La vente à découvert (en anglais short selling) consiste à vendre un titre que l’on ne possède pas, après l’avoir emprunté, dans l’espoir de le racheter moins cher plus tard.
Comment fonctionne une vente à découvert ?
Quelles sont les étapes ?
L’investisseur emprunte des titres, les vend au cours du jour, puis les rachète plus tard pour les rendre au prêteur. Si le cours a baissé entre-temps, la différence est son gain. S’il a monté, c’est sa perte.
Que dit la réglementation européenne ?
Selon l’Autorité européenne des marchés financiers, toute vente à découvert d’actions doit être couverte : les ventes dites à nu, sans emprunt préalable, sont donc interdites. Une position nette courte significative doit être notifiée à l’autorité compétente à partir de 0,1 % du capital émis, puis par paliers de 0,1 %. Elle est rendue publique à partir de 0,5 %.
Qui pratique la vente à découvert ?
Des gestionnaires professionnels qui couvrent une position ou parient sur la baisse d’un titre, des teneurs de marché qui fournissent de la liquidité, et parfois des particuliers via leur intermédiaire. Les teneurs de marché bénéficient d’exemptions de la réglementation européenne.
Un exemple fictif
Un investisseur emprunte 10 actions cotées 50 euros et les vend : il encaisse 500 euros. Si le cours tombe à 40 euros, il les rachète 400 euros : gain de 100 euros avant frais. Si le cours monte à 65 euros, il les rachète 650 euros : perte de 150 euros, plus les frais d’emprunt.
Quels sont les points de vigilance ?
- La perte est théoriquement illimitée, puisqu’un cours peut monter sans plafond.
- L’emprunt de titres a un coût et peut être rappelé par le prêteur.
- Des hausses brutales peuvent forcer un rachat, ce qui accentue encore la hausse : on parle de rachat forcé.
- Les autorités peuvent interdire temporairement la pratique après une forte baisse.
- Elle n’a rien à voir avec un découvert bancaire : le mot désigne ici le fait de vendre des titres que l’on n’a pas encore.
Quels termes voisins consulter ?
Short squeeze, effet de levier, appel de marge, ordre de bourse, volatilité.
À consulter aussi dans le lexique
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Voir aussi
Source officielle
Sources consultées : esma.europa.eu/esmas-activities/markets-and-infrastructure/short-selling