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Accueil / Blog / Un chirurgien-dentiste à 150 000 € de bénéfice doit-il exercer en SELARL plutôt qu’en nom propre, et une holding change-t-elle quelque chose ?

30 octobre 2026

Un chirurgien-dentiste à 150 000 € de bénéfice doit-il exercer en SELARL plutôt qu’en nom propre, et une holding change-t-elle quelque chose ?

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Publié le :
30 octobre 2026

Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil, conseil en gestion de patrimoine à Lyon

Alexis Sagnier

En résumé…

Oui, si vous ne dépensez pas tout votre bénéfice ; non, si vous en avez besoin pour vivre. À 150 000 € de bénéfice et 90 000 € de rémunération, la SELARL (société d’exercice libéral à responsabilité limitée) laisse 46 000 € dans la société après impôt sur les sociétés, contre 32 230 € d’épargne après impôt sur le revenu en nom propre, pour le même niveau de vie : 13 770 € de plus la première année. Mais l’avantage est un report d’impôt, pas une économie définitive : si vous sortez ces 46 000 € d’un seul coup en dividendes, il ne reste que 31 556 €, soit 674 € de moins qu’en nom propre, avant les cotisations dues au-delà de 10 % du capital social. Les cotisations à la Caisse autonome de retraite des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes (CARCDSF) baissent d’environ 6 192 € par an, et vous perdez environ 9,4 points de retraite complémentaire par an. Une holding est permise aux chirurgiens-dentistes : l’Ordre l’autorise sous conditions, mais les cotisations sur les dividendes qu’elle reçoit restent un point à risque.

1. Ce qui change entre le nom propre et la SELARL

En nom propre, tout le bénéfice entre dans votre impôt sur le revenu, quelle que soit la somme que vous retirez pour vivre. En SELARL, la société paie l’impôt sur les sociétés sur son résultat, et vous êtes imposé personnellement sur ce que la société vous verse : rémunération et dividendes.

Nom propreSELARL (société à l’impôt sur les sociétés)
Impôt sur le bénéficeImpôt sur le revenu au barème sur tout le bénéfice : 30 % jusqu’à 84 577 €, 41 % jusqu’à 181 917 €, 45 % au-delàImpôt sur les sociétés : 25 %, ou 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice si le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions d’euros, si le capital est entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques
Impôt sur ce que vous touchezCompris dans le bénéficeImpôt sur le revenu sur la rémunération, puis prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % sur les dividendes
Cotisations socialesSur tout le bénéficeSur la rémunération du gérant, et sur les dividendes au-delà de 10 % du capital social
Argent qui reste dans la structureAucunLe résultat non distribué, après impôt sur les sociétés

Le statut social dépend de votre part du capital. Le gérant qui détient plus de la moitié des parts est travailleur non salarié et relève de la Sécurité sociale des indépendants. Le gérant minoritaire est assimilé salarié, avec les mêmes cotisations qu’un cadre sauf l’assurance chômage. La CARCDSF ne publie, sur les pages que nous avons consultées, aucune règle propre aux gérants de SELARL : nous retenons comme hypothèse que la rémunération du gérant majoritaire est déclarée à la caisse comme un revenu non salarié, et vous devez obtenir sa confirmation écrite avant de bâtir un montage.

Une SELARL peut aussi opter pour l’impôt sur le revenu pendant cinq exercices, sans renouvellement possible, si elle a moins de cinq ans, moins de 50 salariés et moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de total de bilan. Dans ce cas, l’impôt est dû directement par les associés. Cet article traite de la SELARL à l’impôt sur les sociétés, qui est la règle par défaut.

2. La rémunération du gérant : déductible, mais soumise aux cotisations CARCDSF

La rémunération du gérant est déductible du résultat de la société si elle correspond à un travail effectif et si elle n’est pas excessive par rapport au service rendu. Elle est ensuite imposée chez vous à l’impôt sur le revenu, avec les autres revenus de votre foyer. Depuis le 1er janvier 2024, la rémunération technique versée à un associé pour son activité libérale est imposée comme un bénéfice non commercial, sans la déduction forfaitaire de 10 % ; la rémunération du mandat de gérant reste dans la catégorie des traitements et salaires.

