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Lexique · Finance communautaire et religieuse

Tzedakah : définition, mécanisme et points clés

La tzedakah (écrite aussi tsedaka) est, dans le judaïsme, le devoir de donner aux personnes dans le besoin. Le mot vient d’une racine hébraïque qui renvoie à la justice (tsedek) : il désigne plutôt un acte de justice qu’un geste de charité facultatif.

Comment ça marche

Un commandement, pas une option

La tradition la présente comme un commandement qui s’impose à chacun, quelle que soit sa situation financière. Elle repose sur l’idée que les biens appartiennent à Dieu et que leur détenteur en est l’administrateur. Les textes bibliques prévoient par exemple de laisser une partie des récoltes aux pauvres.

Quelle part donner

La tradition rabbinique (halakha) évoque jusqu’à un cinquième du revenu, soit 20 %, et beaucoup de pratiquants donnent 10 %, ce qui correspond à la notion de dîme (maasser). Ces parts relèvent d’une pratique religieuse : elles varient selon les courants et les personnes.

Les huit niveaux de Maïmonide

Dans le Mishné Torah, Maïmonide classe les dons en huit niveaux. Le plus élevé consiste à aider une personne à devenir autonome, par un prêt, un partenariat ou un emploi. Viennent ensuite le don anonyme à un bénéficiaire inconnu, le don anonyme à un bénéficiaire connu, le don public, le don avant toute demande, le don suffisant après demande, le don volontaire mais insuffisant, et enfin le don fait à contrecœur.

Différence avec la finance conventionnelle

Un placement cherche un rendement. La tzedakah n’en cherche aucun : c’est un transfert sans contrepartie, prélevé sur le revenu ou le patrimoine. Le prêt sans intérêt à une personne en difficulté, pratiqué dans certaines communautés, en est la forme que la tradition juge la plus haute.

Points de vigilance

  • Le traitement fiscal en France dépend de l’organisme qui reçoit le don. Un don à un organisme d’intérêt général ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 66 % du don, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Exemple fictif : un don de 300 € donne 198 € de réduction.
  • Les règles religieuses ne se confondent pas avec les règles fiscales.
  • Cette fiche décrit un principe religieux, sans le recommander ni le déconseiller.

Termes voisins

Maasser (dîme), gemach, zakat, don manuel, réduction d’impôt pour dons, yovel.

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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon

Source officielle

fr.wikipedia.org/wiki/Tsedaka · service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F426