Accéder à mon espace client
Prendre rendez-vous
Accéder à mon espace client
Prendre rendez-vous

En résumé…

Pour un masseur-kinésithérapeute libéral célibataire à 55 000 € de revenu professionnel, dans la tranche d’impôt à 30 %, 80 000 € placés 15 ans rapportent 23 110 € nets d’impôt et de frais en parts de SCPI (société civile de placement immobilier), soit 2,01 % par an, contre 19 703 € en LMNP (loueur en meublé non professionnel) au régime réel, soit 1,81 % par an. L’écart est de 3 406 € : à ce loyer, le LMNP ne passe devant la SCPI à aucune durée de détention de 5 à 35 ans. Le micro-BIC rapporte 14 462 €, nettement moins. Aucun des deux ne comble seul l’écart de retraite de 19 855 € par an entre la pension de la Caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes (CARPIMKO), estimée à 18 645 €, et 70 % du revenu. Réponse : la SCPI à 30 % comme à 11 % ; le LMNP au réel ne l’emporte que si le loyer atteint environ 4 842 € par an (6,9 % du prix), ou si le revenu imposable dépasse 84 577 € (tranche à 41 %), où il rapporte 18 442 € contre 16 629 €.

1. Combien manque-t-il à la retraite d’un kinésithérapeute à 55 000 € ?

La CARPIMKO verse trois pensions qui s’additionnent : le régime de base, le régime complémentaire et l’avantage social vieillesse (ASV), réservé aux praticiens conventionnés avec l’Assurance maladie. Le cas type : 35 ans de cotisations à 55 000 € de revenu professionnel par an, avant déduction des cotisations sociales, départ à 67 ans, aucune décote. Depuis la réforme de l’assiette sociale de 2026, les cotisations se calculent sur ce revenu diminué d’un abattement de 26 % : l’assiette est de 40 700 €.

RégimeCotisation 2026 (assiette de 40 700 €)Ce qui génère les droitsPension annuelle
Base3 553 € (8,73 % jusqu’à 48 060 €, un plafond annuel de la Sécurité sociale, ou PASS) + 761 € (1,87 % jusqu’à 240 300 €)475,9 points par an, au prorata de la cotisation (557 au maximum en tranche 1, 25 en tranche 2), soit 16 658 points × 0,6599 €10 992 €
Complémentaire3 541 € (8,70 % de l’assiette, comprise entre 24 030 € et 144 180 €)8,5 points par an (hypothèse : points proportionnels à la cotisation, 30 au maximum), soit 296 points × 21,48 €6 367 €
ASV289 € à la charge du kinésithérapeute (224 € + 0,16 % de l’assiette) ; l’Assurance maladie règle le reste24,5 points par an (partie forfaitaire seule), soit 857,5 points × 1,50 €1 286 €
Total18 645 €

Pour retrouver 70 % du revenu, soit 38 500 € par an, il manque 19 855 € par an : la pension remplace 34 % du revenu. Ce chiffre est le besoin que le LMNP ou la SCPI doivent couvrir. Au total, le kinésithérapeute verse 9 166 € à sa caisse en 2026, forfait de 1 022 € d’invalidité-décès compris ; les cotisations de l’URSSAF, qui s’ajoutent, ne sont pas chiffrées ici.

2. Quelle tranche d’impôt : 30 % ou 11 % ? Le calcul réel

Le taux qui compte est la tranche marginale d’imposition, c’est-à-dire le taux appliqué au dernier euro de revenu. Le barème 2026 (revenus de 2025) applique, par part de quotient familial, 11 % de 11 600 € à 29 579 €, 30 % jusqu’à 84 577 €, 41 % jusqu’à 181 917 € (loi n° 2026-103, article 4). Nous calculons l’impôt avec et sans le revenu locatif : la tranche est mesurée sur le supplément réellement imposé, pas supposée. Le revenu imposable de repère est le revenu de 55 000 € diminué des cotisations de la caisse, soit 45 834 €. En retraite, la pension subit l’abattement de 10 % (minimum 454 €, maximum 4 439 € par foyer pour la déclaration de 2026).

