The tsedaka, mot hébreu qui vient de la racine « justice », est le devoir de donner aux personnes dans le besoin dans la tradition juive. On la traduit souvent par « charité », mais le sens est plus fort : donner est une obligation, pas un geste facultatif.
How it works
Une obligation de donner
Dans la tradition juive, la tsedaka est un devoir qui s’impose à chacun, selon ses moyens. Elle s’exerce par le don d’argent, de biens ou de services à des personnes en difficulté, à des institutions d’entraide, à des écoles ou à des associations de la communauté. Le don anonyme, ou fait sans que le bénéficiaire connaisse le donateur, est particulièrement valorisé.
Sa place dans la finance communautaire
La tsedaka s’inscrit dans un ensemble de pratiques d’entraide financière. À côté du don, on trouve le prêt sans intérêt, appelé gemach, qui aide une personne à passer un cap sans lui faire supporter de coût de crédit. Certaines familles réservent une part régulière de leurs revenus aux dons, une pratique que l’on appelle le ma’aser.
En droit français. Un don à une association reconnue peut ouvrir droit à une réduction d’impôt, dans les conditions fixées par la loi fiscale. La tsedaka, elle, n’est pas une notion de droit français : elle relève de la pratique religieuse et ne crée par elle-même ni avantage fiscal ni obligation légale.
Un exemple fictif
Une famille décide de verser 2 % de son revenu annuel de 60 000 euros à une association d’aide aux personnes isolées. Cela représente 60 000 × 2 % = 1 200 euros par an, soit 100 euros par mois. Si l’association remplit les conditions de la loi fiscale, la famille peut demander la réduction d’impôt correspondante.
Points of vigilance
- La tsedaka est une notion religieuse ; son contenu précis et ses modalités varient selon les communautés et les courants.
- Pour un avantage fiscal, il faut un reçu fiscal délivré par un organisme éligible : le caractère religieux d’un don ne suffit pas.
- Les dons importants ou répétés se placent dans l’ensemble du patrimoine : ils réduisent la capacité d’épargne et doivent être pris en compte dans un projet de transmission.
- Un don de la main à la main, hors association, ne donne pas droit à réduction d’impôt.
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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon
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Source officielle
Définition à portée générale. Les règles applicables varient selon la situation : vérifiez-les sur les sites officiels ou auprès d’un professionnel avant toute décision.