La déflation est une baisse durable et généralisée des prix, selon la Banque de France. Elle s’oppose à l’inflation, hausse durable et généralisée des prix.
Comment ça marche
Pourquoi la craindre ?
L’Eurosystème définit la stabilité des prix comme une inflation de 2 % par an à moyen terme dans la zone euro. Une inflation trop faible, a fortiori une baisse des prix, fait courir le risque d’un cercle vicieux avec la récession. La banque centrale agit donc pour ramener l’inflation vers son objectif.
Les moyens d’action
En temps normal, la banque centrale baisse ses taux directeurs : le crédit devient moins cher, la consommation et l’investissement repartent, l’inflation remonte. Lorsque l’inflation reste durablement sous l’objectif, l’Eurosystème peut aussi recourir à des instruments non conventionnels, comme les programmes d’achat d’actifs ou les refinancements ciblés à plus long terme.
Le quantitative easing
Cet outil vise explicitement à lutter contre le risque de déflation et de récession. La banque centrale achète massivement des titres, surtout de la dette publique, ce qui fait monter leur prix et baisser leur rendement. Le financement devient moins coûteux pour les ménages, les entreprises et les États.
Effet sur le patrimoine
Quand les prix baissent, le pouvoir d’achat d’une somme détenue augmente, mais les dettes pèsent plus lourd en valeur réelle. Pour un emprunteur, la déflation renchérit donc le coût réel du crédit.
À retenir
- Déflation = baisse durable et généralisée des prix.
- L’objectif est une inflation de 2 % par an à moyen terme ; une baisse durable des prix fait craindre une spirale déflationniste.
- Réponses : baisse des taux directeurs, puis instruments non conventionnels comme le quantitative easing.
Pour aller plus loin
Définitions liées
Voulez-vous faire le point sur votre situation ? Prendre rendez-vous