Situation (revenu unique du kinésithérapeute)Revenu imposableImpôt sur le revenuTaux marginal sur les loyers ou distributions
Célibataire, 1 part, en activité45 834 €6 854 €30 %
Couple marié ou pacsé, 2 parts, en activité45 834 €2 490 €11 %
Célibataire à la retraite16 781 € (pension de 18 645 € moins 1 865 €)570 €11 %
Couple à la retraite16 781 €0 €0 %

Un kinésithérapeute célibataire est à 30 % tant qu’il exerce : son revenu imposable de repère dépasse de 16 255 € le seuil de 29 579 €, et les cotisations de l’URSSAF, non chiffrées, devraient dépasser ce montant pour le faire passer à 11 %. À la retraite, sa pension imposable de 16 781 € le place à 11 %. Un couple à deux parts est à 11 % dès l’activité, puis à 0 % sur ces revenus à la retraite. La fraction déductible de la contribution sociale généralisée et les autres revenus du foyer sont ignorés. Le calcul qui suit applique ces tranches année par année, avec 15 ans d’activité (de 52 à 67 ans) ; la variante à 20 ans ajoute 5 ans de retraite.

3. Les règles du LMNP en 2026

Le LMNP désigne la location d’un logement meublé par un particulier qui n’en fait pas son activité professionnelle. Le statut et le régime d’imposition des loyers comptent autant que le loyer lui-même. Le détail du dispositif figure sur notre page loueur en meublé non professionnel.

PointRègle en 2026
Micro-BIC (bénéfices industriels et commerciaux)Pour une location meublée de longue durée : plafond de recettes de 83 600 € et abattement forfaitaire de 50 %. Les charges ne sont pas déductibles. Pour un meublé de tourisme non classé : 15 000 € et 30 %.
Régime réelFrais et charges réels déductibles, plus l’amortissement du prix d’achat du logement et des meubles. L’option est tacitement reconduite chaque année. Un déficit s’impute sur les seuls loyers meublés non professionnels de l’année et des dix années suivantes.
Limite de l’amortissementL’amortissement déductible ne peut pas dépasser les loyers diminués des charges de l’année (article 39 C du code général des impôts ; BOFiP BOI-BIC-AMT-20-40-10-20, paragraphe 80). La fraction écartée peut être déduite des résultats des années suivantes (paragraphe 90).
LMNP ou loueur en meublé professionnelLa location est professionnelle si les recettes annuelles du foyer fiscal excèdent 23 000 € et excèdent les autres revenus d’activité du foyer (BOFiP BOI-BIC-CHAMP-40-10, paragraphe 40). Avec 4 400 € de loyers, le kinésithérapeute reste LMNP.
Cotisation foncière des entreprisesElle est due pour une location meublée, sauf si les recettes sont de 5 000 € ou moins (article 1647 D du code général des impôts, impots.gouv.fr). Avec 4 400 € de loyers, le cas type est exonéré : il manque 600 € pour atteindre le seuil. Au-dessus de 5 000 € de recettes, la cotisation s’ajoute aux charges.
Prélèvements sociaux sur les loyers meublés18,6 % : contribution sociale généralisée de 10,6 %, contribution pour le remboursement de la dette sociale de 0,5 %, prélèvement de solidarité de 7,5 %. Sous 23 000 € de recettes, il n’y a pas de cotisations sociales, seulement ces prélèvements.
Revente : réintégration des amortissementsPour les cessions réalisées à compter du 15 février 2025, au régime réel, le prix d’acquisition est diminué de l’ensemble des amortissements déduits (article 84 de la loi n° 2025-127 de finances pour 2025 ; foire aux questions de l’administration, mars 2026). Exception citée par l’administration : certaines résidences gérées (étudiants, seniors). La plus-value suit ensuite le régime des particuliers : 19 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, après abattements pour durée de détention.
Micro-BIC et reventeAu micro-BIC, aucun amortissement n’est déduit : il n’y en a donc aucun à réintégrer. La plus-value est calculée sur le prix d’acquisition majoré des frais.

4. Les règles de la SCPI en 2026

Une SCPI collecte l’épargne de ses associés, achète des immeubles et leur reverse les loyers nets. Pour un porteur de parts français, ces distributions sont des revenus fonciers, imposés au barème avec les autres revenus. Notre page SCPI décrit le fonctionnement des parts.

