Pour retirer 1 000 € par mois pendant 25 ans, il faut un capital de 236 421 € avec un rendement net de 2 % par an, 300 000 € sans aucun rendement et 190 877 € à 4 %. Pour ne jamais entamer le capital avec un rendement de 3 %, il faut 400 000 €. Ces montants, calculés au 30 octobre 2026, sont avant impôt.
Combien de capital faut-il pour toucher 1 000 € par mois ?
La réponse dépend de trois paramètres : la durée pendant laquelle vous retirez, le rendement net de frais que vous obtenez, et la manière dont le capital est imposé. Le tableau ci-dessous donne le capital nécessaire pour retirer 1 000 € chaque mois jusqu’à épuisement complet, avec des retraits en fin de mois et un rendement net constant.
| Durée des retraits | 0 % (sans rendement) | 2 % par an | 3 % par an | 4 % par an |
|---|---|---|---|---|
| 20 years | €240,000 | €198,009 | €180,971 | €166,053 |
| 25 years old | €300,000 | €236,421 | €211,816 | €190,877 |
| 30 years | €360,000 | €271,212 | €238,422 | €211,282 |
Le rendement fait baisser le capital nécessaire, mais moins qu’on ne le croit : passer de 2 % à 4 % sur 25 ans économise 45 544 €, soit une réduction d’environ 19 %. La durée pèse davantage : retirer 5 ans de plus à 2 % exige 34 791 € supplémentaires.
Quelle durée de retraits retenir ?
Il faut se projeter plus loin que l’espérance de vie moyenne. D’après l’Insee, l’espérance de vie à 65 ans en France est de 23,6 ans pour les femmes et de 20,0 ans pour les hommes en 2025 (données provisoires). Une espérance de vie est une moyenne : beaucoup de personnes vivent plus longtemps. Pour un départ à 64 ans, une durée de 30 ans, jusqu’à 94 ans, protège contre le risque de manquer d’argent au grand âge.
Comment ne jamais entamer son capital ?
Si vous voulez transmettre le capital intact, vous ne vivez que des revenus qu’il produit. Il faut alors diviser le revenu annuel souhaité (12 000 €) par le rendement : 600 000 € à 2 %, 400 000 € à 3 %, 300 000 € à 4 %. C’est le calcul le plus exigeant, mais aussi le seul qui laisse la totalité du capital aux héritiers.
Quel effet des impôts sur le capital nécessaire ?
Les montants du tableau sont bruts. Ce qui compte, c’est le net que vous recevez. Le prélèvement forfaitaire unique est de 31,4 % depuis le 1er janvier 2026 (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), et il ne porte que sur la part de gains contenue dans chaque retrait.
Prenons une hypothèse simple : un tiers de chaque retrait correspond à des gains. Pour recevoir 1 000 € nets par mois, il faut retirer 1 116,90 € bruts (1 000 € divisés par 1 − 31,4 % × un tiers). Sur 30 ans à 2 %, le capital nécessaire passe de 271 212 € à 302 918 €, soit environ 31 700 € de plus. Dans un PER dont les versements ont été déduits, la part « versements » est imposée au barème de l’impôt sur le revenu à la sortie, sans prélèvements sociaux : le calcul change, il faut le refaire avec votre tranche (voir la sortie du PER à la retraite).
Faut-il viser un capital ou une rente ?
Un retrait programmé sur un capital peut s’épuiser ou, si vous placez bien, durer. Une rente viagère, elle, est versée jusqu’au décès, mais le capital est converti et ne se transmet plus. Entre les deux, beaucoup de retraités panachent : une partie en rente pour couvrir les dépenses fixes, une partie en capital pour la souplesse et la transmission. Ce choix se traite enveloppe par enveloppe, comme l’explique notre comparaison PER or assurance-vie.
Quelle fiscalité pour une rente viagère achetée avec un capital ?
