{"id":7748,"date":"2026-11-01T11:30:11","date_gmt":"2026-11-01T10:30:11","guid":{"rendered":"https:\/\/balmontconseil.com\/?p=7748"},"modified":"2026-11-01T11:30:11","modified_gmt":"2026-11-01T10:30:11","slug":"devolution-successorale-ordres-heritiers-reserve","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/blog\/devolution-successorale-ordres-heritiers-reserve\/","title":{"rendered":"D\u00e9volution successorale : qui h\u00e9rite de quoi, et quelle part de r\u00e9serve ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>La d\u00e9volution successorale d\u00e9signe les h\u00e9ritiers et fixe leurs parts. La loi les classe en quatre ordres : les descendants, puis les parents et les fr\u00e8res et s\u0153urs, puis les autres ascendants, puis les autres collat\u00e9raux ; chaque ordre exclut les suivants. Le conjoint mari\u00e9 survivant h\u00e9rite dans tous les cas. Avec des enfants, la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire garantit la moiti\u00e9 (1 enfant), les deux tiers (2 enfants) ou les trois quarts (3 enfants ou plus) du patrimoine (au 31 octobre 2026).<\/strong><\/p>\n<h2>Que signifie \u00ab d\u00e9volution successorale \u00bb ?<\/h2>\n<p>La d\u00e9volution est la d\u00e9signation des personnes qui recueillent une succession. Elle peut \u00eatre l\u00e9gale (la loi d\u00e9cide, sans testament) ou organis\u00e9e par le d\u00e9funt (testament, donation, assurance-vie). Sans testament, la d\u00e9volution l\u00e9gale s&rsquo;applique seule. Avec un testament, le d\u00e9funt choisit librement, mais dans la limite de la quotit\u00e9 disponible si des h\u00e9ritiers r\u00e9servataires existent. Les r\u00e8gles ci-dessous valent pour une succession soumise \u00e0 la loi fran\u00e7aise ; pour un d\u00e9funt install\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, voir <a href=\"\/en\/blog\/loi-applicable-a-la-succession-d-un-expatrie\/\">la loi applicable \u00e0 la succession d&rsquo;un expatri\u00e9<\/a>.<\/p>\n<h2>Quels sont les quatre ordres d&rsquo;h\u00e9ritiers ?<\/h2>\n<ol>\n<li><strong>Les descendants<\/strong> : enfants, puis petits-enfants \u00e0 leur place, sans distinction selon le lien entre les parents.<\/li>\n<li><strong>Les parents, les fr\u00e8res et s\u0153urs<\/strong> et les descendants de ces derniers (neveux et ni\u00e8ces).<\/li>\n<li><strong>Les autres ascendants<\/strong> : grands-parents, arri\u00e8re-grands-parents.<\/li>\n<li><strong>Les autres collat\u00e9raux<\/strong> : oncles, tantes, cousins et cousines.<\/li>\n<\/ol>\n<p>On h\u00e9rite de l&rsquo;ordre le plus proche ; les ordres suivants sont \u00e9cart\u00e9s. Le conjoint survivant, non divorc\u00e9, h\u00e9rite dans tous les cas, mais sa part varie selon la pr\u00e9sence d&rsquo;autres h\u00e9ritiers, l&rsquo;existence d&rsquo;enfants communs ou non et le r\u00e9gime matrimonial. Source : fiche F2529 de service-public.gouv.fr, v\u00e9rifi\u00e9e le 16 juin 2026.<\/p>\n<h2>Que se passe-t-il si un h\u00e9ritier est d\u00e9c\u00e9d\u00e9, renonce ou est indigne ?<\/h2>\n<p>Ses descendants prennent sa place : c&rsquo;est la repr\u00e9sentation. Elle joue au profit des enfants du d\u00e9funt et de leurs descendants, et au profit des fr\u00e8res et s\u0153urs et de leurs descendants. Le descendant le plus proche exclut le plus \u00e9loign\u00e9. Elle s&rsquo;applique aussi quand un h\u00e9ritier renonce ou est d\u00e9clar\u00e9 indigne. Elle ne joue pas pour les ascendants.<\/p>\n<p>Exemple : Jean, divorc\u00e9, a deux enfants, Michel et Sophie. Sophie, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e avant lui, a deux enfants, Caroline et Bruno. Caroline et Bruno repr\u00e9sentent leur m\u00e8re et se partagent sa moiti\u00e9 ; Michel re\u00e7oit l&rsquo;autre moiti\u00e9. Sur 600 000 \u20ac, Michel re\u00e7oit 300 000 \u20ac et les deux petits-enfants 300 000 \u20ac \u00e0 eux deux.