Au 30 octobre 2026, un parking ou un box loué nu à un tiers relève de la TVA, sauf franchise en base. Ses loyers sont des revenus fonciers : micro-foncier jusqu’à 15 000 € avec abattement de 30 %, puis 17,2 % de prélèvements sociaux. À la revente, un prix de 15 000 € ou moins est exonéré de plus-value.
Le parking attire parce que le ticket d’entrée est bas et qu’il n’y a ni locataire à loger ni travaux à suivre. Mais son rendement affiché trompe : entre la TVA, la taxe foncière, les charges de copropriété et l’impôt, il reste souvent moins de la moitié du loyer. Voici les règles dans l’ordre où elles vous touchent, puis un calcul complet.
Les loyers d’un parking sont-ils soumis à la TVA ?
Oui, dans la plupart des cas. L’article 261 D, 2° du Code général des impôts exclut de l’exonération les locations d’emplacements de stationnement. Selon le BOFiP (BOI-TVA-CHAMP-10-10-30, paragraphe 150), elles sont taxables à titre obligatoire, quel que soit le bailleur.
L’exception est étroite. Le parking est exonéré s’il est loué avec un logement, par le même bailleur, au même locataire, dans le même ensemble immobilier, et s’il reste l’accessoire du logement. Un box loué à un voisin qui n’est pas votre locataire ne remplit pas ces conditions.
La franchise en base de TVA peut alors vous éviter de facturer la taxe : pour les prestations de services, le seuil est de 37 500 € de chiffre d’affaires, avec une tolérance à 41 250 € (fiche service-public vérifiée au 1er janvier 2026). Le BOFiP ne traite pas expressément le cas du loueur de parking : confirmez votre situation avec le service des impôts des entreprises avant de signer le bail.
Comment sont imposés les loyers d’un parking ?
Un parking loué nu produit des revenus fonciers, imposés au barème de l’impôt sur le revenu, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Deux régimes existent :
- Micro-land : automatique si vos loyers annuels sont inférieurs à 15 000 €. Un abattement forfaitaire de 30 % remplace toutes les charges. Les loyers bruts se déclarent en case 4BE.
- Actual regime : obligatoire au-delà de 15 000 €, optionnel en dessous pour trois ans. L’option vaut pour tous vos biens loués nus. Elle ne devient utile que si vos charges réelles dépassent 30 % des loyers.
Le seuil de 15 000 € s’apprécie sur l’ensemble de vos loyers nus : un parking s’ajoute à vos autres biens loués. Pour le détail des prélèvements, voir notre page sur les prélèvements sociaux sur les loyers, et pour le seuil et l’abattement, notre page sur le micro-foncier.
Quelles charges pèsent sur un parking ?
Un parking est un bien bâti. Les parkings sont imposables à la taxe foncière, due par le propriétaire au 1er janvier, même si le bien est loué (service-public.gouv.fr, fiche modifiée le 25 septembre 2026). Notre page sur le calcul de la taxe foncière explique la valeur locative cadastrale. S’ajoutent les charges de copropriété et, à l’achat, les frais de notaire : voir les frais de notaire dans l’ancien et le neuf.
Quel bail signer pour un parking loué seul ?
Un parking loué seul, sans logement, ne relève pas du bail d’habitation. Selon service-public.gouv.fr, il est régi par l’article 1709 du Code civil et ses règles se négocient librement. Un contrat écrit est recommandé, même si un bail verbal est possible. Prévoyez-y :
- la durée du bail ;
- le loyer et ses règles de révision ;
- les modalités de résiliation : forme du courrier et durée du préavis ;
- l’usage autorisé du lot.
Le cas du parking loué avec un logement est différent : il figure en annexe du bail d’habitation, qui en fixe la durée et les règles de fin de bail.
Que vérifier avant d’acheter un parking ou un box ?
- L’accès réel. Hauteur de la porte, largeur de la place, rayon de braquage : un emplacement difficile à utiliser se loue mal, ou moins cher.
- Le règlement de copropriété. Il précise l’usage autorisé du lot et les règles d’accès aux parties communes.
- Les charges réelles. Demandez les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales : travaux votés, appels de fonds à venir.
- La dernière taxe foncière. Le vendeur peut vous remettre son avis : c’est le seul chiffre exact de cette charge.
- La demande locative du quartier. Comparez les annonces de parkings voisins : un loyer affiché n’est pas un loyer obtenu.
- La sortie. Un prix de revente de 15 000 € ou moins est exonéré de plus-value : si vous achetez près de ce plafond, une revente plus chère fait perdre l’exonération.
Que devient la plus-value à la revente d’un parking ?
