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Fiscalité et résidence

Vivre au Zimbabwe : barème des salaires de 0 à 40 %, impôt de 15 % sur les loyers non résidentiels, convention à 10, 15 et 20 %

Cette page rapporte ce que publient l’administration fiscale du Zimbabwe (ZIMRA), le BOFiP et impots.gouv.fr. Les barèmes de l’impôt sur les salaires (PAYE) les plus récents listés par ZIMRA sont ceux de 2025 : en dollars américains, de 0 % jusqu’à 1 200 USD par an à 40 % au-delà de 36 000 USD, avec une contribution « AIDS Levy » de 3 % de l’impôt. Un avis de ZIMRA daté du 05/02/2026 fixe, à compter du 1er janvier 2026, un impôt présomptif de 15 % des loyers bruts, hors partie occupée à titre résidentiel. La convention franco-zimbabwéenne de 1993 plafonne la retenue sur les dividendes à 10, 15 ou 20 %, et à 10 % sur les intérêts et redevances.

Le critère de résidence fiscale des personnes physiques en droit interne n’est pas détaillé ici : les pages de ZIMRA lues ne le reproduisent pas.

Résidence fiscale : ce que précisent les pages lues

La page de ZIMRA sur le PAYE ne traite pas de la résidence. La page des dates de paiement distingue des retenues « résidents » et « non-résidents » sans définir ces statuts. Le seuil de jours et les autres critères de la loi interne ne sont donc pas détaillés ici.

Pour une double résidence entre la France et le Zimbabwe, l’article 4 de la convention du 15 décembre 1993 prévoit ce qui suit.

  • Est résidente toute personne que la législation d’un État assujettit à l’impôt dans cet État, hors imposition à raison des seuls revenus de source locale.
  • Pour une personne physique : foyer d’habitation permanent, puis centre des intérêts vitaux si elle a un foyer dans les deux États.
  • À défaut, séjour habituel, puis nationalité ; sinon les autorités compétentes tranchent d’un commun accord.

Le seuil de 183 jours de l’article 15 § 2 concerne les salariés travaillant dans l’autre État ; il ne définit pas la résidence.

Salaires : le barème PAYE en dollars américains pour 2025

La page des barèmes de ZIMRA liste comme plus récents les tableaux « USD Jan-Dec 2025 » et « ZWG 2025 » ; elle n’en liste pas pour 2026. Le tableau en dollars applique le taux de la tranche au revenu imposable entier, puis retranche le montant à déduire.

Revenu annuel imposable (USD)Équivalent mensuel (USD)TauxMontant à déduire (USD par an)
de 0 à 1 200jusqu’à 1000 %aucun
de 1 201 à 3 600de 100,01 à 30020 %240
de 3 601 à 12 000de 300,01 à 1 00025 %420
de 12 001 à 24 000de 1 000,01 à 2 00030 %1 020
de 24 001 à 36 000de 2 000,01 à 3 00035 %2 220
36 001 et plus3 000,01 et plus40 %4 020

La page de ZIMRA sur le PAYE précise les points suivants.

  • L’employeur déduit l’impôt avant paiement et le reverse au plus tard le 10 du mois suivant ; une contribution « AIDS Levy » de 3 % s’ajoute à l’impôt.
  • Les crédits d’impôt pour personnes âgées, aveugles ou handicapées s’élèvent à 900 USD par an, ou l’équivalent en ZWG.
  • Pour les revenus en ZWG, le seuil d’exonération est de 2 800 ZWG par mois et la tranche à 40 % commence à 84 000,01 ZWG par an ; un salaire mixte suit les tableaux en dollars.

Revenus du capital : ce que publie ZIMRA

La page des taux de ZIMRA, rattachée à la rubrique des entreprises, liste un taux de 20 % pour les dividendes d’une société constituée hors du Zimbabwe (référence 14(5) de la loi de finances). Elle ne précise pas les bénéficiaires visés.

La page des dates de paiement liste les retenues à la source sans taux : 30 jours pour l’impôt des actionnaires non-résidents, 10 jours pour celui des actionnaires résidents, l’impôt des résidents sur les intérêts et les impôts des non-résidents sur honoraires, remises de fonds et redevances, 3 jours ouvrés pour la retenue sur plus-values. Les taux de droit interne sur dividendes, intérêts et redevances ne sont pas détaillés ici.

Pour les personnes de 55 ans et plus, ZIMRA mentionne l’exonération des 3 000 premiers USD par an d’intérêts sur dépôts auprès d’institutions financières.

Immobilier : loyers et plus-values

L’avis de ZIMRA n° 08 de 2026, daté du 05/02/2026, applique la loi de finances de 2025 (loi n° 7 de 2025) : à compter du 1er janvier 2026, un impôt présomptif de 15 % s’applique au loyer brut perçu. L’avis indique :

  • l’impôt est libératoire, sans déduction, et ne s’impute pas sur un autre impôt sur le revenu ;
  • il est payable par le propriétaire, le bailleur, le preneur ou le sous-preneur ; si celui-ci ou son agent ne le verse pas, ZIMRA peut désigner le locataire pour le payer directement ;
  • la partie occupée à titre résidentiel n’y est pas soumise ;
  • un propriétaire non résident doit désigner un représentant résident au Zimbabwe ;
  • la déclaration est due le 5 du mois suivant et le paiement le 10 du mois suivant la perception du loyer.

Pour les plus-values, la page de questions fréquentes de ZIMRA, non datée, retient 5 % de la plus-value pour un bien acquis avant le 22 février 2019 et 20 % pour un bien acquis après cette date. La plus-value est le prix de vente diminué des frais admis, dont une provision d’inflation de 2,5 % par an. La page des concessions pour les 55 ans et plus exonère totalement la plus-value sur la résidence principale vendue par une personne d’au moins 55 ans à la date de la vente.

