The risque de crédit est le risque qu’un emprunteur, une entreprise ou un État, ne paie pas ses intérêts ou ne rembourse pas son capital à l’échéance. On parle aussi de risque de défaut ou de risque de contrepartie.
Comment le risque de crédit est-il mesuré ?
Probabilité et perte
On estime la probabilité de défaut de l’emprunteur et la part de la créance perdue en cas de défaut. Leur produit, multiplié par le montant exposé, donne la perte attendue. Les prêteurs en tiennent compte dans le taux qu’ils demandent : plus le risque est élevé, plus le taux est haut.
Les outils d’évaluation
Les banques analysent la situation financière de l’emprunteur et ses garanties. Pour les titres obligataires, les agences de notation attribuent une note qui résume leur appréciation de la capacité de remboursement. Un écart de rendement, ou spread, par rapport à un emprunteur très sûr reflète aussi ce risque.
Un exemple fictif
Un épargnant détient 10 000 euros d’obligations d’une entreprise. Il estime à 2 % la probabilité de défaut sur l’année et à 60 % la part perdue en cas de défaut. Perte attendue : 10 000 × 2 % × 60 % = 120 euros. Cette perte est une moyenne théorique : en cas de défaut réel, la perte serait de 6 000 euros.
Quels points de vigilance sur le risque de crédit ?
- Un rendement élevé s’accompagne souvent d’un risque de crédit plus fort : la rémunération a une contrepartie.
- Concentrer ses placements sur un seul émetteur augmente l’effet d’un défaut ; la diversification limite ce risque.
- Une note de crédit est une opinion à une date donnée. Elle peut changer rapidement.
- Les garanties, comme une hypothèque ou une caution, réduisent la perte en cas de défaut sans supprimer le risque.
Quelle différence avec le risque de contrepartie ?
Le risque de crédit désigne l’éventualité qu’un emprunteur ne rembourse pas. Le risque de contrepartie est plus large : il vise le risque qu’une partie à un contrat, par exemple un vendeur de protection ou un assureur, ne tienne pas ses engagements. Les deux notions se recoupent quand le contrat est un prêt ou une obligation. Avant de placer de l’argent, un épargnant identifie qui lui doit de l’argent et quelle est la solidité de cette personne.
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Définition à portée générale. Les règles applicables varient selon la situation : vérifiez-les sur les sites officiels ou auprès d’un professionnel avant toute décision.