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Biais cognitif : définition, exemples et effets sur l’argent

Un biais cognitif est une déviation systématique de notre jugement par rapport à ce que dicterait un raisonnement strictement logique. Le cerveau utilise des raccourcis mentaux pour décider vite ; ces raccourcis produisent parfois des erreurs répétées et prévisibles.

Comment un biais cognitif influence-t-il les décisions financières ?

D’où viennent les biais cognitifs ?

Ils découlent de simplifications utiles dans la vie courante, mais mal adaptées aux décisions complexes ou incertaines. Les psychologues Daniel Kahneman et Amos Tversky ont popularisé leur étude dès les années 1970, ce qui a donné naissance à la finance comportementale.

Quels sont les biais les plus fréquents chez l’investisseur ?

  • L’aversion aux pertes : une perte pèse plus qu’un gain de même montant.
  • L’ancrage : une première valeur, comme le prix d’achat, oriente tout le raisonnement.
  • La confirmation : on retient surtout ce qui conforte son opinion.
  • La surconfiance : on surestime sa capacité à prévoir.

Un exemple fictif

Un investisseur achète une action 100 euros. Elle tombe à 80 euros, soit une baisse de 20 %. Il refuse de vendre « tant qu’elle ne sera pas revenue à 100 euros ». Or, pour retrouver son prix d’achat, l’action doit gagner 25 % (100 / 80 − 1). Il ne compare pas cette ligne aux autres placements possibles : il décide en fonction du passé, et non des perspectives.

Quels sont les points de vigilance ?

  • Connaître les biais ne les supprime pas : ils agissent même quand on les identifie.
  • Des règles écrites à l’avance, comme l’horizon de placement, l’allocation cible et les conditions de révision, limitent l’improvisation.
  • Un conseiller est lui aussi exposé aux biais : un regard extérieur et contradictoire reste utile.
  • Un profil de risque se mesure au moment du questionnaire ; la réaction réelle à une baisse peut être différente.
  • Les périodes de forte hausse ou de forte baisse des marchés amplifient l’effet des biais : c’est alors que les règles écrites à l’avance sont les plus utiles.

Reconnaître un biais ne suffit pas : l’enjeu est de bâtir des habitudes de décision qui en limitent les conséquences, comme un calendrier de revue du patrimoine.

Termes voisins

Aversion aux pertes, biais d’ancrage, biais de confirmation, biais de surconfiance, profil de risque.

À consulter aussi dans le lexique

Cette notion concerne votre patrimoine ?

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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon

Source officielle

Définition à portée générale. Les règles applicables varient selon la situation : vérifiez-les sur les sites officiels ou auprès d’un professionnel avant toute décision.