Les cotisations 2026 de la CARCDSF sont appelées sur le revenu de 2025. Elles couvrent quatre régimes (le plafond annuel de la sécurité sociale, ou PASS, est de 48 060 € en 2026) :

Régime CARCDSFCotisation 2026Valeur du point 2026
Retraite de base des libéraux8,73 % du revenu jusqu’à 1 PASS (48 060 €), puis 1,87 % jusqu’à 5 PASS (240 300 €)0,6599 €
Retraite complémentaireForfait de 3 210,60 € + 11,35 % du revenu entre 31 239 € (0,65 PASS) et 240 300 €31,82 €
Prestations complémentaires de vieillesse (PCV)Forfait de 1 663,60 € + 0,725 % du revenu jusqu’à 240 300 € ; l’Assurance maladie prend en charge une partie de ces cotisationsTableau de la caisse, selon la date d’acquisition
Invalidité-décèsForfait de 1 235 €Sans objet

Depuis avril 2026, la réforme de l’assiette sociale s’applique : les cotisations se calculent sur le revenu sans déduction des cotisations sociales, diminué d’un abattement forfaitaire de 26 %. Pour le dirigeant d’une société à l’impôt sur les sociétés, l’assiette reprend les rémunérations et les dividendes. La page de la CARCDSF sur la déclaration de revenus indique que cette réforme modifie le calcul de vos cotisations, sans détailler son effet sur chaque régime. Les points du régime de base se calculent au prorata de la cotisation (557 points au maximum sur la première tranche, 25 sur la seconde, d’après la Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales). Hypothèse de calcul : nous appliquons l’abattement de 26 % aux trois régimes de la CARCDSF. Si la caisse lisait le revenu sans abattement, l’économie de cotisations de la SELARL serait de 8 367 € par an au lieu de 6 192 €.

3. Les dividendes : prélèvement de 31,4 % et seuil de 10 % du capital

Les dividendes sont des revenus de capitaux mobiliers. Ils subissent par défaut le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez opter pour le barème de l’impôt sur le revenu, avec un abattement de 40 % sur les dividendes.

Pour le gérant majoritaire, les dividendes ne sont pas soumis aux cotisations sociales tant qu’ils ne dépassent pas 10 % du capital social. La part au-delà supporte les cotisations et contributions suivant les mêmes modalités que la rémunération du dirigeant, selon le simulateur de l’Urssaf. Les pages officielles que nous avons lues décrivent cette règle pour la société à responsabilité limitée (SARL) ; nous l’appliquons à la SELARL, qui en est une variante, et la CARCDSF ne dit pas comment cette part entre dans ses propres cotisations.

Avec un capital de 10 000 €, le seuil est de 1 000 € de dividendes par an. C’est le premier point du montage : distribuer au-delà revient à rémunérer, avec des cotisations en plus du prélèvement. La SELARL sert donc surtout à laisser du résultat dans la société, pas à le sortir moins cher.

4. La retraite CARCDSF : le vrai coût de la SELARL

La retraite de base ne change pratiquement pas : dès que l’assiette dépasse 1 PASS, la première tranche donne le maximum de points. Le régime complémentaire, lui, suit le revenu. Le mémento 2025 de la CARCDSF indique 6 points pour le forfait, et des points proportionnels : 6 476 € de cotisation proportionnelle donnent 12,22 points pour 100 000 € de revenu, soit un point pour environ 530 €. Nous en déduisons pour 2026 un point à 535,10 € de cotisation (forfait de 3 210,60 € divisé par 6 points). C’est une hypothèse de calcul, la caisse ne publiant pas encore le barème de points 2026 sur les pages consultées.