Le régime des plus-values immobilières des particuliers s’applique : 19 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value imposable (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 15 avril 2026). Les abattements pour durée de détention sont les suivants :
| Length of detention | Income tax allowance | Social security contribution reduction |
|---|---|---|
| Up to 5 years old | 0% | 0% |
| From grades 6 to 21 | 6 % per year | 1.65 % per year |
| 22nd year | 4% | 1.60% |
| From the 23rd to the 30th year | Income tax exemption | 9 % per year |
| Over 30 years old | Exemption | Exemption |
Deux exonérations comptent pour un parking. La première : un prix de vente de 15 000 € ou moins est exonéré. La seconde : la dépendance d’une résidence principale n’est exonérée que si elle est cédée en même temps que le logement (article 150 U, II-3° du CGI). Un box vendu seul, des années plus tard, retombe dans le régime général. Voir aussi notre page sur les dépendances de la résidence principale.
Exemple après douze ans de détention : un box acheté 14 000 € (frais d’acquisition de 1 120 €) et revendu 20 000 € dégage une plus-value de 4 880 €. Sept années comptent après la cinquième : l’abattement est de 42 % pour l’impôt sur le revenu (6 % × 7) et de 11,55 % pour les prélèvements sociaux (1,65 % × 7). L’impôt est de 537,78 € et les prélèvements sociaux de 742,41 €, soit 1 280,19 € au total.
Cas concret : Sophie, 41 ans, cadre à Lyon
Situation. Sophie est dans la tranche à 30 %. Elle achète un box à 14 000 € dans son quartier, avec 1 120 € de frais d’acquisition (hypothèse de 8 %). Elle le loue 95 € par mois à un voisin, soit 1 140 € par an. Le rendement brut ressort à 8,14 %.
Issue. Elle ignore ce qu’il lui reste après la taxe foncière (140 € par an), les charges de copropriété (180 €) et l’impôt. Elle ne sait pas non plus si elle doit facturer de la TVA.
Strategy. Elle vérifie d’abord la franchise en base : avec 1 140 € de loyers, elle est très loin de 37 500 €. À défaut de franchise, le loyer de 95 € deviendrait 114 € pour le locataire, soit 228 € de TVA par an à reverser. Elle compare ensuite les deux régimes. Au micro-foncier, la base imposable est de 798 € : 239,40 € d’impôt sur le revenu et 137,26 € de prélèvements sociaux, soit 376,66 €. Au réel, la base serait de 820 € (1 140 € moins 320 € de charges) pour 387,04 € d’impôt. Le micro-foncier gagne de peu.
Result. Après charges et impôt, il lui reste 443,34 € par an, soit un rendement net de 2,93 % sur 15 120 € investis, contre 8,14 % affichés. À la revente, un prix de 15 000 € lui évite tout impôt. À 16 000 €, la plus-value de 880 € après dix ans coûterait 255,91 € (117,04 € d’impôt et 138,87 € de prélèvements sociaux).
Quel loyer faut-il pour atteindre un rendement net de 3, 4 ou 5 % ?
Reprenons le box de Sophie : 15 120 € investis, 320 € de charges par an, micro-foncier, tranche à 30 % (soit 47,2 % d’impôt et de prélèvements sociaux sur 70 % du loyer). Le loyer mensuel nécessaire pour un rendement net donné se calcule ainsi.
| Rendement net visé | Loyer mensuel minimal | Loyer annuel |
|---|---|---|
| 3% | €97 | €1,164 |
| 4% | €116 | €1,392 |
| 5% | €134 | €1,608 |
Avec un loyer de 95 € par mois, Sophie se situe juste sous les 3 %. Chaque euro de loyer supplémentaire lui en laisse environ 0,67 après impôt. Comparez ce loyer d’équilibre aux annonces de votre quartier avant de vous engager.
Deuxième cas : Julien, tranche à 41 %, achète trois boxes
Situation. Julien, 47 ans, chef de service à Lyon, est dans la tranche à 41 %. Il achète trois boxes à 12 000 € dans la même résidence, soit 36 000 € plus 2 880 € de frais (hypothèse de 8 %) : 38 880 € investis. Chacun se loue 90 € par mois, soit 3 240 € de loyers par an et 9,0 % de rendement brut sur le prix d’achat. La taxe foncière coûte 120 € par box et les charges de copropriété 150 €, soit 810 € par an.
Issue. Il pense que trois boxes triplent le rendement. Or la tranche à 41 % pèse lourd, et il ignore s’il doit passer au régime réel.
Strategy. Il compare les deux régimes. Au micro-foncier, la base imposable est de 2 268 € : 929,88 € d’impôt sur le revenu et 390,10 € de prélèvements sociaux, soit 1 319,98 €. Au réel, la base serait de 2 430 € (3 240 € moins 810 € de charges) pour 1 414,26 € d’impôt et de prélèvements. Ses charges (25 % des loyers) restent sous le seuil de 30 % : le micro-foncier est le bon choix.
