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Avec un million d’euros, la question centrale n’est plus le rendement, c’est ce qui vous reste après l’impôt, pendant votre vie et à votre décès. Notre réponse : répartir en quatre poches (sécurité, croissance, transmission, financement), loger la poche transmission en assurance vie, où le capital versé aux bénéficiaires est taxé à 20 % seulement au-delà de 152 500 euros par personne, et garder la possibilité d’emprunter sur le portefeuille plutôt que de vendre.

Quelles sont les quatre poches d’un million d’euros ?

  • Sécurité (environ 10 %). Livrets et comptes à terme. Le Livret A rapporte 1,7 % depuis le 1er août 2026, jusqu’à 22 950 euros.
  • Croissance. Les supports investis à long terme, logés dans un plan d’épargne en actions, un contrat d’assurance vie ou un compte-titres.
  • Transmission. Les contrats d’assurance vie dont vous désignez les bénéficiaires, et le contrat de capitalisation que vous pouvez donner.
  • Financement. Un crédit adossé au portefeuille, utilisé quand un projet apparaît.

Une même somme peut remplir plusieurs rôles. L’erreur courante est d’attribuer à chaque poche un produit, au lieu de la bâtir sur le but poursuivi.

Pourquoi la transmission pèse-t-elle autant que le rendement ?

Parce qu’à ce niveau, elle se chiffre en dizaines de milliers d’euros. En succession ordinaire, chaque enfant bénéficie d’un abattement de 100 000 euros par parent décédé, puis le barème en ligne directe applique 20 % de 15 933 à 552 324 euros, 30 % jusqu’à 902 838 euros, 40 % jusqu’à 1 805 677 euros. L’assurance vie suit un autre régime : abattement de 152 500 euros par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans, puis 20 % jusqu’à 700 000 euros et 31,25 % au-delà. Le capital placé en assurance vie sort donc de la succession, tandis que l’abattement de 100 000 euros reste disponible pour le reste du patrimoine.

Faut-il passer par le Luxembourg ou la Suisse ?

Pour un résident fiscal français, une assurance vie luxembourgeoise est imposée comme un contrat français : mêmes abattements, mêmes taux. Son intérêt est ailleurs : des supports plus variés, des fonds dédiés, une gestion sur mesure, un cadre juridique luxembourgeois pour la conservation des actifs. Le contrat, comme tout compte ouvert à l’étranger, se déclare chaque année à l’administration fiscale française. Un compte bancaire en Suisse suit la même règle : il est déclaré, et ses revenus restent imposés en France tant que vous y résidez. La Suisse prend tout son sens quand la famille y vit ou s’apprête à y vivre. Avant tout départ, la fiscalité de chaque contrat doit être étudiée.

Peut-on obtenir des liquidités sans vendre ?

Oui, avec un crédit lombard : un prêt garanti par un portefeuille ou un contrat remis en garantie. La banque prête une fraction de la valeur apportée. Vous gardez vos placements, vous évitez de retirer sur un contrat de moins de huit ans et vous financez un projet à votre rythme. Les intérêts restent à votre charge. Nous mettons en relation avec nos partenaires bancaires les clients dont le portefeuille s’y prête.

Quelle répartition selon votre profil ?

Le tableau place le million dans une assurance vie ou, pour comparaison, dans un compte-titres, pour un couple qui retire tout après dix ans. Les rendements nets sont des hypothèses de calcul, ni des prévisions ni des promesses.

ProfileRépartition typeHypothèse de rendement netCapital après 10 ans, avant impôtNet après impôt, assurance vieNet après impôt, compte-titres
Careful70 % fonds en euros, 20 % obligations, 10 % actions2.0%€1,218,994€1,156,142€1,150,230
Balance40 % fonds en euros, 30 % obligations, 30 % actions3.5000000000000004%€1,410,599€1,291,788€1,281,671
Dynamic10 % fonds en euros, 20 % obligations, 70 % actions5.0%€1,628,895€1,446,330€1,431,422

Méthode : 1 000 000 × (1 + taux)^10. Assurance vie : 17,2 % de prélèvements sociaux sur le gain, impôt après abattement de 9 200 euros, 7,5 % pour 15 % du gain (150 000 sur 1 000 000 de primes) et 12,8 % pour le reste. Compte-titres : 31,4 % du gain. Au-delà de 150 000 euros de primes, l’écart fiscal à la sortie se resserre ; c’est la transmission qui fait la différence.

Un cas type : une veuve de 63 ans, deux enfants, un million

Situation

Hélène est veuve. Elle a deux enfants. Elle dispose d’un million d’euros sur des comptes bancaires, héritage de son mari et fruit de la vente de sa résidence secondaire. Elle n’a jamais fait de donation.