PointRègle en 2026
Prélèvements sociaux sur les revenus fonciers17,2 % : 9,2 % de contribution sociale généralisée, 0,5 % et 7,5 %.
Micro-foncierJusqu’à 15 000 € de revenus fonciers bruts par an pour le foyer, abattement de 30 %. Le micro-foncier ne s’applique pas si le foyer ne perçoit que des revenus fonciers issus de parts de sociétés immobilières (brochure pratique de l’impôt sur le revenu 2026, page 158). Un kinésithérapeute qui ne détient que des SCPI est donc au régime réel : l’intégralité de la distribution est imposable. Il est ouvert s’il déclare aussi les loyers d’un immeuble qu’il détient directement.
Taux de distributionMoyenne de 4,91 % pour 2025, pondérée par la capitalisation ; le prix moyen de la part a reculé de 3,45 % sur l’année (Association française des sociétés de placement immobilier, communiqué du 10 février 2026). Ce taux est un résultat passé : le calcul le reprend comme hypothèse.
Revente des partsDans le calcul, les parts sont reprises à leur valeur de retrait (72 000 €), inférieure au prix payé (80 000 €) : aucun impôt de plus-value n’est retenu.

5. Les hypothèses et le calcul sur 80 000 € pendant 15 ans

Hypothèse de calculValeur retenue
ProfilKinésithérapeute conventionné célibataire de 52 ans, revenu professionnel de 55 000 € constant, soit 45 834 € imposables après les cotisations de la caisse, pension estimée de 18 645 € à 67 ans. Euros constants : ni inflation, ni revalorisation des loyers, ni réinvestissement des revenus.
Capital80 000 € comptant dans chaque option, sans crédit
SCPIDistribution de 4,91 % du capital, soit 3 928 € par an, entièrement en revenus fonciers français. Frais de souscription de 10 % du prix (hypothèse) : à la sortie, les parts valent 72 000 €, prix de la part inchangé.
LMNP : acquisitionStudio à 70 000 € dans l’acte, frais d’acquisition de 5 250 € (7,5 %), mobilier de 4 750 € : 80 000 € au total
LMNP : exploitationLoyers encaissés de 4 400 € par an (vacance déduite), soit 6,3 % du prix, charges de 1 700 € (taxe foncière, copropriété, assurance, expert-comptable), sans cotisation foncière
LMNP : amortissementTerrain 15 % du prix, bâti et frais sur 40 ans (1 619 € par an), mobilier sur 7 ans (679 € par an) : à fixer avec l’expert-comptable
LMNP : reventeLogement revendu au prix de l’acte, sans frais de vente. Réintégration de tous les amortissements déduits, mobilier compris (hypothèse prudente). Pas de forfait de 15 % pour travaux.
Détention15 ans (sortie à 67 ans, à la retraite) ; variantes à 10 ans et 20 ans
SimplificationsFraction déductible de la contribution sociale généralisée ignorée ; décote et plafonnement du quotient familial sans effet à ces niveaux

Cas type

Situation. Un masseur-kinésithérapeute conventionné célibataire de 52 ans, installé à Lyon, tire 55 000 € de revenu professionnel par an et partira à 67 ans après 35 ans de cotisations à la CARPIMKO. Il dispose de 80 000 € d’épargne disponible et hésite entre un studio meublé et des parts de SCPI.

Problème. Sa pension CARPIMKO est estimée à 18 645 €, soit 34 % de son revenu : il manque 19 855 € par an pour atteindre 70 %. Chaque euro de loyer ou de distribution tombe dans la tranche à 30 % tant qu’il exerce.

Stratégie. LMNP au réel : 4 400 € de loyers moins 1 700 € de charges laissent 2 700 €. L’amortissement de 2 297 € par an pendant 7 ans, puis de 1 619 €, réduit le résultat imposable à 403 € la première année : il paie 121 € d’impôt et 75 € de prélèvements sociaux. SCPI au réel foncier : 3 928 € de distribution, entièrement imposable : 1 178 € d’impôt et 676 € de prélèvements sociaux la première année. À la revente en 2041 (article 84 de la loi n° 2025-127), le LMNP réintègre 29 031 € d’amortissements : plus-value de 23 781 €, ramenée par les abattements à 1 807 € d’impôt et 3 415 € de prélèvements sociaux.

Résultat. Après 15 ans, la SCPI lui laisse 23 110 € de gain net (2,01 % par an), le LMNP au réel 19 703 € (1,81 % par an) : 3 406 € d’écart. Le LMNP rapporte plus chaque année (2 328 € contre 2 074 €) mais récupère moins de capital (64 777 € contre 72 000 €), à cause des frais, du mobilier et de l’impôt de sortie.

