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Assurance, prévoyance et retraite

Retraite du professionnel libéral : la Cnavpl, les caisses et les règles à connaître en 2026

Votre retraite de professionnel libéral dépend d’abord d’une question : votre profession est-elle réglementée ou non ? Si elle l’est, la retraite de base est gérée par la Cnavpl et la retraite complémentaire par la caisse propre à votre profession. Si elle ne l’est pas, vous ne relevez pas de la Cnavpl : votre retraite est gérée par l’Assurance retraite.

Cette page est volontairement partielle. Elle traite le circuit (qui gère quoi), les repères d’âge et de trimestres, la retraite progressive et les démarches. Elle ne traite pas les taux de cotisation, les taux de retraite complémentaire de chaque caisse, le calcul détaillé d’une pension, ni la situation des personnes qui exercent ou vivent hors de France.

Réglementée ou non réglementée : le point de départ

Service-public.fr sépare deux cas.

Profession libérale réglementéeProfession libérale non réglementée
Qui gère la retraite et l’invalidité-décès ?La CnavplL’Assurance retraite
Retraite complémentaireDépend de la caisse de rattachementVoir la remarque ci-dessous
CotisationsNon chiffrées sur cette pageÀ régler à l’Urssaf

Pour les professions non réglementées, la page de service-public regroupe les règles avec celles des artisans et des commerçants. La retraite complémentaire de cette catégorie n’est pas traitée ici : ce point se vérifie sur la page officielle avant toute décision.

Les principales caisses des professions réglementées

Service-public.fr indique que « les principales caisses de retraite des professions réglementées sont les suivantes ». La liste n’est donc pas présentée comme complète.

CaisseProfessions citées par la page
CIPAVarchitectes, architectes d’intérieur, géomètres experts, ostéopathes, psychologues, psychothérapeutes, diététiciens, chiropracteurs et psychomotriciens, experts devant les tribunaux, mandataires judiciaires à la protection des majeurs, etc.
CRPNnotaires
CAVOMhuissiers de justice, commissaires-priseurs, commissaires de justice, greffiers près les tribunaux de commerce, administrateurs judiciaires, mandataires judiciaires
CARMFmédecins
CARCDSFchirurgiens-dentistes et sages-femmes
CAVPpharmaciens
CARPIMKOinfirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes
CARPVvétérinaires
CAVAMACagents généraux d’assurance
CAVECexperts-comptables et commissaires aux comptes

Votre profession ne figure pas dans ce tableau ? La liste est partielle : la caisse qui vous concerne se vérifie avant toute démarche.

Deux étages pour les professions réglementées

La retraite de base, gérée par la Cnavpl

Service-public.fr indique que « la retraite et l’invalidité décès des professions libérales réglementées » sont gérées par la Cnavpl. La retraite de base relève des articles L643-1 à L643-6 et D643-1 à D643-16 du code de la sécurité sociale.

Deux repères chiffrés figurent sur la page de service-public, vérifiée le 13 mai 2026 :

  • la valeur du point de la Cnavpl : 0,6599 € depuis le 1er janvier 2026 ;
  • la cotisation minimale de retraite de base : « le montant minimal annuel des cotisations s’élève à 573 € ».

Cette page ne détaille pas comment les points s’acquièrent ni comment la pension se calcule. Elle ne donne aucun taux de cotisation. Pour connaître votre cotisation, rapportez-vous à votre caisse ou à la page officielle.

La retraite complémentaire, propre à votre caisse

Pour un libéral réglementé, service-public.fr précise que le montant de la retraite complémentaire « dépend de la caisse à laquelle il est rattaché, en fonction de sa profession ». Il n’existe donc pas de règle commune que cette page pourrait vous donner. Un médecin rattaché à la CARMF et un expert-comptable rattaché à la CAVEC n’ont pas la même caisse, donc pas le même interlocuteur pour ce second étage.

L’invalidité-décès

Pour l’assurance invalidité-décès des professions libérales réglementées, la page des cotisations renvoie, pour en savoir plus, à la caisse de retraite de la profession concernée.

Quand partir : âge, trimestres, retraite progressive

La page de service-public consacrée à la retraite des professions libérales donne les repères suivants pour les professions réglementées (vérification du 13 mai 2026).

RepèreCe que dit la page
Âge légal64 ans pour les personnes nées à partir du 1er janvier 1969. Pour les personnes nées plus tôt, un tableau fixe un âge inférieur selon l’année de naissance.
Durée de référenceElle varie selon la date de naissance. La page indique 172 trimestres pour les personnes nées à partir de 1966.
Retraite progressiveL’âge minimum est de 60 ans pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2025.

La date du 1er septembre 2025 compte : l’âge de 60 ans est lié à la date d’effet de la pension.