À 150 000 € de revenu, le dentiste acquiert environ 22,92 points complémentaires par an ; à 90 000 € de rémunération, environ 13,50 points. L’écart de 9,42 points retire environ 300 € de pension annuelle pour chaque année passée en SELARL à ce niveau, soit environ 7 492 € par an après 25 ans, avec le point à 31,82 € en 2026. En contrepartie, vous économisez 5 039 € de cotisation complémentaire par an : un point coûte environ 535 € et verse 31,82 € par an à vie, soit un rendement d’environ 5,9 % par an. Ces 5 039 € peuvent donc être placés ailleurs, à condition que le placement dépasse ce rendement. L’écart sur le régime de base (4,62 points, soit 3,05 € par an) est négligeable. Les prestations complémentaires de vieillesse ne sont pas chiffrées en points.

5. Le calcul sur 150 000 € de bénéfice

Cas type

Situation. Un chirurgien-dentiste de 45 ans, conventionné, célibataire, sans autre revenu. Son bénéfice avant cotisations personnelles est de 150 000 € par an, stable. Il vit avec environ 59 349 € nets par an, après cotisations et impôt.

Problème. En nom propre, la CARCDSF prélève 22 238 € (retraite de base 6 271 €, complémentaire 12 263 €, prestations complémentaires de vieillesse 2 468 €, invalidité-décès 1 235 €) et l’impôt sur le revenu atteint 36 183 € sur 127 762 € de revenu imposable. Il lui reste 91 579 €, dont 32 230 € d’épargne une fois son niveau de vie de 59 349 € servi. Cette épargne a subi la tranche à 41 %.

Stratégie. Il passe en SELARL avec un capital de 10 000 €, dont il détient la majorité. Hypothèse de répartition : le résultat de 150 000 € se partage en 90 000 € de rémunération brute de gérant, 3 000 € de frais annuels supplémentaires de comptabilité et de formalités (hypothèse de travail), un impôt sur les sociétés, 1 000 € de dividendes (10 % du capital, donc sans cotisations) et le reste laissé dans la société. La rémunération supporte 16 047 € de cotisations CARCDSF et 15 290 € d’impôt sur le revenu. Les 1 000 € de dividendes paient 314 € de prélèvement forfaitaire. Le résultat imposable de la société est de 57 000 € : 10 000 € d’impôt sur les sociétés (15 % sur 42 500 €, 25 % sur le solde).

Résultat. Le dentiste touche 59 349 € nets, soit le niveau de vie de départ. La société garde 46 000 € : 13 770 € de plus que les 32 230 € d’épargne du nom propre, la première année. Si ces 46 000 € sortent plus tard en une fois en dividendes, le prélèvement de 31,4 % les ramène à 31 556 €, soit 674 € de moins qu’en nom propre, avant les cotisations dues au-delà du seuil de 10 %. La SELARL gagne donc quand l’argent reste dans la société, pour un projet ou pour plusieurs années, et perd son avantage quand il en sort d’un coup. Côté retraite : 9,4 points complémentaires de moins par an.

Ce calcul est un ordre de grandeur. Il retient uniquement les cotisations de la CARCDSF. Les cotisations dues à l’Urssaf (allocations familiales, contribution sociale généralisée, contribution pour le remboursement de la dette sociale, contribution à la formation professionnelle) s’appliquent aussi, à la rémunération en SELARL et au bénéfice en nom propre, et leurs taux 2026 n’ont pas pu être lus sur une page officielle accessible : elles ne sont donc pas chiffrées, et elles avantageraient un peu plus la SELARL. Le calcul applique le barème de l’impôt sur le revenu des revenus 2025 pour une part, sans la déduction de 10 % sur la rémunération du mandat de gérant, qui réduirait l’impôt. Il ignore la décote, les charges de famille et les frais de création de la société.