Une rente viagère à titre onéreux, achetée avec un capital, n’est imposée que sur une fraction. L’article 158, 6 du Code général des impôts la fixe d’après l’âge du bénéficiaire à la date où la rente commence, et elle ne change plus ensuite : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, 30 % à partir de 70 ans. Pour une rente réversible, c’est en principe l’âge du plus jeune bénéficiaire qui compte (BOFiP).
Exemple : une rente de 12 000 € par an qui démarre à 64 ans est imposable à hauteur de 40 %, soit 4 800 € ajoutés à vos revenus au barème. Le détail figure dans notre page sur la part imposable d’une rente viagère selon l’âge. Une rente issue d’un PER suit d’autres règles, présentées dans la page sur la sortie du PER.
Et la pension des régimes obligatoires ?
Le capital sert à combler l’écart entre vos pensions et le revenu voulu, pas à tout financer. Pour un salarié du privé, la pension de base ne peut pas dépasser 2 002,50 € brut par mois en 2026 (service-public.gouv.fr, consulté le 30 octobre 2026). Estimez d’abord vos pensions avec notre page calcul de la retraite de base et celle sur la retraite Agirc-Arrco, puis calculez le complément qui manque.
Combien épargner chaque mois pour atteindre ce capital ?
Le capital de 271 212 € à 64 ans, nécessaire pour retirer 1 000 € par mois pendant 30 ans avec 2 % net, se construit avec une épargne mensuelle qui dépend surtout de l’âge de départ. Le tableau suppose un rendement net de 3 % par an pendant la phase d’épargne et des versements en fin de mois.
| Age at first payment | Années d’épargne | Monthly savings | Total paid in |
|---|---|---|---|
| 40 ans | 24 | €648 | €186,500 |
| 45 years old | 19 | €888 | €202,400 |
| 50 ans | 14 | €1,305 | €219,200 |
| 55 years old | 9 | €2,195 | €237,000 |
Commencer à 50 ans plutôt qu’à 40 ans double l’effort mensuel (1 305 € au lieu de 648 €) et exige 32 700 € de versements en plus : ce sont les années de rendement qui manquent.
Mille euros suffiront-ils encore dans vingt ans ?
Les 1 000 € du tableau sont fixes. Avec une inflation de 2 % par an (hypothèse de travail), ils n’achètent plus que 552 € de 2026 au bout de 30 ans. L’Insee a mesuré 0,9 % d’inflation en moyenne annuelle en 2025 et 2,0 % en 2024 (Informations rapides du 15 janvier 2026) : le rythme varie, et le prudent ne le suppose pas nul.
Pour que vos retraits suivent une inflation de 2 % par an, de 1 000 € la première année à 1 776 € la trentième, le capital à réunir passe de 271 212 € à 356 165 € avec 2 % net de rendement (+31 %), ou à 308 656 € avec 3 % net. Ce qui compte est l’écart entre le rendement et l’inflation : plus il est faible, plus le capital nécessaire est élevé.
Cas concret : un salarié lyonnais de 50 ans
Situation. Un salarié lyonnais de 50 ans estime qu’il lui manquera 1 000 € par mois entre ses pensions obligatoires et le niveau de vie qu’il vise. Il veut les obtenir de 64 à 94 ans.
Issue. Il ignore le capital à réunir et l’effort mensuel que cela représente.
Strategy. Il retient une hypothèse prudente de 2 % net de frais pour la phase de retraits (30 ans) et de 3 % net de frais pour la phase d’épargne (14 ans), et il intègre l’effet des impôts.
Result. Capital à réunir à 64 ans : 271 212 € avant impôt, ou 302 918 € pour recevoir 1 000 € nets dans l’hypothèse d’un tiers de gains. Pour atteindre 271 212 €, il doit épargner 1 305 € par mois pendant 14 ans, soit 219 225 € de versements. Le calcul montre qu’un manque de 1 000 € par mois se prépare tôt : plus il commence jeune, plus l’effort mensuel baisse. Les hypothèses de rendement ne sont pas garanties ; elles servent à dimensionner l’effort, pas à promettre un résultat.
