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Épargne
Assurance-vie, PER, contrat de capitalisation : ce qu’ils vous rapportent, ce qu’ils vous coûtent.
Le premier sujet de nos clients. Trois outils pour le chiffrer vous-même, puis un conseiller en investissements financiers pour décider.
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Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande sur l’épargne.
Faut-il fermer une vieille assurance-vie pour en ouvrir une moins chère ?
Rarement. Un contrat de plus de huit ans vaut par sa date : sur les gains retirés, 4 600 € par an d’abattement pour une personne seule, 9 200 € pour un couple (article 125-0 A du CGI). Le fermer, c’est remettre ce compteur à zéro.
La bonne question est donc chiffrée : ce que le contrat coûte chaque année en frais, face à ce que vaut son antériorité. Souvent, on garde l’ancien contrat sans plus l’alimenter, on réduit ses frais en changeant de supports, et les nouveaux versements vont ailleurs. Un transfert vers un autre contrat du même assureur conserve même l’antériorité (loi PACTE du 22 mai 2019).
PER ou assurance-vie : lequel alimenter en premier ?
Tout dépend de votre tranche d’imposition. Un versement sur un PER se déduit du revenu imposable, dans la limite de 10 % des revenus professionnels (article 163 quatervicies du CGI) : 10 000 € versés dans une tranche à 41 % économisent 4 100 € d’impôt dès l’année suivante.
En contrepartie, l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, hors cas de déblocage anticipé, et elle est imposée à la sortie. L’assurance-vie ne déduit rien, mais reste disponible. À partir d’une tranche à 30 %, le PER passe souvent en premier ; en dessous, l’assurance-vie.
Que devient mon assurance-vie si je pars vivre à l’étranger ?
Le contrat continue : il n’y a rien à fermer au départ. Ce qui change, ce sont les règles du pays d’arrivée et celles de l’assureur. Certains assureurs français refusent les nouveaux versements ou les arbitrages depuis certains pays ; la fiscalité des rachats dépend ensuite de la convention fiscale entre la France et votre pays de résidence ; à défaut, la France retient un prélèvement de 7,5 % ou 12,8 % sur les gains (article 125-0 A du CGI).
Les prélèvements sociaux, en revanche, ne sont en principe plus dus sur les produits d’un non-résident. Avant le départ, un contrat luxembourgeois, pensé pour suivre son souscripteur d’un pays à l’autre, mérite d’être regardé.
Combien me coûte réellement mon contrat chaque année ?
Trois couches de frais s’additionnent : les frais de gestion du contrat (souvent 0,5 à 1 % par an), les frais propres à chaque support en unités de compte (souvent 1 à 2 %), et parfois des droits de garde ou des frais d’arbitrage.
Le relevé annuel doit indiquer les taux de frais du contrat et de chaque support (article L. 132-22 du Code des assurances), rarement leur montant en euros. Sur 200 000 €, 1,5 % par an représentent 3 000 € chaque année. La radiographie lit votre relevé et vous donne ce chiffre, contrat par contrat.