Accéder à mon espace client
Prendre rendez-vous
Accéder à mon espace client
Prendre rendez-vous

La France a compté environ 247 000 mariages en 2024 selon l’Insee, contre 241 080 en 2023. L’année du mariage, vous déposez une seule déclaration de revenus commune pour l’année entière, sauf option irrévocable pour deux déclarations séparées. Ces règles figurent sur impots.gouv.fr (page mise à jour le 8 avril 2026) et valent au 31 octobre 2026.

Combien de mariages y a-t-il eu en France en 2024 ?

L’Insee publie les chiffres de l’état civil avec un décalage. Le total de 2024 est un chiffre arrondi, présenté comme provisoire dans la publication de novembre 2025. Voici les repères à retenir au 31 octobre 2026 :

Indicator2019202220232024
Mariages en France224,740241,710241,080environ 247 000 (provisoire)
Dont mariages entre personnes de même sexe6,2726,8696,614environ 7 000, soit 3 % des mariages
Pacs conclus196,370209,827204,061non publié

L’âge moyen au mariage des couples de sexe différent atteint 37,6 ans pour les femmes et 39,9 ans pour les hommes en 2024 (37,5 et 39,8 ans en 2025, chiffres provisoires). Cet âge moyen porte sur l’ensemble des mariages : l’Insee ne distingue pas ici les premiers mariages des remariages. Quand un logement, une assurance-vie ou une entreprise existent déjà au moment du mariage, celui-ci change la fiscalité et l’organisation des biens, pas seulement l’état civil.

Quelle déclaration de revenus faut-il déposer l’année du mariage ?

Vous déposez, l’année suivant le mariage, une déclaration qui porte sur l’année entière du mariage. Un mariage célébré en 2025 donne lieu à une déclaration au printemps 2026, quelle que soit la date de la cérémonie. Deux possibilités existent :

  • Déclaration commune (par défaut). Une seule déclaration regroupe les revenus et les charges des deux conjoints pour toute l’année, y compris la période avant le mariage. Le foyer compte deux parts et l’impôt est payé conjointement.
  • Déclarations séparées (sur option). Chaque conjoint déclare ses propres revenus pour l’année entière, indique la date du mariage (case X) et le numéro fiscal de l’autre, et coche la case B. Il déclare sa part des revenus communs et les charges qu’il a réellement supportées. L’option est irrévocable et ne vaut que pour l’année du mariage.

Dès l’année suivante, la déclaration commune s’impose : il n’existe plus d’option pour déclarer séparément.

Comment déclarer pas à pas l’année du mariage ?

  1. Dans les 60 jours du mariage : signalez le changement de situation dans votre espace des Finances publiques, rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ». Votre taux de prélèvement et vos éventuels acomptes sont ajustés sans attendre.
  2. Au printemps suivant : déposez la déclaration en ligne. Si vous avez signalé le mariage à temps, l’information est reportée dans la déclaration.
  3. Sans accès en ligne : utilisez le formulaire papier pré-rempli 2042-K, envoyé au service des impôts du domicile conjugal.
  4. Pour des déclarations séparées : chacun dépose la sienne, avec la date du mariage en case X, le numéro fiscal du conjoint et la case B cochée.
  5. Enfants à charge : ils sont comptés à la date du mariage, ou au 31 décembre si leur nombre a augmenté dans l’année.
  6. Paiement : il passe surtout par le prélèvement à la source sur salaires, pensions et allocations chômage, complété par les acomptes. En déclaration commune, l’impôt est payé conjointement ; en déclarations séparées, il est réclamé à chacun.

La déclaration commune est-elle toujours plus avantageuse ?

Non. Elle l’est surtout quand les revenus des deux conjoints sont inégaux : le quotient conjugal ramène une partie du revenu du plus élevé dans une tranche moins imposée. Quand les revenus sont proches et dans la même tranche, l’écart est nul. La déclaration séparée peut coûter moins cher quand les deux conjoints ont des revenus modestes et proches, car la décote d’un couple (1 483 € moins 45,25 % de l’impôt, pour un impôt brut d’au plus 3 277 €) est inférieure à deux décotes de célibataires (897 € moins 45,25 % de l’impôt, pour un impôt brut d’au plus 1 982 € chacun).

Le tableau compare les deux options pour six profils de couples sans enfant, avec le barème 2026 (revenus 2025) : 0 % jusqu’à 11 600 €, 11 % jusqu’à 29 579 €, 30 % jusqu’à 84 577 €, 41 % jusqu’à 181 917 €, 45 % au-delà. Les montants sont arrondis à l’euro.

Revenus nets imposablesDeux déclarations séparéesDéclaration communeOption la moins chère
100 000 € et 0 €€24,801€16,208Commune (8 593 € d’écart)
62 000 € et 20 000 €€12,149€10,808Commune (1 341 € d’écart)
30 000 € et 12 000 €€2,104€1,521Commune (583 € d’écart)
40 000 € et 40 000 €€10,208€10,208Identical
35 000 € et 30 000 €€5,708€5,708Identical
25 000 € et 25 000 €€2,488€2,799Séparées (311 € d’écart)

Ces calculs ne tiennent pas compte des réductions et crédits d’impôt, des charges déductibles, ni des enfants. Ils servent à repérer le sens de l’écart, pas à remplir votre déclaration.

