Le rendement brut d’un placement mesure ses gains avant déduction des frais et des impôts. Le rendement net les déduit : c’est ce qui revient réellement à l’épargnant.

Comment ça marche

Entre les deux, plusieurs prélèvements s’intercalent : les frais de gestion et d’arbitrage, les frais d’entrée, les frais de l’enveloppe, puis la fiscalité (prélèvements sociaux et impôt sur le revenu) au moment où les gains sont retirés ou perçus.

Exemple chiffré fictif

Un placement affiche 4 % de rendement brut. Si ses frais annuels sont de 1 %, le rendement net de frais est de 3 %. Les prélèvements fiscaux au retrait réduisent encore le résultat. Ces chiffres sont purement illustratifs : ils ne présument aucun rendement futur.

Rendement net et rendement réel

Le rendement réel va un cran plus loin : il retire l’inflation, qui réduit le pouvoir d’achat. Un rendement net de 2 % pour une inflation de 2,5 % correspond à une baisse de pouvoir d’achat.

Que comparer ?

  • Toujours comparer des rendements nets de frais et de même durée.
  • Regarder le rendement sur plusieurs années, plutôt qu’une année isolée.
  • Se méfier de l’affichage d’un taux brut sans mention des frais.

Dans le document d’informations clés, les scénarios de performance sont présentés nets de frais, avec le détail des coûts d’entrée, de sortie, de transaction et récurrents. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

À retenir

  • Brut : avant frais et impôts ; net : après frais, et selon les cas après impôts.
  • Les frais s’accumulent et pèsent davantage sur la durée.
  • Le rendement réel tient compte de l’inflation.

Pour aller plus loin

Définitions liées

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