Selon la rémunération choisie

Rémunération du gérantNet perso après cotisations, impôt et prélèvementReste dans la société (après impôt sur les sociétés)Points complémentaires par an
60 000 €40 740 €68 500 €8,79
90 000 €59 349 €46 000 €13,50
120 000 €76 391 €21 950 €18,21
Nom propre (150 000 € de bénéfice)91 579 €0 €22,92

Plus la rémunération monte, moins la société accumule. À 120 000 € de rémunération, il ne reste que 21 950 € dans la société, et le montage ne vaut plus ses frais de fonctionnement.

6. Une holding change-t-elle quelque chose ?

Une holding est une société qui détient les parts de la SELARL. Pour les chirurgiens-dentistes, la forme prévue est la société de participations financières de profession libérale (SPFPL). Une note de l’Ordre des chirurgiens-dentistes (version du 30 septembre 2020) indique que la SPFPL peut détenir des parts de sociétés d’exercice libéral de chirurgiens-dentistes, qu’elle ne peut détenir de participations que dans deux de ces sociétés, et que plus de la moitié de son capital et de ses droits de vote doit appartenir à des chirurgiens-dentistes. Le modèle de statuts de SELARL de l’Ordre (version de novembre 2025) autorise la majorité des praticiens à être détenue par l’intermédiaire d’une SPFPL, sans fixer de plafond de pourcentage. Les textes de référence sont ceux de l’ordonnance n° 2023-77, citée par l’Ordre : votre avocat confirme les règles en vigueur avant toute création.

L’intérêt est le régime mère-fille. Les dividendes reçus par une société soumise à l’impôt sur les sociétés d’une filiale dont elle détient au moins 5 % du capital, en pleine propriété ou en nue-propriété et pendant deux ans au moins, sont exonérés, sous réserve d’une quote-part de frais et charges de 5 % du dividende, crédit d’impôt compris (articles 145 et 216 du code général des impôts). À l’impôt sur les sociétés de 25 %, cela fait 1,25 % du dividende.

Les dividendes se partagent en principe au prorata des parts. Si la holding détient 90 % de la SELARL du cas type (hypothèse de calcul), elle reçoit 41 400 € sur 46 000 € distribués, et paie 517,50 € d’impôt sur les sociétés, contre 13 000 € de prélèvement forfaitaire si cette part était versée directement au dentiste. Les 4 600 € qui reviennent au dentiste, détenteur de 10 % des parts, restent exposés au seuil de 10 % du capital. Mais cette économie est un report : si les 41 400 € passent ensuite de la holding au dentiste, le prélèvement de 31,4 % s’applique de nouveau et il reste 28 045 €, contre 28 400 € en versement direct. Ce qui reste dans la holding sert à investir (immobilier, société civile de placement immobilier, assurance-vie) sans passer par votre impôt sur le revenu.

Deux limites restent à vérifier avec votre expert-comptable :

  • Les cotisations. Le 19 octobre 2023, la Cour de cassation a confirmé l’assujettissement à cotisations de dividendes versés par une SELARL à une société de participations financières qui détenait 99 % de ses parts ; le gérant en détenait 1 % directement, et la holding appartenait pour moitié à lui et pour moitié à son conjoint. Le ministère juge, dans sa réponse publiée au Sénat le 27 février 2025, qu’il s’agit d’un cas d’espèce, et non d’un arrêt de principe. Une holding qui détient presque tout le capital reproduit ce schéma.
  • Le taux réduit de 15 %. Il suppose un capital détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Si une holding détient 90 % de la SELARL, la façon dont cette condition s’apprécie n’est pas établie par les sources que nous avons lues : faites-la confirmer avant de compter sur ce taux.

7. Comment décider

  • Votre niveau de vie coûte moins que votre bénéfice. Au-delà de ce que vous dépensez, chaque euro non distribué est imposé à 15 % ou 25 % au lieu de 41 %. C’est le cas du dentiste du cas type : 46 000 € restent dans la société.
  • Vous avez un projet financé par la société : fauteuil, imagerie, local professionnel, deuxième cabinet. L’argent n’a pas à sortir.
  • Vous voulez tout dépenser ou tout épargner à titre personnel. Le nom propre est plus simple, plus protecteur pour la retraite et sans frais de société.
  • Vous voulez maximiser votre retraite CARCDSF. Plus la rémunération est basse, moins vous acquérez de points complémentaires.