Cas concret 1 : Camille et Théo se marient en 2025

Situation. Camille, 34 ans, cadre à Lyon, a un revenu net imposable de 62 000 € en 2025. Théo, 36 ans, en reconversion, déclare 20 000 €. Ils se marient en juin 2025, sans enfant.

Issue. Ils hésitent entre la déclaration commune et l’option pour deux déclarations, et ne savent pas ce que chaque choix leur coûte.

Strategy. Nous comparons les deux calculs avec le barème 2026 (revenus 2025) et la décote : 897 € moins 45,25 % de l’impôt pour une personne seule dont l’impôt ne dépasse pas 1 982 €, et 1 483 € moins 45,25 % de l’impôt pour un couple dont l’impôt ne dépasse pas 3 277 €.

Result.

  • Déclarations séparées : Camille paie 11 703,99 € ; Théo paie 924 € moins 478,89 € de décote, soit 445,11 €. Total : 12 149,10 €.
  • Déclaration commune : 82 000 € ÷ 2 parts = 41 000 € par part, soit 5 403,99 € par part et 10 807,98 € pour le foyer, sans décote.
  • Écart : 1 341,12 € en faveur de la déclaration commune, soit un taux moyen de 13,2 % contre 14,8 %.

La déclaration commune est ici la bonne option. Le calcul reste un exemple : réductions d’impôt, crédits et charges déductibles peuvent modifier le résultat.

Cas concret 2 : Inès et Karim, deux salaires proches

Situation. Inès et Karim, 30 et 31 ans, se marient en septembre 2025. Chacun a un revenu net imposable de 25 000 € en 2025. Ils n’ont pas d’enfant.

Issue. Ils pensent que la déclaration commune est toujours la meilleure option et la cochent par défaut.

Strategy. Nous calculons les deux options, décote comprise.

  • Séparées : l’impôt brut de chacun est de 1 474 € (11 % sur la tranche de 11 600 € à 25 000 €). La décote de célibataire est de 897 € moins 45,25 % de 1 474 €, soit 230 €. Chacun paie environ 1 244 €, soit 2 488 € pour le couple.
  • Commune : 50 000 € ÷ 2 parts = 25 000 € par part, donc un impôt brut de 2 948 €. La décote de couple est de 1 483 € moins 45,25 % de 2 948 €, soit 149 €. Le foyer paie environ 2 799 €.

Result. Les déclarations séparées économisent 311 € pour cette première année. L’écart vient uniquement de la décote : l’impôt brut est le même dans les deux cas, et deux décotes de célibataire (2 × 897 €) dépassent la décote du couple (1 483 €) de 311 €. Reste l’irrévocabilité : l’option ne vaut que pour l’année du mariage, et dès l’année suivante la déclaration commune s’impose. Un autre effet joue en faveur de l’option : en déclarations séparées, l’impôt de l’année du mariage n’est pas dû solidairement par les deux conjoints.

Et si vous vous pacsez plutôt que de vous marier ?

Pour l’impôt sur le revenu, les règles de l’année sont les mêmes. Les partenaires de Pacs déposent une déclaration commune pour l’année entière, ou optent, une seule fois et de façon irrévocable, pour des déclarations séparées au titre de l’année du Pacs. La date se déclare en case X, comme pour un mariage. La différence se joue ailleurs : régime des biens, succession, pension de réversion. Notre page mariage, Pacs ou concubinage les compare un par un, et celle sur les effets du Pacs sur le patrimoine du couple détaille le cas du Pacs.

Qui doit payer l’impôt du couple : la solidarité entre conjoints

En déclaration commune, les deux conjoints forment un seul foyer fiscal et sont solidaires du paiement de l’impôt sur le revenu : l’administration peut réclamer la totalité à l’un ou à l’autre, même après une séparation. Cette solidarité couvre aussi l’IFI et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Elle n’existe pas pour l’année du mariage si vous optez pour des déclarations séparées. En cas de séparation, l’ex-conjoint à qui l’on réclame une dette fiscale de l’autre peut demander une décharge de responsabilité, à des conditions strictes (service-public.gouv.fr, fiche F35937).

Quel régime matrimonial s’applique si vous ne signez pas de contrat ?

Sans contrat de mariage, les époux relèvent automatiquement de la communauté réduite aux acquêts (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 27 avril 2026). Ses règles de base :

  • les revenus du travail, les pensions de retraite et les économies qui en proviennent sont des biens communs ;
  • les biens possédés avant le mariage, ou reçus par donation ou succession pendant le mariage, restent propres ;
  • le logement familial ne peut pas être vendu par un seul époux, même s’il en est propriétaire ;
  • les dettes fiscales sont solidaires, et les dettes antérieures au mariage restent personnelles.

