L’apport d’un bien immobilier en SCI consiste, pour un particulier, à transférer la propriété d’un immeuble à une société civile immobilière en échange de parts sociales. L’associé devient ainsi propriétaire de parts, et plus de l’immeuble lui-même.
Comment réaliser l’apport d’un immeuble à une SCI ?
L’acte et l’évaluation
Comme tout transfert de propriété immobilière, l’apport se fait par acte notarié, publié au service chargé de la publicité foncière. Le bien reçoit une valeur d’apport, qui détermine le nombre de parts remises à l’apporteur. Un expert ou un commissaire aux apports peut être sollicité selon les cas.
Apport pur et simple ou avec dettes
L’apport est dit pur et simple lorsque la société ne reprend aucune dette. S’il est accompagné de la reprise d’un prêt, la société paie en partie l’immeuble. Cette différence peut changer le traitement fiscal, car une partie de l’opération peut alors être analysée comme une vente.
Un exemple fictif
Deux époux apportent un appartement estimé à 300 000 euros à une SCI. Chaque part vaut 1 000 euros. Ils reçoivent 300 parts, soit 150 chacun. Ils détiennent désormais la totalité du capital et peuvent, plus tard, donner des parts à leurs enfants plutôt que l’immeuble.
Quelles précautions fiscales et pratiques ?
- Sur le plan fiscal, l’apport peut être analysé comme une cession pour le calcul de la plus-value, selon le régime de la société et l’immeuble concerné ; une étude préalable est indispensable.
- Les droits d’enregistrement dépendent de la nature de l’apport et de la société qui le reçoit.
- Un bien acquis à crédit demande l’accord de la banque, qui peut exiger le remboursement ou une garantie.
- Le retour du bien dans le patrimoine personnel est coûteux ; l’opération se pense comme durable.
- Un bien commun aux époux ou indivis demande l’accord de tous les titulaires.
Cette technique sert surtout à organiser la détention familiale, la transmission progressive par donation de parts et la gestion à plusieurs.
Avant tout apport, il est utile de comparer l’opération avec d’autres solutions : conserver le bien en direct, le détenir en indivision ou recourir à une donation. Le choix dépend de la situation familiale et des objectifs du propriétaire.
À consulter aussi dans le lexique
Cette notion concerne votre patrimoine ?
Vous vous demandez ce que cette notion change pour votre situation ? Prenez rendez-vous avec Balmont Conseil, cabinet de gestion de patrimoine installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, pour en parler avec un conseiller.
Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon
Voir aussi
Source officielle
Définition à portée générale. Les règles applicables varient selon la situation : vérifiez-les sur les sites officiels ou auprès d’un professionnel avant toute décision.