La finance islamique est un ensemble de pratiques financières conformes à la charia, la loi islamique. Elle repose sur l’interdiction de l’intérêt fixé d’avance, appelé riba, et organise le financement par des contrats de vente, de location ou de partenariat liés à un actif réel.
Comment ça marche
Les principes
- Interdiction du riba : l’argent ne peut pas, par lui-même, produire un intérêt fixé d’avance.
- Interdiction du gharar : l’incertitude excessive sur l’objet ou le prix d’un contrat.
- Interdiction du maysir : le jeu de hasard et la spéculation pure.
- Exclusion de certains secteurs : alcool, porc, armement, jeux d’argent.
- Partage des risques : le financeur supporte une partie du risque de l’opération.
Les contrats usuels
- Mourabaha : le financeur achète un bien puis le revend au client avec une marge connue, payable à terme.
- Ijara : location d’un bien, éventuellement suivie d’un achat.
- Moucharaka : partenariat, chaque partie apportant des fonds et partageant résultats et pertes.
- Moudaraba : un apporteur de capitaux finance un entrepreneur, qui gère l’affaire ; les profits sont partagés selon une clé convenue, les pertes financières restant à la charge de l’apporteur.
- Sukuk : certificats de financement représentant une part de propriété ou de revenu d’un actif, souvent comparés aux obligations.
- Takaful : assurance mutuelle fondée sur la mise en commun de contributions.
Différence avec la finance conventionnelle
Dans la finance conventionnelle, un prêt rapporte un intérêt au prêteur, quel que soit le résultat de l’emprunteur. Dans la finance islamique, la rémunération du financeur vient d’une marge sur une vente, d’un loyer ou d’une part de résultat. Un comité de conformité à la charia valide souvent les produits.
Points de vigilance
- Les interprétations varient selon les écoles juridiques et les pays : un même produit peut être jugé conforme ici et non là.
- Un produit islamique n’est ni garanti ni sans risque : la marge d’une mourabaha ou le rendement d’un sukuk dépendent de la solvabilité de l’emprunteur ou de l’actif.
- Le droit applicable (fiscalité, droit des sûretés) reste celui du pays où le contrat est conclu.
Termes voisins
Termes voisins : zakat, sukuk, mourabaha, moucharaka, moudaraba, finance chrétienne, taux d’usure, obligation.
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Source officielle
Définition établie à partir des textes et de la doctrine administrative en vigueur au 4 novembre 2026.