Le régime peut se changer ensuite, avec un notaire. Les trois conditions : l’intérêt de la famille, le consentement des deux époux, un acte notarié. Les enfants majeurs sont informés par courrier recommandé et disposent de 3 mois pour s’opposer ; les créanciers ont aussi 3 mois après la publication d’un avis dans un journal d’annonces légales. Le juge n’intervient que s’il y a opposition (service-public.gouv.fr, fiche F1535, vérifiée le 10 avril 2026). Notre guide sur le contrat de mariage pour un expatrié traite le cas des couples qui vivent à l’étranger, et celui sur la gift between spouses la protection du conjoint survivant.

Quelles erreurs éviter l’année du mariage ?

  • Ne pas signaler le mariage dans les 60 jours. Votre taux de prélèvement et vos acomptes ne sont pas ajustés rapidement à votre nouvelle situation.
  • Opter pour des déclarations séparées sans calcul. L’option est irrévocable : le tableau ci-dessus montre que la déclaration commune coûte moins cher ou autant dans cinq cas sur six.
  • Croire qu’on ne déclare que les revenus postérieurs au mariage. Chaque conjoint déclare l’année entière, en commun ou séparément.
  • Penser qu’un mariage en décembre compte moins qu’un mariage en janvier. La déclaration de l’année du mariage porte sur les douze mois, quelle que soit la date de la cérémonie.

Que vérifier avant et après le mariage ?

  • Choisir le régime matrimonial avant la cérémonie si vous détenez un patrimoine propre, une entreprise ou un bien reçu en famille.
  • Relire vos clauses bénéficiaires d’assurance-vie : un mariage change souvent la personne que vous souhaitez protéger. Notre page sur l’assurance-vie d’un couple marié explique l’effet du régime sur les fonds communs.
  • Préciser qui détient les comptes et les contrats, et sous quel statut.

Ce que fait Balmont Conseil

Balmont Conseil, cabinet de gestion de patrimoine à Lyon depuis bientôt 14 ans. Nous étudions avec vous la situation fiscale et patrimoniale de votre couple avant et après le mariage. Pour comparer vos deux options avant la déclaration, prenez rendez-vous avec Balmont Conseil.

FAQ : mariage et impôt

Combien y a-t-il eu de mariages en France en 2024 ?

Environ 247 000 selon l’Insee, dont environ 7 000 entre personnes de même sexe (3 %). En 2023, on comptait 241 080 mariages. Le chiffre de 2024 est présenté comme provisoire dans la publication de novembre 2025.

Qui déclare quoi l’année du mariage ?

Une déclaration commune est déposée pour l’année entière, avec les revenus des deux conjoints. Elle se fait en priorité en ligne. Le formulaire papier pré-rempli 2042-K reste possible si la déclaration en ligne ne l’est pas.

Peut-on déclarer séparément l’année du mariage ?

Oui, par une option irrévocable, valable uniquement pour l’année du mariage. Chaque conjoint déclare l’année entière, indique la date du mariage et le numéro fiscal de l’autre, et coche la case B. L’impôt est alors réclamé à chacun personnellement.

Faut-il prévenir l’administration du mariage ?

Oui, dans les 60 jours, dans votre espace des Finances publiques, rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ». Cette démarche ajuste le taux de prélèvement à la source et les acomptes éventuels.

Un mariage le 31 décembre change-t-il l’impôt de toute l’année ?

Oui. La déclaration de l’année du mariage porte sur les douze mois, avec les revenus des deux conjoints, quelle que soit la date de la cérémonie. Seule l’option pour deux déclarations séparées permet de s’en écarter, pour cette seule année.

Les règles sont-elles les mêmes pour un Pacs ?

Oui pour l’impôt sur le revenu : déclaration commune pour l’année entière, ou option irrévocable pour des déclarations séparées au titre de l’année du Pacs. Les règles diffèrent pour la succession, la pension de réversion et le régime des biens.

Quel régime s’applique sans contrat de mariage ?

La communauté réduite aux acquêts. Les revenus du travail et les économies qui en proviennent sont communs ; les biens possédés avant le mariage ou reçus par donation ou succession restent propres.

Sources : Insee, « Naissances, décès, mariages, Pacs » (Insee Références, 18 novembre 2025), « Les mariages en 2024 et en séries longues » (23 avril 2026) et « Âge moyen des mariés selon le sexe » (13 janvier 2026) ; impots.gouv.fr, « Déclarer l’année du mariage » (mise à jour le 8 avril 2026) ; service-public.gouv.fr, fiches F1419 (barème, vérifiée le 15 avril 2026), F34328 (décote, vérifiée le 15 avril 2026), F835 (communauté réduite aux acquêts, vérifiée le 27 avril 2026), F1535 (changer de régime matrimonial, vérifiée le 10 avril 2026) et F35937 (dettes fiscales du couple, vérifiée le 7 novembre 2025), consultés le 31 octobre 2026.

Alexis Sagnier, fondateur de Balmont Conseil, conseil en gestion de patrimoine à Lyon

Alexis Sagnier

With nearly 14 years of expertise in financial engineering, Alexis Sagnier assists executives and expatriates in securing their cross-border challenges.
Founder of Balmont Conseil in 2013, he calculates the cost of each recommendation in euros (tax, fees, transfer) before any decision is made.
✕