Accéder à mon espace client
Prendre rendez-vous
Accéder à mon espace client
Prendre rendez-vous

800 millionnaires nets ont quitté la France en 2025 selon Henley & Partners, soit 0,03 % des 2,4 millions de personnes qui y détiennent plus d’un million de dollars ; dans le même temps, la France en a compté 34 600 de plus selon UBS. L’exode n’existe pas. Le réflexe de mobilité, lui, s’installe, et c’est lui qui compte pour une famille qui hésite.

Votre situation mérite une réponse chiffrée, pas une réponse générale. Réservez un échange de 30 minutes avec Alexis Sagnier : vous repartez avec les points d’attention de votre dossier.

Prendre rendez-vous maintenant

Le chiffre de Henley : 800, et ce qu’il mesure

Le Private Wealth Migration Report publié par Henley & Partners en juin 2025 estimait pour la France un solde net de − 800 millionnaires sur l’année 2025, associé à environ 4,4 milliards de dollars de patrimoine. C’était la première fois que ce rapport prévoyait un solde négatif pour la France. Le chiffre agrège départs et arrivées de personnes détenant plus d’un million de dollars d’actifs liquides ; il repose sur les données du cabinet New World Wealth, pas sur un décompte administratif, et sa méthode est discutée. Il reste le seul indicateur comparable entre pays.

Le même rapport prévoyait pour 2025 : Émirats arabes unis + 9 800, États-Unis + 7 500, Italie + 3 600, Suisse + 3 000, Portugal + 1 400, Grèce + 1 200 ; et des soldes négatifs pour le Royaume-Uni, la Chine, l’Inde, la Corée du Sud, la Russie, le Brésil, puis la France. L’édition 2026 n’a pas publié de nouveaux flux : elle les a remplacés par un score de compétitivité, sur lequel la France obtient 65,7 sur 100, derrière le Royaume-Uni (68,3) et l’Allemagne (69,7), loin de Chypre (73,5), des Pays-Bas (72,8), du Portugal (72,5) ou de l’Italie (72,3). Nous l’analysons dans pourquoi la France est passée du top 40 au top 15.

Les données fiscales françaises disent autre chose

France Stratégie, dans son rapport final sur les réformes de la fiscalité du capital, relevait qu’entre 2018 et 2021 les retours de foyers redevables de l’IFI avaient dépassé les départs chaque année : 380 retours contre 260 départs en moyenne. Sous l’ancien ISF, entre 2011 et 2016, le rapport était inverse : environ 950 départs par an pour 370 retours. Une étude relayée par Public Sénat lors des débats budgétaires montrait aussi que les 10 % de ménages aux plus hauts revenus du capital s’expatrient moins que la moyenne des Français (taux de départ moyen de 0,38 %). Les périmètres ne sont pas ceux de Henley, mais la leçon est la même : la mobilité des fortunes françaises est faible en volume et très sensible aux règles.

Pourquoi un chiffre minuscule est quand même significatif

Trois raisons. La valeur d’abord : 800 personnes à plus de 5 millions de dollars chacune pèsent plus que 100 000 ménages médians. La composition ensuite : les partants sont des dirigeants en phase de cession, des familles à la succession ouverte, des retraités à forte base immobilière, c’est-à-dire ceux dont le patrimoine va changer de forme dans les cinq ans. La dynamique enfin : Henley observe que la France est passée du top 40 au top 15 des nationalités demandant une résidence alternative entre 2024 et 2026. Ce ne sont pas des départs, ce sont des dossiers ouverts. Un dossier ouvert est un départ qui attend un déclencheur : une cession, un décès, une loi, une élection.