8. Que faire de l’argent qui sort

Ce qui sort de la société alimente vos placements personnels. Pour un bénéfice de 150 000 €, le plan d’épargne retraite (PER) se déduit à hauteur du plus élevé entre 10 % du bénéfice imposable de l’année précédente (retenu jusqu’à 8 PASS) et 10 % du PASS (4 710 € pour un versement en 2026). En SELARL, la base retenue pour les gérants est leur rémunération, nette des cotisations ; les dividendes n’y sont pas cités. Dans notre cas, cela donne environ 12 776 € de plafond en nom propre contre environ 7 395 € en SELARL, avec les seules cotisations modélisées. Le détail figure sur la page plafond de déduction du PER. Les autres pistes sont le PER individuel, les parts de société civile de placement immobilier (SCPI) et le statut de loueur en meublé non professionnel. Notre article sur la gestion de patrimoine d’un médecin à Lyon montre comment ces choix s’articulent pour une profession de santé voisine.

Questions fréquentes

Une SELARL de chirurgien-dentiste est-elle imposée à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu ?

Par défaut à l’impôt sur les sociétés : 25 %, ou 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice pour une société dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions d’euros, dont le capital est entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Une option pour l’impôt sur le revenu existe pendant cinq exercices, sous conditions : société de moins de cinq ans, moins de 50 salariés, moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires ou de bilan.

À partir de quel montant les dividendes d’une SELARL supportent-ils des cotisations sociales ?

Pour le gérant majoritaire, au-delà de 10 % du capital social. Avec un capital de 10 000 €, les 1 000 premiers euros de dividendes annuels sont exonérés de cotisations ; la part au-delà suit les mêmes modalités que la rémunération du dirigeant, selon le simulateur de l’Urssaf. Les dividendes subissent dans tous les cas le prélèvement forfaitaire de 31,4 %, ou le barème avec un abattement de 40 %.

La SELARL réduit-elle ma retraite CARCDSF ?

Elle réduit surtout le régime complémentaire, dont les points suivent le revenu déclaré : 31,82 € de pension annuelle par point en 2026. La retraite de base ne change presque pas tant que l’assiette dépasse 1 PASS (48 060 €), car la première tranche donne alors le maximum de points. Dans le cas étudié, l’écart est d’environ 9 points complémentaires par an, soit environ 300 € de pension annuelle pour chaque année passée en SELARL à 90 000 € de rémunération.

Un chirurgien-dentiste peut-il détenir sa SELARL par une holding ?

Oui : l’Ordre des chirurgiens-dentistes prévoit la société de participations financières de profession libérale (SPFPL), qui peut détenir des parts de SELARL de chirurgiens-dentistes, dans la limite de deux sociétés, avec plus de la moitié de son capital et de ses droits de vote détenue par des chirurgiens-dentistes. Les cotisations sur les dividendes et le taux réduit d’impôt sur les sociétés restent à faire confirmer par votre expert-comptable.

Notre position

Nous n’intervenons ni sur les statuts de la SELARL, ni sur la création d’une holding, ni sur la comptabilité : c’est le travail de votre avocat et de votre expert-comptable, qui valident le montage et la rémunération. Notre rôle porte sur l’emploi des sommes qui sortent de la société ou qui restent dans la holding, et sur l’écart de retraite : PER, SCPI, immobilier, assurance-vie. Nous percevons des commissions sur les contrats souscrits via notre cabinet.

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Alexis Sagnier, conseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF. ORIAS 13003497. Mis à jour le 28/10/2026.