Quelles erreurs éviter quand on chiffre sa retraite ?
- Retenir l’espérance de vie moyenne comme durée de retraits, alors que beaucoup de retraités vivent plus longtemps.
- Calculer avec un rendement avant frais : seul le rendement net de frais alimente vos retraits.
- Oublier l’inflation : des retraits constants perdent du pouvoir d’achat chaque année.
- Compter le capital sans l’impôt : sur un compte-titres, le PFU de 31,4 % s’applique à la part de gains de chaque retrait.
- Se limiter à une seule hypothèse de rendement : testez 2 %, 3 % et 4 %, comme dans le tableau.
Ce que fait Balmont Conseil
Balmont Conseil, cabinet de gestion de patrimoine à Lyon depuis bientôt 14 ans, part de vos pensions réelles, chiffre le revenu complémentaire que vous voulez, puis dimensionne le capital, l’effort d’épargne et l’enveloppe la plus efficace selon votre tranche d’imposition. Pour calculer votre propre besoin, prenez rendez-vous avec Balmont Conseil.
Questions fréquentes sur le capital nécessaire pour la retraite
Quel capital pour 1 000 € par mois pendant 20 ans ?
240 000 € sans rendement, 198 009 € avec 2 % par an, 180 971 € avec 3 % et 166 053 € avec 4 %, avant impôt, avec des retraits mensuels en fin de mois.
Quel capital pour vivre uniquement des revenus sans toucher au capital ?
Il faut diviser 12 000 € par le rendement net : 400 000 € à 3 % par an, 300 000 € à 4 %, 600 000 € à 2 %.
Quelle espérance de vie retenir pour planifier ses retraits ?
Plus que la moyenne. L’Insee donne 23,6 ans pour les femmes et 20,0 ans pour les hommes à 65 ans en 2025 ; une durée de 30 ans protège contre le risque de longévité.
Les retraits sont-ils imposés ?
Oui, mais seulement sur la part de gains pour un compte-titres soumis au PFU de 31,4 % en 2026. Dans un PER déduit à l’entrée, la part « versements » est imposée au barème.
Vaut-il mieux une rente ou un capital ?
La rente dure jusqu’au décès mais ne se transmet pas ; le capital est souple et transmissible mais peut s’épuiser. Beaucoup combinent les deux selon leurs dépenses fixes.
Combien épargner par mois pour obtenir 1 000 € de complément de retraite ?
Pour réunir 271 212 € à 64 ans avec 3 % net de rendement : 648 € par mois en partant à 40 ans, 1 305 € en partant à 50 ans, 2 195 € en partant à 55 ans.
Quel capital pour 2 000 € par mois à la retraite ?
Le double : 542 424 € pour 30 ans de retraits avec 2 % net de rendement, avant impôt. Le capital nécessaire est proportionnel au revenu visé.
Comment est imposée une rente viagère achetée avec un capital ?
Sur une fraction de la rente : 70 %, 50 %, 40 % ou 30 % selon que le bénéficiaire a moins de 50 ans, de 50 à 59 ans, de 60 à 69 ans ou 70 ans et plus au démarrage (article 158, 6 du CGI).
Sources : Insee, « Espérance de vie à divers âges », données 2025 provisoires, publié le 13 janvier 2026 (insee.fr, consulté le 30 octobre 2026) ; « Plan d’épargne retraite (PER) individuel » (service-public.gouv.fr, consultée le 30 octobre 2026) ; « Montant de la retraite du salarié du secteur privé » (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 1er septembre 2026, consultée le 30 octobre 2026). Calculs de l’auteur sur la base des hypothèses indiquées ; BOFiP, BOI-RSA-PENS-30-20-20 (rentes viagères), et article 158, 6 du Code général des impôts, consultés le 31 octobre 2026 ; Insee, Informations rapides du 15 janvier 2026 (indice des prix à la consommation, moyenne annuelle 2025), consulté le 31 octobre 2026. Calculs de l’auteur, hypothèses indiquées.