Ce qui déclenche réellement un départ

Dans les dossiers que traite le cabinet, le déclencheur est rarement l’impôt sur le revenu. C’est la transmission (jusqu’à 45 % au-delà de 1,8 million par enfant en France, 4 % en Italie au-delà de 1 million, aucune taxation de la ligne directe au Portugal), la fin d’une activité qui rend la résidence mobile, un enfant déjà installé à l’étranger, et la perspective d’une instabilité des règles plutôt que leur niveau actuel. La proposition d’une taxe de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions, assortie d’une poursuite cinq ans après le départ, a été rejetée lors du budget 2026 ; elle a surtout convaincu beaucoup de familles bien en dessous de ce seuil que la règle pouvait changer vite.

Un cas concret : une famille qui a failli partir pour une mauvaise raison

Situation. Pierre, 63 ans, ancien chef d’entreprise lyonnais, et Isabelle, 61 ans. Patrimoine : 2,8 millions d’immobilier (résidence principale à Écully 1,3 million, appartement locatif 700 000 euros, maison de famille dans la Drôme 800 000 euros), 2,1 millions de placements, deux enfants en France. IFI d’environ 10 300 euros par an.

Issue. Convaincus par la presse que « tous les riches partent », ils envisagent le Portugal « pour ne plus payer d’IFI ». Or l’IFI d’un non-résident porte sur ses biens français : les trois immeubles resteraient taxés, et l’abattement de 30 % sur la résidence principale disparaîtrait avec la résidence, portant l’IFI à environ 13 700 euros. Leur vrai sujet, la succession (droits estimés à près de 1 million), ne se règle pas par un déménagement si les enfants restent résidents français (article 750 ter).

Strategy. Rester résidents français. Vendre l’appartement locatif, ce qui ramène l’assiette IFI à 1,71 million. Donation-partage de la nue-propriété de la maison de la Drôme et d’une partie du produit de vente aux deux enfants ; versements en assurance-vie avant 70 ans par les deux époux, à hauteur de 152 500 euros par bénéficiaire. Dossier de résidence portugaise préparé pour une installation éventuelle à la retraite d’Isabelle, si la question se pose pour elle-même.

Result. IFI : environ 5 400 euros par an au lieu de 10 300, et au lieu de 13 700 s’ils étaient partis. Succession : droits futurs divisés par plus de deux grâce aux donations et à l’assurance-vie. Coût : des droits de donation payés aujourd’hui sur la nue-propriété, très inférieurs à ce qu’ils seraient au décès, et un déménagement évité qui leur aurait coûté de l’IFI en plus. S’ils partent un jour, ce sera pour y vivre, pas pour fuir un impôt.

Comment Balmont Conseil intervient

Balmont Conseil commence chaque dossier d’expatriation par la question inverse : que gagne la famille si elle ne part pas ? Le Bilan Expatriation chiffre les deux scénarios sur dix ans, règle d’abord ce qui se règle en France, puis prépare l’option de départ pour le jour où elle aura un vrai motif. Le cabinet accompagne ensuite l’installation dans le pays choisi avec ses correspondants locaux.

Read also

Votre situation mérite une réponse chiffrée, pas une réponse générale. Réservez un échange de 30 minutes avec Alexis Sagnier : vous repartez avec les points d’attention de votre dossier.

Prendre rendez-vous maintenant

Sources : Henley & Partners, Private Wealth Migration Report 2025 (juin 2025) et 2026 (16 juin 2026) ; UBS, Global Wealth Report 2026, cité par Euronews ; France Stratégie, comité d’évaluation des réformes de la fiscalité du capital, rapport final ; Public Sénat, « Budget : la taxation des ultra-riches n’entraînerait pas d’exil fiscal significatif » ; Euronews, 21 juin et 24 juillet 2026 ; Code général des impôts, articles 750 ter, 964, 973.

Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil, conseil en gestion de patrimoine à Lyon

Alexis Sagnier

With nearly 14 years of expertise in financial engineering, Alexis Sagnier assists executives and expatriates in securing their cross-border challenges.
Founder of Balmont Conseil in 2013, he calculates the cost of each recommendation in euros (tax, fees, transfer) before any decision is made.
✕