Sources officielles consultées

  • Service-Public Entreprendre, « Société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) » (impôt sur les sociétés, option pour l’impôt sur le revenu, régime social du gérant, rémunération technique des associés), vérifiée le 21 février 2026 : entreprendre.service-public.gouv.fr
  • Service-Public Entreprendre, « Imposition de la rémunération du dirigeant » (rémunération non excessive, barème des revenus 2025), vérifiée le 21 février 2026 : entreprendre.service-public.gouv.fr
  • Service-Public Entreprendre, « Revenus du dirigeant » (dividendes du gérant majoritaire de SARL, seuil de 10 % du capital social), vérifiée le 26 avril 2024 : entreprendre.service-public.gouv.fr
  • Service-Public Entreprendre, « Imposition des dividendes perçus par les associés » (prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, option pour le barème et abattement de 40 %), vérifiée le 21 février 2026 : entreprendre.service-public.gouv.fr
  • Service-Public Entreprendre, « Réforme de l’assiette sociale des travailleurs indépendants » (abattement forfaitaire de 26 %, application depuis avril 2026), 20 avril 2026 : entreprendre.service-public.gouv.fr
  • Direction générale des Finances publiques, « Réforme de l’assiette sociale » (praticiens et auxiliaires médicaux, entreprise individuelle et société à l’impôt sur les sociétés, avril 2026) : impots.gouv.fr
  • Mon-entreprise.urssaf.fr, simulateur de versement de dividendes (part des dividendes dépassant 10 % du capital social soumise aux cotisations et contributions) : mon-entreprise.urssaf.fr
  • CARCDSF, « Montant des cotisations » (cotisations 2026 des quatre régimes, revenu 2025) : carcdsf.fr
  • CARCDSF, « Quels régimes composent ma retraite ? » (valeurs du point 2026 du régime de base et du régime complémentaire) : carcdsf.fr
  • CARCDSF, « Déclaration de revenus » (application de la réforme de l’assiette sociale aux cotisations) : carcdsf.fr
  • CARCDSF, mémento chirurgiens-dentistes 2025 (points du régime complémentaire, barème 2025) : carcdsf.fr
  • Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales, « Comprendre sa retraite » (557 et 25 points au maximum, calcul au prorata de la cotisation, point à 0,6599 € au 1er janvier 2026) : cnavpl.fr
  • BOFiP, BOI-IS-BASE-10-10-10-10 (régime fiscal des sociétés mères et filiales : exonération, quote-part de 5 %), version du 26/06/2024 : bofip.impots.gouv.fr
  • BOFiP, BOI-IS-BASE-10-10-10-20 (participation d’au moins 5 %, conservation de deux ans, pleine ou nue-propriété), version du 03/06/2020 : bofip.impots.gouv.fr
  • BOFiP, BOI-IS-BASE-10-10-20 (quote-part de frais et charges de 5 % du produit total des participations, crédit d’impôt compris, article 216 du code général des impôts), version du 26/06/2024 : bofip.impots.gouv.fr
  • BOFiP, BOI-IR-BASE-20-50-20 (plafond de déduction des versements d’épargne retraite, rémunérations des gérants de l’article 62 du code général des impôts), version du 17/02/2026 : bofip.impots.gouv.fr
  • Sénat, question écrite n° 02878, réponse du ministère publiée le 27/02/2025 (arrêt de la Cour de cassation du 19 octobre 2023 sur les dividendes versés à une société de participations financières) : senat.fr
  • Ordre national des chirurgiens-dentistes, « Société de participations financières de profession libérale de chirurgiens-dentistes », version du 30 septembre 2020 : ordre-chirurgiens-dentistes.fr
  • Ordre national des chirurgiens-dentistes, « Modèle de statuts de société d’exercice libéral », version de novembre 2025 (détention du capital, SPFPL, gérance) : ordre-chirurgiens-dentistes.fr

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Fort de bientôt 14 ans d'expertise en ingénierie financière, Alexis Sagnier accompagne les dirigeants et expatriés dans la sécurisation de leurs enjeux transfrontaliers.
Fondateur de Balmont Conseil en 2013, il chiffre chaque recommandation en euros (impôt, frais, transmission) avant toute décision.
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