Revenu net annuel moyen pendant la détention, avant revente

OptionNet moyen pendant l’activité (15 ans)Net sur capital
LMNP au régime réel2 328 €2,91 %
LMNP en micro-BIC1 631 €2,04 %
SCPI, revenus fonciers au réel2 074 €2,59 %
SCPI en micro-foncier (conditions ci-dessous)2 630 €3,29 %

Gain net après impôt et prélèvements sociaux selon la durée de détention

Le gain net additionne les revenus nets de chaque année et la valeur nette de sortie, moins les 80 000 € investis. Entre parenthèses : le rendement annuel net moyen, c’est-à-dire le taux de rendement interne du flux (hors inflation).

OptionRevente à 10 ans (62 ans)Revente à 15 ans (67 ans)Revente à 20 ans (72 ans)
LMNP au régime réel9 492 € (1,30 %)19 703 € (1,81 %)32 095 € (2,19 %)
LMNP en micro-BIC6 308 € (0,83 %)14 462 € (1,28 %)24 706 € (1,62 %)
SCPI, revenus fonciers au réel12 740 € (1,67 %)23 110 € (2,01 %)37 211 € (2,39 %)
SCPI en micro-foncier (conditions ci-dessous)18 302 € (2,39 %)31 453 € (2,74 %)47 216 € (3,05 %)

La sortie du LMNP au réel après 15 ans

PosteMontant
Amortissements déduits en 15 ans, réintégrés29 031 €
Plus-value brute (prix de vente − prix d’acquisition diminué des amortissements, majoré des frais)23 781 €
Plus-value imposable à l’impôt sur le revenu (abattement de 60 %)9 512 €
Plus-value imposable aux prélèvements sociaux (abattement de 16,5 %)19 857 €
Impôt sur le revenu à 19 %1 807 €
Prélèvements sociaux à 17,2 %3 415 €
Impôt de sortie5 223 €

La plus-value imposable à l’impôt sur le revenu reste sous 50 000 € : la taxe sur les plus-values immobilières élevées ne s’applique pas. Si le mobilier n’était pas réintégré, l’impôt de sortie baisserait de 1 043 €.

6. Comment lire le résultat

  • La tranche décide. À 30 %, l’amortissement ramène presque à zéro l’impôt annuel du LMNP, mais l’impôt de sortie et le capital immobilisé dans le mobilier et les frais le ramènent à 19 703 € en 15 ans, contre 23 110 € pour la SCPI. Le LMNP au réel ne devance la SCPI à aucune durée de 5 à 35 ans avec 4 400 € de loyers. Pour un couple à deux parts (tranche à 11 %), la SCPI rapporte 12 422 € de plus que le LMNP au réel. À 41 %, l’ordre s’inverse : le LMNP rapporte 18 442 € contre 16 629 €.
  • Le micro-BIC est un mauvais choix pour ce profil. Il laisse 14 462 € en 15 ans : l’abattement de 50 % impose 2 200 € par an alors que le réel n’en impose que 403 € la première année.
  • Le loyer fait basculer l’ordre. Le LMNP au réel égale la SCPI à 4 842 € de loyers par an, soit 6,05 % du capital. Avec 5 000 € de loyers, le gain du LMNP monte à 24 329 €, avec 5 400 €, à 27 413 € ; la SCPI reste à 23 110 €. Au-delà de 5 000 € de recettes, la cotisation foncière des entreprises s’ajoute aux charges, ce que ces deux lignes ne retiennent pas.
  • Le prix de revente joue autant que l’impôt. Une baisse de 10 % du prix donne 14 241 € pour le LMNP et 15 910 € pour la SCPI ; une hausse de 10 %, 25 166 € et 30 310 €. Le gain total dépend plus du prix de revente que du choix du régime.
  • Le micro-foncier change la SCPI, mais pas pour tous. Si le kinésithérapeute loue aussi un logement nu en direct, l’abattement de 30 % porte le gain de la SCPI à 31 453 €. Il faut alors que le total des revenus fonciers bruts reste sous 15 000 €.
  • L’écart de retraite reste ouvert. Si le bien est gardé 20 ans, 80 000 € rapportent en retraite 2 380 € nets par an en LMNP et 2 820 € en SCPI, soit 12 % et 14 % des 19 855 € manquants. Combler seul l’écart demanderait environ 670 000 € en LMNP ou 560 000 € en SCPI.

