L’EV/EBITDA est un multiple d’évaluation : il divise la valeur d’entreprise par le résultat avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements, dit EBITDA. Il indique combien d’années de ce résultat il faut pour « payer » l’entreprise. On parle aussi de multiple d’EBITDA.
Comment ça marche
Comment est-il calculé ?
La valeur d’entreprise (enterprise value, EV) est la capitalisation boursière de la société, plus sa dette nette. L’EBITDA est son résultat d’exploitation avant amortissements et dépréciations. On divise la première par le second.
À quoi sert-il ?
Il met sur un pied d’égalité des sociétés qui ont des niveaux de dette ou d’amortissement différents. Il est très utilisé lors des rachats d’entreprises, des cessions et des comparaisons entre sociétés cotées d’un même secteur.
Un exemple fictif
Une société vaut 800 millions d’euros en bourse et a 200 millions d’euros de dette nette. Sa valeur d’entreprise est de 800 + 200 = 1 000 millions d’euros. Son EBITDA est de 125 millions d’euros. Multiple : 1 000 ÷ 125 = 8. Une société du même secteur qui afficherait 10 serait valorisée plus cher pour un même niveau de résultat.
Pourquoi utiliser la valeur d’entreprise ?
La capitalisation boursière ne montre que la valeur des actions. La valeur d’entreprise ajoute la dette nette, car l’acquéreur d’une société reprend aussi ses dettes. Cette base permet de comparer deux sociétés financées différemment : l’une par des actions, l’autre par de la dette. C’est pourquoi les professionnels de la transmission d’entreprise l’utilisent beaucoup.
Les points de vigilance
- L’EBITDA ignore les investissements nécessaires pour entretenir l’activité. Une entreprise qui investit lourdement peut avoir un bon EBITDA et peu de liquidités.
- Il ne tient pas compte de l’impôt ni des intérêts : il ne mesure pas le bénéfice réel.
- Le résultat n’est pas défini de façon unique : certaines sociétés publient un EBITDA ajusté. Il faut vérifier la méthode.
- Les multiples ne sont comparables qu’entre sociétés d’un même secteur et de taille voisine.
- Un multiple bas ne signifie pas une bonne affaire : il peut refléter des risques ou une croissance faible.
Termes voisins
Valorisation d’entreprise, méthode DCF, bénéfice par action, capitalisation boursière, WACC.
À consulter aussi dans le lexique
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Définition à portée générale. Les règles applicables varient selon la situation : vérifiez-les sur les sites officiels ou auprès d’un professionnel avant toute décision.