR le publie net des prélèvements sur encours (les frais de gestion du contrat) et avant les prélèvements fiscaux et sociaux. C’est le taux réellement servi, avant impôt. Ce n’est pas ce que vous touchez après impôt : les prélèvements sociaux, de 17,2 % sur les gains d’assurance-vie, viennent en plus.

Pourquoi les contrats ne rapportent-ils pas tous le même taux ?

Parce qu’une moyenne cache de gros écarts. Voici les taux 2025 des contrats individuels par type d’organisme, d’après l’ACPR :

Type d’organismeContrats individuels 2025Contrats collectifs 2025
Bancassureurs2,70 %2,79 %
Assureurs traditionnels2,48 %2,62 %
Mutuelles3,17 %non publié
Organismes de retraite professionnelle supplémentaire2,39 %2,62 %

Les bancassureurs portent 65 % des encours individuels. L’écart entre le groupe de contrats le mieux rémunéré et le moins bien rémunéré atteint 0,99 point en 2025 (0,77 point en 2024). Le groupe le moins bien servi reste à au moins 0,39 point sous la moyenne.

Le taux moyen intègre aussi les bonifications. Elles sont souvent liées à la détention d’unités de compte, d’ordinaire de 100 points de base, parfois de plus de 200. Conséquence : un assuré qui ne remplit pas les conditions du bonus est rémunéré en dessous de la moyenne.

Combien rapportent 10 000 € placés en fonds en euros ?

LigneMontant sur 10 000 €
Intérêts bruts à 2,63 %263,00 €
Prélèvements sociaux à 17,2 %45,24 €
Gain net de prélèvements sociaux217,76 €
Perte de pouvoir d’achat à 0,9 % d’inflation90,00 €
Gain réel127,76 €

L’impôt sur le revenu ne s’ajoute qu’au rachat. Tant que vous laissez l’argent dans le contrat, le fonds en euros reste donc devant l’inflation, mais de peu : environ 128 € par an pour 10 000 € placés.

Et les unités de compte ?

Les unités de compte (UC) ne garantissent pas le capital : leur valeur monte et baisse avec les marchés. Elles pèsent lourd : l’encours en UC atteint 612 milliards d’euros fin 2025, et les UC représentent 85 % de la collecte nette de l’année, d’après l’ACPR. Il n’existe donc pas de « taux » unique pour elles. Leur rendement dépend des supports que vous avez choisis et des frais de votre contrat. Regardez-le sur votre relevé annuel, support par support.

Notre lecture : le fonds en euros sert la part de l’épargne qui ne doit pas varier ; les unités de compte, la part que vous pouvez laisser en place plus de huit ans. Le bonus attaché à certains fonds en euros pousse à détenir des unités de compte. Acceptez-le seulement si vous auriez choisi ces supports de toute façon.

Combien d’argent entre dans l’assurance-vie ?

Selon l’ACPR, les cotisations de 2025 s’élèvent à 159,1 milliards d’euros (+12,2 %) et les prestations à 115,1 milliards, dont 71,0 milliards de rachats et 44,1 milliards de sinistres. La collecte nette sur les supports rachetables atteint 44,0 milliards d’euros : 37,6 milliards en unités de compte et 6,4 milliards en supports en euros. Le taux de rachat est de 4,4 % sur les supports en euros (4,8 % en 2024) et de 3,9 % sur les unités de compte (4,5 % en 2024). Les chiffres de collecte varient selon l’organisme qui les publie et son périmètre : citez toujours la source.

Quel est le rendement réel après inflation et fiscalité ?

Avec une inflation de 0,9 % en 2025, un fonds en euros à 2,63 % rapporte 1,73 point au-dessus de l’inflation, avant fiscalité. Après 17,2 % de prélèvements sociaux, le rendement net tombe à 2,18 % (2,63 % × 0,828), soit 1,28 point au-dessus de l’inflation. Le chiffre qui compte est celui-là, pas le taux affiché.

L’assurance-vie rapporte-t-elle plus que le Livret A ?

