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Lexique · Assurance-vie et épargne

Obligation perpétuelle : définition, remboursement et risques

Une obligation perpétuelle est un titre de dette sans date de remboursement prévue. L’émetteur verse des intérêts tant que le titre existe, et on parle aussi d’obligation à durée indéterminée.

Comment fonctionne une obligation perpétuelle ?

Pourquoi n’y a-t-il pas d’échéance ?

L’investisseur ne peut pas réclamer le capital. Il perçoit des intérêts, et s’il veut récupérer son argent, il revend le titre sur le marché. L’émetteur, lui, se garde en général le droit de rembourser à certaines dates.

Qui émet ce type de titre ?

Principalement des banques, des assureurs et des grandes sociétés, qui y trouvent un moyen de renforcer leurs fonds propres. Le taux est en général plus élevé que celui d’un titre à échéance, pour compenser l’absence de remboursement.

Un exemple fictif

Un titre de 100 € verse 4 € par an. Le rendement est de 4 ÷ 100 = 4 %. Si les taux du marché montent et que le titre se négocie à 80 €, le même coupon de 4 € représente 4 ÷ 80 = 5 % du prix payé. Celui qui revend à 80 € perd 20 €.

Pourquoi certains investisseurs les achètent-ils ?

Elles offrent un rendement régulier, souvent supérieur à celui des obligations classiques, et peuvent être remboursées de façon anticipée par l’émetteur, ce qui offre parfois un gain si le prix d’achat est inférieur au prix de rachat. Cet avantage possible doit être comparé au risque de ne jamais être remboursé et à la volatilité du prix. Ce type de titre s’étudie avec attention et ne représente qu’une part limitée d’un portefeuille diversifié.

Quels points de vigilance ?

  • L’absence de remboursement automatique rend le titre sensible aux variations de taux.
  • L’émetteur peut suspendre les intérêts dans certains cas prévus par le contrat.
  • Le droit de rachat de l’émetteur ne l’oblige pas à l’exercer.
  • Le risque de perte en capital est réel en cas de revente à un mauvais moment.
  • Les conditions détaillées figurent dans la documentation d’émission.
  • Ne pas confondre une obligation perpétuelle avec un titre à durée longue : la seconde a bien une date de remboursement.
  • Le rendement affiché à l’achat ne tient pas compte du risque de non-rachat par l’émetteur.

À consulter aussi dans le lexique

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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon

Source officielle

Définition à portée générale. Les règles applicables varient selon la situation : vérifiez-les sur les sites officiels ou auprès d’un professionnel avant toute décision.