Issue

Si Hélène décède sans rien changer, chaque enfant reçoit 500 000 euros, diminués de l’abattement de 100 000 euros : 400 000 euros imposables, soit 78 194 euros de droits par enfant. Total pour la famille : 156 389 euros.

Strategy

  • 100 000 euros en réserve (livrets, comptes à terme).
  • 600 000 euros en assurance vie, enfants bénéficiaires à parts égales, primes versées avant 70 ans.
  • 200 000 euros en contrat de capitalisation, qu’elle pourra donner de son vivant.
  • 100 000 euros en compte-titres, libre et disponible.

Result

  • Assurance vie : 600 000 ÷ 2 = 300 000 euros par enfant. (300 000 − 152 500) × 20 % = 29 500 euros par enfant, soit 59 000 euros.
  • Le reste (400 000 euros) passe en succession : 200 000 euros par enfant, moins 100 000 euros d’abattement, soit 100 000 euros imposables et 18 194 euros de droits par enfant, 36 389 euros au total.
  • Total des droits : 59 000 + 36 389 = 95 389 euros, contre 156 389 euros. Économie : 61 000 euros.

Cette économie ne dépend d’aucun rendement. Elle suppose que les enfants sont les seuls bénéficiaires et que la valeur reste celle de départ. Les gains éventuels s’ajoutent, et le calcul se refait à chaque révision du contrat.

Ce que nous constatons dans les dossiers

À ce niveau de patrimoine, on nous consulte pour un rendement et la vraie question est la transmission. Notre position : on commence par rédiger le schéma de transmission, on choisit les supports ensuite. Un autre constat de méthode : la clause bénéficiaire standard d’un contrat ouvert il y a dix ans est rarement adaptée à la situation actuelle. Elle se relit à chaque événement familial, pas à chaque anniversaire du contrat. Enfin, un million réparti sur de nombreux contrats devient illisible pour ceux qui devront le régler.

Notre travail à ce niveau

Nous construisons la répartition avec vous, de la réserve à la clause bénéficiaire. Nous mettons en place des assurances vie luxembourgeoises pour les clients qui ont besoin d’une gestion plus large ou d’un cadre qui les suit à l’étranger. Nous étudions avec vous le départ éventuel vers la Suisse ou un autre pays : résidence fiscale, sort des contrats, déclaration des comptes. Et nous vous mettons en relation avec nos partenaires bancaires pour un crédit lombard quand un projet l’exige. Si vous êtes dirigeant, nous ajoutons l’offre entreprise : indemnités de fin de carrière et épargne salariale.

Frequently asked questions

Que rapporte un million d’euros ?

À 3,5 % net par an, hypothèse de calcul, un million produit 35 000 euros par an. Ce n’est pas une promesse. Le montant disponible dépend ensuite de l’enveloppe choisie.

Un million est-il concerné par l’impôt sur la fortune immobilière ?

Seulement pour la part immobilière. L’impôt vise le patrimoine immobilier net taxable de plus de 1 300 000 euros, avec un barème de 0,50 % à 1,50 %. Un million de placements financiers n’entre pas dans son champ à lui seul.

Peut-on tout mettre en assurance vie ?

Oui, mais ce n’est pas toujours souhaitable. Au-delà de 150 000 euros de primes, la fraction des gains correspondante est imposée à 12,8 % et non plus à 7,5 %. Une partie en capitalisation contract ou en compte-titres garde de la souplesse.

Que devient mon assurance vie si je quitte la France ?

L’imposition des retraits dépend de votre résidence fiscale au moment du retrait. Cela se prépare avant le départ, contrat par contrat.

Et les versements après 70 ans ?

Pour les primes versées après 70 ans, l’abattement est de 30 500 euros pour l’ensemble des bénéficiaires. Les intérêts capitalisés en sont exemptés.

Parlons de votre million

Un rendez-vous suffit pour poser les poches, la transmission souhaitée et la fiscalité de chaque enveloppe. Nous vous remettons ensuite une répartition chiffrée que vous pouvez discuter avec votre notaire.

To go further

Une question sur votre situation ? Échangeons-en.

Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil, conseil en gestion de patrimoine à Lyon

Alexis Sagnier

With nearly 14 years of expertise in financial engineering, Alexis Sagnier assists executives and expatriates in securing their cross-border challenges.
Founder of Balmont Conseil in 2013, he calculates the cost of each recommendation in euros (tax, fees, transfer) before any decision is made.
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