Le même calcul selon le profil fiscal (15 ans)

ProfilTranche en activitéGain net LMNP au réelGain net SCPIMeilleure option
Célibataire, 45 834 € imposables (cas type)30 %19 703 € (1,81 %)23 110 € (2,01 %)SCPI, de 3 406 €
Couple marié ou pacsé (2 parts), même revenu11 %21 882 € (2,00 %)34 305 € (2,99 %)SCPI, de 12 422 €
Célibataire, 100 000 € imposables (autres revenus au foyer)41 %18 442 € (1,70 %)16 629 € (1,45 %)LMNP au réel, de 1 813 €

Le troisième profil garde la pension du cas type et suppose 100 000 € de revenu imposable pour le foyer, par exemple avec d’autres revenus : il n’y a pas de bénéfice de 100 000 € dans le cas type.

7. Avant l’un ou l’autre : le plan d’épargne retraite

À 30 %, un versement déductible sur un plan d’épargne retraite économise 0,30 € d’impôt par euro, tout de suite. Le plafond de déduction d’un versement en 2026 est le plus élevé de 10 % du bénéfice imposable de l’année précédente (retenu jusqu’à 8 PASS) et de 10 % du PASS de l’année précédente (BOFiP BOI-IR-BASE-20-50-20) : entre 4 710 € et 37 680 €. Avec 45 834 € de repère, 10 % donnent 4 583 €, sous le plancher : le plafond est de 4 710 €. Le kinésithérapeute économise 1 413 € d’impôt et reste à 30 % sur ses loyers. La fraction non utilisée du plafond se reporte sur les cinq années suivantes. Le PER réduit l’impôt, là où le LMNP et la SCPI produisent un revenu. Le mécanisme figure sur notre page PER individuel et dans notre article sur le plafond de déduction et la loi de finances 2026.

Questions fréquentes

Un kinésithérapeute libéral peut-il rester LMNP ?

Oui. La location meublée est professionnelle seulement si les recettes du foyer excèdent 23 000 € et excèdent aussi les autres revenus d’activité du foyer (BOFiP, paragraphe 40). Avec 4 400 € de loyers face à 55 000 € de revenu, la seconde condition n’est jamais remplie.

Un loyer meublé de 4 400 € par an est-il soumis à la cotisation foncière des entreprises ?

Non. La location meublée est exonérée de cotisation foncière des entreprises quand les recettes sont de 5 000 € ou moins (impots.gouv.fr). Au-dessus, la cotisation est due et s’ajoute aux charges. Le cas type, à 4 400 €, reste sous le seuil de 600 €.

Les amortissements du LMNP sont-ils réintégrés à la revente en 2026 ?

Oui, pour les cessions réalisées à compter du 15 février 2025 et pour les biens loués au régime réel : le prix d’acquisition est diminué de l’ensemble des amortissements déduits. Dans le cas type, 29 031 € d’amortissements sur 15 ans donnent une plus-value de 23 781 € et 5 223 € d’impôt de sortie. L’administration cite une exception pour certaines résidences gérées (étudiants, seniors). Au micro-BIC, aucun amortissement n’est déduit, donc aucun n’est réintégré.

Peut-on utiliser le micro-foncier pour des parts de SCPI ?

Pas si le foyer ne perçoit que des revenus fonciers issus de parts de sociétés immobilières. Il est ouvert si le foyer déclare aussi les loyers d’un immeuble qu’il détient directement, avec 15 000 € de revenus fonciers bruts au plus et un abattement de 30 %. Sinon, la distribution est imposée en totalité au barème, avec 17,2 % de prélèvements sociaux.

Quel taux de prélèvements sociaux en 2026 sur un loyer meublé et sur une distribution de SCPI ?

18,6 % sur les loyers meublés non professionnels (contribution sociale généralisée de 10,6 %, 0,5 % et 7,5 %) et 17,2 % sur les revenus fonciers, dont les distributions de SCPI (9,2 %, 0,5 % et 7,5 %). La page de service-public.gouv.fr indique 18,6 % pour le cas général ; le taux de 10,6 % de contribution sur ces revenus non salariés ressort de l’aide-mémoire de la brochure fiscale 2026.

Notre position

Nous partons du relevé de points de la CARPIMKO et de votre avis d’imposition pour mesurer l’écart de retraite et votre tranche réelle, puis nous comparons LMNP et SCPI sur vos chiffres : montant, durée de détention, loyer visé. Nous ne rédigeons pas d’actes et ne donnons pas de conseil juridique ni comptable : le choix du régime, la liasse fiscale et le plan d’amortissement relèvent de votre expert-comptable, l’acquisition de votre notaire. Nous percevons des commissions sur les contrats souscrits via notre cabinet.