Les démarches

Pour un libéral réglementé, la page de service-public indique :

  1. la demande de retraite se dépose « au cours du trimestre précédent celui où il souhaite partir à la retraite » ;
  2. elle peut se faire en ligne, sur le site info-retraite.fr ;
  3. l’assuré doit également informer le guichet des formalités des entreprises de la cessation de son activité.

Les démarches des professions non réglementées sont différentes : elles ne sont pas traitées ici.

Et si votre profession n’est pas réglementée ?

Dans l’onglet réservé aux artisans, aux commerçants et aux libéraux non réglementés, service-public.fr donne deux repères pour la retraite de base :

  • le taux le plus favorable est le taux plein de 50 % ;
  • il est minoré de 1,25 % par trimestre manquant, pour les assurés nés à partir de 1953, et la décote s’applique au maximum sur 20 trimestres (la page ne précise pas si cette minoration s’entend en points de taux ou en pourcentage de la pension).

La page ne place ces deux repères que dans cet onglet. Ne les appliquez pas à une profession réglementée sans l’avoir vérifié auprès de votre caisse.

Exemple chiffré (profil fictif)

Situation. Marc est consultant, une profession libérale non réglementée. Il est né en 1970 : son âge légal est de 64 ans, soit 2034. Il a validé 160 trimestres. Pour sa génération, la durée de référence est de 172 trimestres (le nombre de trimestres validés est une hypothèse du profil fictif).

Problème. Il envisage de partir dès ses 64 ans. Combien de trimestres lui manquent-ils, et combien comptent pour la décote ?

Stratégie. Mesurer l’écart avant de fixer la date de départ, et comparer deux hypothèses : partir à 64 ans avec 160 trimestres, ou reporter le départ le temps de valider les trimestres manquants.

Résultat.

Départ à 64 ans, 160 trimestresVariante : 148 trimestresTrimestres complets
Trimestres manquants (172 moins les trimestres validés)12240
Trimestres retenus pour la décote (maximum de 20)12200

Au départ à 64 ans avec 160 trimestres, il manque 12 trimestres à Marc. Dans la variante à 148 trimestres, il en manque 24, mais la décote ne s’applique qu’au maximum sur 20 trimestres.

La page de service-public indique que le taux plein de 50 % « minoré de 1,25 % par trimestre manquant ». Elle ne précise pas si cette minoration s’entend en points de taux ou en pourcentage de la pension. Cet exemple n’en tire donc aucun taux ni aucun montant : le calcul exact se vérifie auprès de l’Assurance retraite.

Ce profil est fictif. Le nombre de trimestres validés est une hypothèse. Le calcul reprend les repères de service-public.fr pour les professions non réglementées (172 trimestres, plafond de 20 trimestres) et ne donne ni le montant d’une pension ni le résultat de votre dossier.

Ce qui change selon votre cas

  • Votre profession : réglementée ou non, et dans le premier cas, votre caisse. C’est elle qui fixe la retraite complémentaire.
  • Votre année de naissance : elle détermine l’âge légal et le nombre de trimestres de référence.
  • Votre date de départ : la retraite progressive à 60 ans dépend de la date d’effet de la pension.
  • Votre activité hors de France ou votre projet de départ de France : non traités ici. La règle dépend de votre situation, à examiner au cas par cas.
  • Vos autres sources de retraite : une page de référence ne peut pas les additionner. Aucun résultat n’est promis.

Questions fréquentes

Quelle caisse gère ma retraite si ma profession est réglementée ?

La retraite de base est gérée par la Cnavpl. La retraite complémentaire dépend de la caisse de votre profession, par exemple la CARMF pour les médecins ou la CAVEC pour les experts-comptables. Source : service-public.fr.

À quel âge peut-on partir à la retraite quand on est libéral ?

L’âge légal est de 64 ans pour les personnes nées à partir du 1er janvier 1969. Pour les personnes nées plus tôt, il est inférieur et dépend de l’année de naissance. Source : service-public.fr, page vérifiée le 13 mai 2026.

Quand faut-il déposer sa demande de retraite ?

Pour un libéral réglementé, au cours du trimestre précédent celui où l’on souhaite partir. La demande peut se faire en ligne. L’assuré doit également informer le guichet des formalités des entreprises de la cessation de son activité. Source : service-public.fr.

La retraite progressive est-elle possible dès 60 ans ?

Oui, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2025. Source : service-public.fr.

Quel est le montant minimal de cotisation à la retraite de base de la Cnavpl ?

573 € par an, selon la page de service-public vérifiée le 13 mai 2026.

Faire le point avant de fixer votre date de départ

Votre caisse, votre année de naissance et vos autres revenus de retraite changent la lecture de ces repères. Prenez rendez-vous avec Balmont Conseil, cabinet lyonnais installé depuis bientôt 14 ans, pour faire le point sur votre situation.

Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)

Sources officielles