Les conditions d’acquisition d’un bien immobilier par un étranger et les impôts de détention ne sont pas détaillés ici.

Succession, donation et régimes particuliers

Les pages de ZIMRA lues ne décrivent ni droits de succession ou de donation, ni régime réservé aux nouveaux résidents ou aux retraités étrangers. Elles détaillent seulement des concessions pour les personnes de 55 ans et plus :

  • un crédit d’impôt de 900 USD par an ;
  • une exonération de 1 500 USD sur les loyers ;
  • l’exonération des pensions d’un fonds de pension ou du Trésor si la personne a eu 55 ans avant le début de l’année d’imposition.

La convention France-Zimbabwe du 15 décembre 1993

Signée à Paris, la convention est entrée en vigueur le 5 décembre 1996 d’après le BOFiP. Elle vise les impôts sur le revenu, sur les gains en capital et sur la fortune (article 2). Le texte publié sur impots.gouv.fr prévoit notamment :

  • dividendes (article 10 § 2) : retenue plafonnée à 10 % du montant brut quand le bénéficiaire effectif est une société, autre qu’une société de personnes, qui détient directement au moins 25 % du capital de la société qui paie les dividendes, et à 15 % (source française) ou 20 % (source zimbabwéenne) dans les autres cas ;
  • intérêts (article 11 § 2) et redevances (article 12 § 2) : 10 % du montant brut ;
  • plus-values (article 13) : celles des biens immobiliers sont imposables là où ils se trouvent (§ 1) ; celles des actions, parts ou autres droits d’une société ou personne morale qui possède, directement ou par personnes interposées, des biens immobiliers situés dans un État sont imposables dans cet État lorsque sa législation les soumet au même régime que les gains immobiliers, hors immeubles affectés par la société à sa propre activité industrielle ou commerciale (§ 2) ; celles sur les biens autres que ceux des § 1 à 4, dans l’État de résidence du cédant (§ 5) ;
  • pensions (article 18) : les pensions et rémunérations similaires payées au titre d’un emploi antérieur ne sont imposables que dans l’État de résidence du bénéficiaire, sous réserve de l’article 19 § 1 ;
  • fortune (article 22) : les biens immobiliers et les actions visées à l’article 13 § 2 sont imposables dans l’État où se situent les biens (§ 1) ; les participations substantielles, dans l’État de résidence de la société (§ 2) ; les biens mobiliers d’un établissement stable ou d’une base fixe, dans l’État où il se trouve (§ 3) ; les navires et aéronefs exploités en trafic international, dans l’État du siège de direction effective de l’entreprise (§ 4) ; tous les autres éléments de la fortune ne sont imposables que dans l’État de résidence (§ 5).

Le détail figure sur notre page consacrée à la convention.

Ce que cette page ne traite pas

Elle ne détaille ni le critère de résidence fiscale de la loi zimbabwéenne, ni les taux de droit interne sur dividendes, intérêts et redevances, ni l’acquisition d’un bien par un étranger, ni les droits de succession, ni la sécurité sociale, ni les titres de séjour. Ces sujets se vérifient auprès de ZIMRA. Balmont Conseil n’est pas un cabinet d’avocats ni un fiscaliste local : la fiscalité locale se valide avec un professionnel installé au Zimbabwe. Ce qui relève de la France, notamment la déclaration de départ et les comptes à déclarer, est traité dans nos pages sur le domicile fiscal et l’exit tax.

Ce qui change selon votre cas

  • La nature de vos revenus : salaire, loyers, dividendes, intérêts, plus-values.
  • La monnaie de rémunération (dollars américains ou ZWG), qui détermine le tableau applicable.
  • Votre âge au regard du seuil de 55 ans des concessions, et le type de bien loué ou vendu.
  • Votre situation de résidence en France et au Zimbabwe, année par année.

La règle dépend de votre situation. Aucun résultat n’est promis.

Questions fréquentes

Quel barème s’applique aux salaires au Zimbabwe ?

D’après les tableaux de ZIMRA de 2025 en dollars américains : 0 % jusqu’à 1 200 USD par an, puis 20, 25, 30 et 35 %, et 40 % au-delà de 36 000 USD, avec un montant à déduire par tranche et une contribution de 3 %.

Les loyers sont-ils imposés au Zimbabwe ?

Un avis de ZIMRA du 05/02/2026 fixe un impôt présomptif de 15 % du loyer brut à compter du 1er janvier 2026, libératoire et sans déduction ; la partie occupée à titre résidentiel n’y est pas soumise.

Que prévoit la convention avec la France pour les dividendes ?

L’article 10 plafonne la retenue à 10 % pour une société qui détient directement au moins 25 % du capital, et à 15 % (source française) ou 20 % (source zimbabwéenne) dans les autres cas.

Comment le Zimbabwe définit-il le résident fiscal ?

Les pages de ZIMRA lues ne donnent pas ce critère. Pour départager une double résidence, la convention retient dans l’ordre le foyer d’habitation permanent, le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel puis la nationalité.

Faire le point avant de vous installer

Balmont Conseil, cabinet installé à Lyon depuis bientôt 14 ans, accompagne des dirigeants et des familles dont le patrimoine ou l’activité relie la France et l’étranger. Pour faire le point sur votre situation avant un départ vers le Zimbabwe, prenez rendez-vous.

Alexis SagnierConseiller en investissements financiers et immobiliers, courtier en assurances, certifié AMF
Fondateur de Balmont Conseil, Lyon (ORIAS 13003497)