La moudaraba (mudaraba) est un contrat de la finance islamique entre un apporteur de capitaux (rab al-mal) et un gestionnaire (moudarib). L’un apporte l’argent, l’autre son travail et son savoir-faire. Les profits sont partagés selon un ratio convenu à l’avance.
Comment ça marche
Le principe financier
Le capital reste la propriété de l’apporteur. Le gestionnaire ne garantit pas le capital ni un rendement. Si l’activité perd de l’argent, l’apporteur supporte la perte financière et le gestionnaire perd le temps et le travail investis, sauf faute ou négligence de sa part, qui engage sa responsabilité.
Exemple chiffré (profil fictif)
Un investisseur confie 50 000 € à un gestionnaire. Le ratio convenu est de 70 % pour l’apporteur et de 30 % pour le gestionnaire. Le projet dégage 10 000 € de profit : l’apporteur reçoit 7 000 € et le gestionnaire 3 000 €. Si le projet perd 10 000 €, l’apporteur supporte la perte de 10 000 € et le gestionnaire ne reçoit aucune rémunération.
Différence avec la finance conventionnelle et la moucharaka
Un prêt conventionnel prévoit un intérêt dû même sans résultat. La moudaraba lie la rémunération à la réussite réelle de l’activité. Elle se distingue de la moucharaka, où tous les partenaires apportent des capitaux : ici, un seul apporte les fonds et l’autre le travail.
Points de vigilance
- Le ratio de partage se fixe en pourcentage du profit, jamais en montant garanti.
- L’apporteur peut perdre la totalité de son capital : le produit n’est pas un placement garanti.
- Un compte de dépôt dit « moudaraba » peut recouvrir des conditions très différentes d’un établissement à l’autre.
- Le contrat doit préciser l’activité financée, la durée, la clôture des comptes et les frais éventuels.
Termes voisins
moucharaka, mourabaha, sukuk, zakat, perte en capital, gestion sous mandat.
À consulter aussi dans le lexique
Cette notion concerne votre patrimoine ?
Vous vous demandez ce que cette notion change pour votre situation ? Prenez rendez-vous avec Balmont Conseil, cabinet de gestion de patrimoine installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, pour en parler avec un conseiller.
Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon
Voir aussi
Source officielle
Définition établie à partir des textes et de la doctrine administrative en vigueur au 4 novembre 2026.