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Lexique · Patrimoine et finance

Ma’aser : définition, sens et pratique dans la tradition juive

Le ma’aser, mot hébreu qui signifie « dixième », est la dîme de la tradition juive : la pratique qui consiste à consacrer un dixième de ses revenus à des dons, notamment à des personnes dans le besoin. Il fait partie des usages d’entraide de la finance communautaire.

Comment ça marche

Le principe du dixième

À l’origine, le ma’aser portait sur les récoltes agricoles. Il s’est étendu, dans la pratique contemporaine, aux revenus d’une personne, d’où l’expression de « dixième des revenus ». Selon les familles et les courants, la base de calcul varie : revenus bruts, revenus nets ou gains seulement. Beaucoup de pratiquants versent le montant dû sur un fonds distinct ou à une association d’entraide.

Sa relation avec la tsedaka

Le ma’aser fixe une proportion régulière de dons, quand la tsedaka désigne plus largement l’obligation de donner. Le prêt sans intérêt entre personnes, le gemach, relève du même esprit d’entraide.

En droit français. Le ma’aser est une règle religieuse. Elle n’a pas de portée fiscale propre. Un don à un organisme éligible peut donner droit à une réduction d’impôt dans les conditions de la loi fiscale, indépendamment de la raison religieuse du don.

Un exemple fictif

Un foyer dont le revenu annuel de référence est de 50 000 euros décide de pratiquer le ma’aser. Le dixième est de 50 000 ÷ 10 = 5 000 euros par an, soit environ 417 euros par mois. Le foyer choisit de verser la somme à une association d’entraide. Les chiffres sont inventés.

Les points de vigilance

  • La base de calcul et les destinataires varient selon les communautés ; un conseil auprès d’un rabbin ou d’un spécialiste de la communauté permet de s’y tenir.
  • Un dixième du revenu est un effort important : il se mesure avec le budget du foyer, ses charges et son épargne.
  • Pour bénéficier d’une réduction d’impôt, il faut un reçu fiscal d’un organisme éligible ; un don remis directement à une personne n’en donne pas.
  • Dans un projet de transmission, les dons réguliers peuvent entrer dans la réflexion globale sur le patrimoine, sans effet automatique sur la succession.

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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon

Source officielle

Définition à portée générale. Les règles applicables varient selon la situation : vérifiez-les sur les sites officiels ou auprès d’un professionnel avant toute décision.