Le Livret A rapporte 1,7 % depuis le 1er août 2026 et jusqu’au 31 janvier 2027 (arrêté du 28 juillet 2026). Ses intérêts sont exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux, pour un plafond de dépôts de 22 950 €. Le fonds en euros de la moyenne 2025 rapporte 2,18 % net de prélèvements sociaux : il fait mieux, mais ses gains sont taxés au rachat. L’assurance-vie sert à épargner à long terme, pas à constituer une réserve disponible tout de suite. Le taux du Livret A change deux fois par an ; celui du fonds en euros, une fois par an.

Que paie-t-on en cas de rachat ?

Pour un contrat de plus de 8 ans, avec des primes versées depuis le 27 septembre 2017, les gains rachetés bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple). Le taux est ensuite de 7,5 % tant que les primes versées restent sous 150 000 € sur l’ensemble des contrats, et de 12,8 % pour la fraction qui n’en bénéficie pas, notamment au-delà de 150 000 €. Avant 8 ans, le taux est de 12,8 %, avec option possible pour le barème progressif. Les prélèvements sociaux sont de 17,2 % pour l’assurance-vie, contre 18,6 % pour la plupart des revenus de placement en 2026.

Exemple : un rachat contenant 10 000 € de gains, contrat de plus de 8 ans, personne seule. L’impôt est de 405 € (7,5 % × 5 400 €), les prélèvements sociaux de 1 720 €, soit 2 125 € au total. Notre article sur la fiscalité du rachat d’assurance-vie en 2026 détaille les cas. Pour comprendre pourquoi le taux global est de 31,4 % sur les autres placements, voir la flat tax à 31,4 % et l’assurance-vie à 17,2 %.

Quand connaître le taux 2026 ?

Les assureurs annoncent les taux de l’année écoulée au début de l’année suivante : le taux 2026 sera connu à partir de janvier 2027. La moyenne officielle de l’ACPR paraît plus tard : celle de 2025 est sortie le 30 juin 2026. Nous ne prévoyons aucun taux : un taux de fonds en euros se constate, il ne se promet pas.

Comment vérifier le taux servi par son propre contrat ?

  • Lisez le relevé annuel : il indique le taux servi, net ou brut de frais selon l’assureur.
  • Vérifiez si le taux affiché inclut un bonus lié à la détention d’unités de compte.
  • Comparez avec la moyenne 2025 de 2,63 %, puis avec celle du type d’organisme (2,48 % chez les assureurs traditionnels, 2,70 % chez les bancassureurs).
  • Comptez les frais de gestion sur les fonds en euros et sur les unités de compte : un point de frais en moins vaut un point de rendement en plus.

Que changent les contrats luxembourgeois ?

Pour ceux qui cherchent plus de sécurité du contrat ou un univers d’investissement plus large, notre page sur l’assurance-vie luxembourgeoise détaille le fonctionnement et la fiscalité applicable à un résident français. Pour un expatrié, voir le comparatif assurance-vie luxembourgeoise ou française.

Cas type : un contrat bancaire de 80 000 €

Situation. Une cliente de 58 ans détient un contrat bancaire de 80 000 € depuis 2012, majoritairement en fonds en euros.

Problème. Elle ne sait pas si le rendement affiché est correct, ni ce qu’elle paierait en cas de rachat.

Stratégie. Comparer le rendement net de frais de son contrat à la moyenne 2025 (2,63 %), puis simuler le coût fiscal d’un rachat avant toute décision.

Résultat. À 2,63 %, son fonds en euros produit 2 104 € bruts par an. Après 17,2 % de prélèvements sociaux, il lui reste 1 742 €, soit 2,18 %. Si son contrat sert 2,0 %, elle perçoit 504 € de moins par an. Sur dix ans, à 80 000 € de départ et sans retrait, l’écart représente environ 6 200 € avant prélèvements sociaux (103 713 € contre 97 520 €). Elle sait maintenant si son contrat est dans la moyenne : c’est le point de départ d’un arbitrage.

Deuxième cas : un rachat total après 14 ans

Situation. La même cliente envisage de racheter son contrat. Il vaut 80 000 € pour 52 000 € de primes versées : 28 000 € de gains.

Problème. Elle craint un impôt à 31,4 % sur les gains.

