Le mashkon (en hébreu, « gage ») est, dans la loi juive (halakha), un bien remis ou affecté par un débiteur à son créancier pour garantir le remboursement d’un prêt. Il joue le rôle d’une sûreté : si la dette n’est pas payée, le créancier a un droit sur ce bien.
Comment ça marche
Le prêt est garanti par un objet de valeur. Le créancier conserve le bien en garantie jusqu’au remboursement, puis le restitue. La tradition encadre cette pratique par des règles destinées à protéger le débiteur.
Des protections pour le débiteur
Les textes juridiques de la tradition juive prévoient des limites à la prise de gage : certains biens indispensables à la vie ou au travail du débiteur ne peuvent pas être saisis, ou doivent lui être rendus lorsqu’il en a besoin. Le détail varie selon les textes et les autorités rabbiniques.
Lien avec les prêts sans intérêt
La loi juive restreint l’intérêt perçu sur les prêts entre coreligionnaires (ribbit). Le gage est un moyen de sécuriser le prêteur sans passer par un taux d’intérêt. Des institutions communautaires de prêt gratuit (gemach) y ont parfois recours.
Comparaison avec le droit français
- Le gage de droit français est une sûreté portant sur un bien mobilier, qui donne au créancier un droit de préférence sur ce bien.
- L’hypothèque est la sûreté portant sur un bien immobilier.
- Le mashkon est une notion religieuse et morale ; le contrat reste régi par le droit français ou local, qui en détermine seul les effets juridiques.
Exemple (profil fictif)
Un prêteur avance 5 000 € sans intérêt et conserve une montre de valeur équivalente en garantie. Au remboursement de 5 000 €, il restitue la montre. Le prêteur n’a perçu aucun intérêt ; le gage a seulement protégé le capital.
Points de vigilance
- Un mashkon n’a pas de force juridique en droit français sans acte conforme aux règles civiles.
- Les prêts entre particuliers, même sans intérêt, peuvent avoir des conséquences fiscales et de preuve : formaliser le prêt par écrit est une précaution usuelle.
- Cette fiche décrit un principe de façon neutre ; elle ne constitue ni une prescription religieuse ni un conseil.
Termes voisins
Gemach, ribbit, heter iska, halvaah, gage, hypothèque.
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Voir aussi
Source officielle
Définition établie à partir des textes et de la doctrine administrative en vigueur au 4 novembre 2026.