Réserver un échange avec Balmont Conseil

Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 28/10/2026.

Sources officielles consultées

  • CARPIMKO, « Mes cotisations s’adaptent à mes revenus » (cotisations 2026 des quatre régimes) : carpimko.com
  • CARPIMKO, « 2026 : évolution de l’assiette des cotisations sociales et retraites » (abattement de 26 %, taux et bornes 2026, ASV) : carpimko.com
  • CARPIMKO, « Comment ma retraite libérale est-elle calculée ? » (valeurs du point 2026, points maximum du complémentaire et de l’ASV) : carpimko.com
  • CNAVPL, « Comprendre sa retraite » (557 et 25 points au maximum du régime de base, calcul au prorata de la cotisation, valeur du point 0,6599 €, taux plein à 67 ans) : cnavpl.fr
  • Service-Public.fr Entreprendre, « Réforme de l’assiette sociale et du barème des cotisations » (assiette sans déduction des cotisations, abattement de 26 %) : entreprendre.service-public.gouv.fr
  • Service-public.gouv.fr, « Quel est le barème de l’impôt sur le revenu ? » (barème 2026 sur les revenus de 2025) : service-public.gouv.fr
  • Service-public.gouv.fr, « Revenus d’une location meublée » (micro-BIC 2026, régime réel, amortissement, déficit, seuils LMNP et LMP) : service-public.gouv.fr
  • Service-public.gouv.fr, « Prélèvements sociaux (CSG, CRDS…) sur les revenus du patrimoine et de placements » (taux 2026) : service-public.gouv.fr
  • BOFiP, BOI-BIC-CHAMP-40-10, version du 15 avril 2026 (caractère professionnel de la location meublée, paragraphe 40) : bofip.impots.gouv.fr
  • BOFiP, BOI-BIC-AMT-20-40-10-20, amortissement des biens donnés en location (limite de déduction, report) : bofip.impots.gouv.fr
  • Direction générale des Finances publiques, « Je fais de la location meublée. Dois-je payer de la CFE (cotisation foncière des entreprises) ? » (exonération sous 5 000 € de recettes) : impots.gouv.fr
  • Direction générale des Finances publiques, foire aux questions « Régime des locations meublées », mars 2026 (réintégration des amortissements pour les cessions à compter du 15 février 2025, exception des résidences gérées) : impots.gouv.fr
  • Direction générale des Finances publiques, notice du formulaire 2048-IMM, 2026 (taux de 19 % et 17,2 %, abattements par durée de détention, seuil de 50 000 € de la taxe sur les plus-values élevées, forfait de 7,5 % des frais d’acquisition, amortissements du bien loué meublé) : impots.gouv.fr
  • Direction générale des Finances publiques, brochure pratique de l’impôt sur le revenu 2026, aide-mémoire (abattement de 10 % sur les pensions, contribution sociale généralisée de 9,2 % sur les revenus fonciers et de 10,6 % sur les autres revenus) : impots.gouv.fr
  • Direction générale des Finances publiques, brochure pratique de l’impôt sur le revenu 2026, revenus fonciers (micro-foncier, parts de sociétés immobilières, page 158) : impots.gouv.fr
  • BOFiP, BOI-IR-BASE-20-50-20, limites de déduction des cotisations d’épargne retraite (plafond des travailleurs non salariés, report sur cinq ans) : bofip.impots.gouv.fr
  • Loi n° 2026-103 de finances pour 2026, article 4 (barème de l’impôt sur le revenu) ; loi n° 2025-127 de finances pour 2025, article 84 (plus-values des biens loués meublés) ; plafond annuel de la Sécurité sociale : 48 060 € en 2026, 47 100 € en 2025.
  • Association française des sociétés de placement immobilier et Institut de l’épargne immobilière et foncière, communiqué de presse du 10 février 2026 sur les résultats 2025 (taux de distribution moyen de 4,91 %, recul de 3,45 % du prix de part moyen) : aspim.fr

À lire aussi

Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil, conseil en gestion de patrimoine à Lyon

Alexis Sagnier

Fort de bientôt 14 ans d'expertise en ingénierie financière, Alexis Sagnier accompagne les dirigeants et expatriés dans la sécurisation de leurs enjeux transfrontaliers.
Fondateur de Balmont Conseil en 2013, il chiffre chaque recommandation en euros (impôt, frais, transmission) avant toute décision.
✕