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Exit tax : définition, seuils, sursis et dégrèvement

L’exit tax est un impôt sur les plus-values latentes de titres de sociétés, dû lorsqu’un contribuable transfère son domicile fiscal hors de France. Elle vise les personnes qui détiennent des titres d’une valeur globale d’au moins 800 000 euros, ou au moins 50 % des bénéfices d’une société.

Quand elle s’applique

Deux conditions se cumulent : avoir été résident fiscal français pendant au moins six des dix années précédant le départ, et détenir soit des titres d’une valeur globale d’au moins 800 000 euros, soit au moins 50 % des bénéfices d’une société. L’impôt porte sur la différence entre la valeur des titres à la date du départ et leur prix d’acquisition, calculée comme une plus-value de cession.

Sursis et dégrèvement

L’impôt est calculé au départ, mais son paiement peut être mis en sursis : de droit vers l’Union européenne et l’Espace économique européen, sous garanties ailleurs. Il est ensuite dégrevé, c’est-à-dire annulé, si les titres sont conservés pendant le délai fixé par la loi, ou si le contribuable revient en France avant son terme, sous conditions. Une vente des titres pendant le sursis déclenche le paiement.

En pratique

Exemple : un dirigeant détient 100 % d’une société valorisée à plusieurs millions d’euros et prépare un départ en Suisse après plus de six ans de résidence en France. L’exit tax se mesure avant le transfert : valeur des titres au jour du départ, sursis, garanties, déclaration. Notre guide de l’exit tax du dirigeant traite ce cas.

À ne pas confondre

L’exit tax vise les titres et droits de sociétés, pas les comptes bancaires ni les immeubles détenus en direct. Elle ne se confond pas avec l’imposition d’une plus-value réellement réalisée : ici, aucune vente n’a eu lieu.

Questions fréquentes

L’exit tax s’applique-t-elle à un départ pour la Suisse ?

Oui, dès lors que le départ transfère le domicile fiscal hors de France et que les conditions de durée de résidence et de seuil sont remplies. Hors Union européenne et Espace économique européen, le sursis de paiement est subordonné à des garanties.

Peut-on éviter l’exit tax ?

Elle est annulée si les titres sont conservés pendant le délai légal après le départ, ou si le contribuable revient en France avant la fin de ce délai, sous conditions. La valeur est figée à la date du transfert du domicile fiscal : toute stratégie se vérifie avant le départ.

Quels biens sont concernés ?

Les valeurs mobilières, droits sociaux et titres de sociétés. Les comptes bancaires et les immeubles détenus en direct ne sont pas concernés.

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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon

Source officielle

Article 167 bis du Code général des impôts (Légifrance) ; impots.gouv.fr, rubrique exit tax.