Stratégie. Appliquer le régime des contrats de plus de 8 ans : abattement de 4 600 € pour une personne seule, puis 7,5 %, car les primes restent sous 150 000 €.

Résultat. La base imposable est de 23 400 € (28 000 € − 4 600 €) et l’impôt de 1 755 € à 7,5 %. Pour un couple, avec 9 200 € d’abattement, la base est de 18 800 € et l’impôt de 1 410 €. Ces montants s’entendent hors prélèvements sociaux de 17,2 %. Le taux réel de l’impôt sur le revenu est de 6,3 % des gains pour une personne seule, loin des 31,4 % qu’elle craignait.

Quelles erreurs éviter ?

  • Comparer le taux brut d’un contrat au Livret A sans retirer les prélèvements sociaux.
  • Citer « le taux de l’assurance-vie » sans dire l’année, l’organisme et si le chiffre est net de frais.
  • Choisir un contrat sur son seul taux de l’an dernier : le taux d’un fonds en euros change chaque année.
  • Oublier que le bonus suppose de détenir des unités de compte.
  • Racheter la totalité du contrat sans avoir comparé un rachat partiel et l’avance sur contrat.

Ce que fait Balmont Conseil

Nous lisons votre contrat avec vous : taux servi, frais, bonus, répartition entre fonds en euros et unités de compte. Nous chiffrons ce qu’un rachat ou un arbitrage coûterait, puis nous décidons ce qu’il faut garder, déplacer ou fermer. Prenez rendez-vous avec Alexis Sagnier pour un premier échange.

Questions fréquentes

Quel a été le taux moyen de l’assurance-vie en 2025 ?

2,63 % pour les fonds en euros des contrats individuels, selon l’ACPR, comme en 2024. Ce taux est net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux. Pour les contrats collectifs, il est de 2,64 %.

Quel sera le taux de l’assurance-vie en 2026 ?

Il sera connu à partir de janvier 2027, quand les assureurs annonceront leurs taux. Nous ne le prévoyons pas : un taux de fonds en euros se constate après l’exercice.

Le rendement d’une assurance-vie est-il garanti ?

Le capital d’un fonds en euros est garanti par l’assureur, net de frais. Le taux, lui, est annoncé chaque année. Les unités de compte ne garantissent pas le capital.

Quel taux d’imposition sur les gains d’une assurance-vie ?

Pour un contrat de plus de 8 ans, 7,5 % après un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), jusqu’à 150 000 € de primes versées. Avant 8 ans, 12,8 %. Les prélèvements sociaux sont de 17,2 %.

L’assurance-vie rapporte-t-elle plus que le Livret A ?

En moyenne 2025, un fonds en euros rapporte 2,63 % brut de prélèvements sociaux, soit 2,18 % net, contre 1,7 % pour le Livret A depuis le 1er août 2026, exonéré d’impôt. L’écart varie selon votre contrat et change chaque année.

Pourquoi mon contrat rapporte-t-il moins que la moyenne ?

Souvent à cause du type d’organisme, de frais plus élevés ou de l’absence de bonus lié aux unités de compte. L’ACPR relève 0,99 point d’écart entre les contrats les mieux et les moins bien rémunérés en 2025.

Qu’est-ce que la participation aux bénéfices ?

C’est la part des résultats financiers de l’assureur reversée aux contrats, en plus du rendement garanti. Avec le rendement garanti, elle compose le taux de revalorisation publié par l’ACPR.

Sources : ACPR (analyses et synthèses n° 180, « Revalorisation 2025 des contrats d’assurance-vie et de capitalisation », 30 juin 2026 ; n° 179, « L’assurance-vie en 2025 ») ; service-public.gouv.fr (fiches F22414, F2329, F2365) ; consultés le 31 octobre 2026.

Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil, conseil en gestion de patrimoine à Lyon

Alexis Sagnier

Fort de bientôt 14 ans d'expertise en ingénierie financière, Alexis Sagnier accompagne les dirigeants et expatriés dans la sécurisation de leurs enjeux transfrontaliers.
Fondateur de Balmont Conseil en 2013, il chiffre chaque recommandation en euros (impôt, frais, transmission) avant toute décision.
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