Kosher (Or kasher) est un mot hébreu qui signifie « convenable » et qualifie ce qui est conforme aux règles religieuses de la loi juive (halakha). Le terme est surtout connu pour l’alimentation, mais il s’applique aussi, par extension, à des placements et à des opérations financières respectant ces règles.
How it works
En finance, une approche dite « kosher » vise à respecter les principes de la loi juive appliqués aux affaires et à l’argent. Les critères sont fixés par des autorités rabbiniques, et ils peuvent varier d’une autorité à l’autre. Deux grands principes reviennent.
Le traitement de l’intérêt
La loi juive limite l’intérêt perçu sur un prêt entre coreligionnaires (ribbit). Pour permettre des financements sans en contrevenir, des montages sont utilisés. Le plus connu est le heter iska, un contrat qui transforme le prêt en association : le bailleur de fonds participe au résultat de l’activité financée plutôt que de percevoir un intérêt fixe.
Le choix des activités
Un investissement peut être filtré selon l’activité de l’entreprise : certaines activités sont exclues selon l’autorité qui définit les critères. Ce filtrage rappelle les critères d’exclusion de l’investissement responsable, avec une source de principes différente.
Différence avec la finance conventionnelle
- La finance conventionnelle ne distingue pas les opérations selon une norme religieuse ; seule la réglementation applique.
- Une démarche kosher ajoute un second niveau de contrôle : des règles religieuses sur le contrat, la rémunération et l’activité.
- Les produits financiers ne cessent pas d’être soumis aux règles de droit commun : un contrat reste régi par le droit français ou local.
Points to be aware of
- « Kosher » n’est pas un label réglementaire : aucune autorité publique ne le définit, et son contenu dépend de l’autorité religieuse consultée.
- La conformité religieuse n’enlève ni le risque de perte en capital ni les obligations fiscales.
- Les montages juridiques doivent être validés sur le plan du droit civil et de la fiscalité, indépendamment de leur lecture religieuse.
Cette fiche décrit un principe de manière neutre et ne constitue ni une prescription religieuse ni un conseil.
Termes voisins
Heter iska, ribbit, halvaah, gemach, tzedakah, investissement socialement responsable.
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Alexis SagnierFondateur de Balmont Conseil, Lyon
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Source officielle
Définition établie à partir des textes et de la doctrine administrative en vigueur au 4 novembre 2026.