La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) s’ajoute à l’impôt sur le revenu des foyers fiscaux dont le revenu fiscal de référence dépasse un seuil. Elle ne concerne que les plus hauts revenus.
Comment ça marche
Seuils et taux
- Célibataire, veuf, séparé ou divorcé : 0 % jusqu’à 250 000 € de RFR, 3 % de 250 001 € à 500 000 €, 4 % au-delà de 500 000 €.
- Couple marié ou pacsé imposé en commun : 0 % jusqu’à 500 000 €, 3 % de 500 001 € à 1 000 000 €, 4 % au-delà de 1 000 000 €.
Les seuils n’augmentent pas avec le nombre de personnes à charge. Chaque taux ne s’applique qu’à la part du RFR située dans sa tranche.
Exemples
La fiche officielle donne deux cas : un célibataire à 400 000 € de RFR paie (400 000 − 250 000) × 3 % = 4 500 € ; à 550 000 €, il paie 250 000 × 3 % + 50 000 × 4 % = 9 500 €.
Atténuation et contribution différentielle
Un lissage (mécanisme du quotient) peut réduire l’imposition si les revenus sont exceptionnels, sur demande au centre des finances publiques.
La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), instaurée par la loi de finances pour 2025 et reconduite par celle pour 2026, vise une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus, pour les revenus de 2025 et de 2026. Ses seuils de RFR sont de 250 000 € et 500 000 €. Une déclaration spécifique est à souscrire en fin d’année.
À retenir
- S’ajoute à l’impôt sur le revenu au-delà de 250 000 € de RFR (personne seule) ou 500 000 € (couple).
- Taux de 3 % puis 4 %, appliqués tranche par tranche.
- La CDHR, reconduite en 2026, vise un taux d’imposition plancher de 20 %.
Pour aller plus loin
Définitions liées
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