Result. Il lui reste 1 110,02 € par an, soit 2,86 % net sur 38 880 € investis. L’impôt et les prélèvements absorbent 40,7 % des loyers. Au réel, il ne resterait que 1 015,74 €. Le rendement net de Julien est proche de celui de Sophie malgré un rendement brut plus élevé : plus la tranche est haute, plus l’écart entre brut et net se creuse. Ses loyers restent sous le seuil du micro-foncier (15 000 €) et sous la franchise de TVA (37 500 €).
Quels sont les risques d’un parking ?
- La vacance. Un box vide ne rapporte rien et continue de coûter la taxe foncière et les charges de copropriété. Dans un quartier où les places abondent, le loyer baisse et la durée de location s’allonge.
- Les travaux de copropriété. Rénovation de la dalle, des portes ou de l’éclairage : les appels de fonds votés en assemblée générale réduisent le rendement net.
- Le prix de revente. Il dépend du quartier et du stationnement local. Un prix supérieur à 15 000 € fait perdre l’exonération de plus-value.
Pour comparer avec un placement mutualisé, voyez les frais des SCPI : une SCPI répartit le risque sur de nombreux locataires, un box en dépend d’un seul.
Ce que fait Balmont Conseil
Nous mesurons le rendement réel d’un parking, d’un box ou d’un lot de plusieurs places avant l’achat, en tenant compte de la TVA, de votre tranche d’imposition et de la sortie. Nous le comparons à d’autres placements immobiliers et financiers de votre patrimoine. Prenez rendez-vous avec Balmont Conseil pour étudier votre projet.
Frequently asked questions
Faut-il déclarer les loyers d’un parking ?
Oui. Ce sont des revenus fonciers. Au micro-foncier, les loyers bruts se portent en case 4BE de la déclaration 2042 ; au réel, on remplit la déclaration 2044.
Un parking loué avec mon appartement est-il soumis à la TVA ?
Non, si le parking est loué par le même bailleur au même locataire que le logement, dans le même ensemble immobilier, et reste accessoire du logement (BOFiP, BOI-TVA-CHAMP-10-10-30, paragraphes 170 et 180).
Qui paie la taxe foncière d’un parking loué ?
Le propriétaire, selon sa situation au 1er janvier de l’année d’imposition. Elle reste due même si le bien est loué. Si vous vendez en cours d’année, un remboursement au prorata se négocie chez le notaire.
Le micro-foncier est-il toujours le plus avantageux ?
Non. Il l’est tant que vos charges réelles restent sous 30 % des loyers. Au-delà, ou si vous avez des travaux ou des intérêts d’emprunt à déduire, le réel devient plus avantageux. L’option engage pour trois ans et couvre tous vos biens loués nus.
Ma plus-value est-elle exonérée si je vends mon box 15 000 € ?
Oui. Un prix de vente de 15 000 € ou moins est exonéré, selon service-public.gouv.fr. Au-delà, le régime général s’applique, avec les abattements pour durée de détention.
Quel rendement net espérer d’un parking ?
Moins que le rendement brut affiché. Dans nos deux cas, 8,14 % et 9,0 % bruts deviennent 2,93 % et 2,86 % nets après taxe foncière, charges de copropriété, impôt et prélèvements sociaux, frais d’acquisition inclus.
Quel bail pour un parking loué seul ?
Un bail de droit commun, régi par l’article 1709 du Code civil, dont les règles se négocient librement. Un écrit est recommandé : il fixe la durée, la révision du loyer et le préavis de résiliation.
À partir de quel loyer faut-il facturer la TVA ?
Un loueur de parking non exonéré peut bénéficier de la franchise en base, dont le seuil est de 37 500 € de chiffre d’affaires pour les prestations de services, soit 3 125 € par mois. Au-delà, il facture 20 % de TVA.
Sources : BOFiP BOI-TVA-CHAMP-10-10-30 (version du 12 septembre 2012) et BOI-TVA-CHAMP-30-10-50 (version du 7 août 2024), bofip.impots.gouv.fr ; fiche « Franchise en base de TVA », entreprendre.service-public.gouv.fr (vérifiée le 1er janvier 2026) ; « Je mets en location un logement vide », impots.gouv.fr (page mise à jour le 10 juillet 2026) ; fiche « Prélèvements sociaux (CSG, CRDS…) sur les revenus du patrimoine et de placements », service-public.gouv.fr (vérifiée le 30 juin 2026) ; fiche « Quelles sont les règles de location d’un parking », service-public.gouv.fr (modifiée le 6 décembre 2024) ; fiche sur les plus-values immobilières, service-public.gouv.fr (vérifiée le 15 avril 2026) ; fiche « Taxe foncière sur les propriétés bâties », service-public.gouv.fr (modifiée le 25 septembre 2026) ; BOFiP BOI-RFPI-PVI-10-40, bofip.impots.gouv.fr ; consultés le 31 octobre 2026.










