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Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : régimes et exemple

Les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) désignent les revenus des personnes qui exercent une activité commerciale, industrielle ou artisanale et sont imposées à l’impôt sur le revenu. Les activités libérales relèvent d’une autre catégorie, les bénéfices non commerciaux.

Quelles activités relèvent des BIC ?

La vente de marchandises ou de denrées, l’hébergement hors location meublée, les prestations de services, la location meublée de longue durée, la location de meublés de tourisme, classés ou non, et les prestations industrielles ou commerciales. Une activité mixte est possible : un coiffeur qui vend aussi des produits de soin en est un exemple.

Quels sont les régimes d’imposition des BIC ?

Le régime micro-BIC

Il s’applique tant que le chiffre d’affaires reste sous certains seuils. Pour les revenus perçus en 2026, les seuils sont de 203 100 euros pour la vente de marchandises ou l’hébergement hors meublé, et de 83 600 euros pour les prestations de services, la location meublée de longue durée, les meublés classés et les chambres d’hôtes. Un dépassement une seule année n’entraîne pas la sortie du régime : il faut deux années consécutives, et la sortie prend effet au 1er janvier suivant.

Le régime réel

Il s’applique à l’entreprise qui sort du micro-régime ou qui le choisit. Il peut être simplifié ou normal. Il est plus contraignant en comptabilité et en déclarations, mais permet de déduire les charges réelles au lieu d’un forfait.

Un exemple fictif

Un commerçant réalise 90 000 euros de recettes et supporte 62 000 euros de charges réelles : achats, loyer, salaires. Au régime réel, son bénéfice est de 90 000 − 62 000 = 28 000 euros.

Quels sont les points de vigilance ?

  • En cas d’activité mixte, il faut respecter un seuil global et un seuil propre à chaque activité.
  • Les seuils sont revus : ceux de 2026 sont à revérifier ensuite.
  • Le micro-régime est simple mais ne permet pas de déduire ses charges réelles : le choix dépend du niveau de charges.
  • Les locations meublées relèvent des BIC, avec des règles particulières selon qu’elles sont professionnelles ou non.
  • Le bénéfice est soumis à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales.

À consulter aussi dans le lexique

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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon

Source officielle

Sources consultées : entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F32353