<\/p>\n<p>L&rsquo;indignit\u00e9 exclut l&rsquo;h\u00e9ritier condamn\u00e9 pour avoir tu\u00e9 le d\u00e9funt (exclusion automatique en cas de condamnation criminelle), ou, sur demande d&rsquo;un autre h\u00e9ritier, pour d&rsquo;autres faits graves comme les violences ou le viol. Le d\u00e9lai pour agir est de 6 mois \u00e0 compter du d\u00e9c\u00e8s ou de la condamnation. Les descendants de l&rsquo;indigne ne sont pas exclus.<\/p>\n<h2>Qui h\u00e9rite quand le d\u00e9funt a des enfants ?<\/h2>\n<p><strong>D\u00e9funt non mari\u00e9.<\/strong> Les enfants re\u00e7oivent la totalit\u00e9 des biens, \u00e0 parts \u00e9gales. Un partenaire de Pacs ou un concubin n&rsquo;a aucun droit sur la succession, sauf donation ou testament.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9funt mari\u00e9 (communaut\u00e9 r\u00e9duite aux acqu\u00eats), tous les enfants sont communs au couple.<\/strong> Le conjoint choisit entre :<\/p>\n<ul>\n<li>l&rsquo;usufruit de la totalit\u00e9 de la succession (les enfants re\u00e7oivent alors la nue-propri\u00e9t\u00e9 de tout) ;<\/li>\n<li>la pleine propri\u00e9t\u00e9 du quart (les enfants re\u00e7oivent la pleine propri\u00e9t\u00e9 des trois quarts) \u2014 article 757 du Code civil.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Tout h\u00e9ritier peut demander au conjoint de choisir par \u00e9crit. Sans r\u00e9ponse \u00e9crite dans les 3 mois, le conjoint re\u00e7oit l&rsquo;usufruit de la totalit\u00e9. S&rsquo;il d\u00e9c\u00e8de sans avoir choisi, il est r\u00e9put\u00e9 avoir opt\u00e9 pour l&rsquo;usufruit.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9funt mari\u00e9, au moins un enfant n&rsquo;est pas commun au couple.<\/strong> Le conjoint re\u00e7oit le quart en pleine propri\u00e9t\u00e9, et les enfants les trois quarts en pleine propri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Exemple chiffr\u00e9 sur une succession de 600 000 \u20ac avec deux enfants : si le conjoint prend le quart en pleine propri\u00e9t\u00e9, il re\u00e7oit 150 000 \u20ac et chaque enfant 225 000 \u20ac (450 000 \u20ac \u00f7 2). Une donation au dernier vivant ou un contrat de mariage peut modifier ces parts : voir <a href=\"\/en\/blog\/donation-entre-epoux-dernier-vivant\/\">la donation entre \u00e9poux<\/a>. Pour comprendre ce que l&rsquo;usufruit repr\u00e9sente en valeur, lisez <a href=\"\/en\/blog\/usufruit-nue-propriete-bareme-article-669-exemple\/\">l&rsquo;usufruit et la nue-propri\u00e9t\u00e9<\/a>.<\/p>\n<h2>Qui h\u00e9rite quand le d\u00e9funt n&rsquo;a pas d&rsquo;enfant ?<\/h2>\n<p>Le r\u00e9sultat d\u00e9pend de la situation de famille.<\/p>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Deceased<\/th>\n<th>Living parents<\/th>\n<th>Parents&#039; share<\/th>\n<th>Autre h\u00e9ritier<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>Mari\u00e9<\/td>\n<td>2<\/td>\n<td>\u00bc chacun (\u00bd au total)<\/td>\n<td>Conjoint : \u00bd<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Mari\u00e9<\/td>\n<td>1<\/td>\n<td>\u00bc<\/td>\n<td>Conjoint : \u00be<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Mari\u00e9<\/td>\n<td>None<\/td>\n<td>\u2014<\/td>\n<td>Conjoint : toute la succession<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Non mari\u00e9, avec fr\u00e8res et s\u0153urs<\/td>\n<td>2<\/td>\n<td>\u00bc chacun (\u00bd au total)<\/td>\n<td>Fr\u00e8res et s\u0153urs : \u00bd<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Non mari\u00e9, avec fr\u00e8res et s\u0153urs<\/td>\n<td>1<\/td>\n<td>\u00bc<\/td>\n<td>Fr\u00e8res et s\u0153urs : \u00be<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Non mari\u00e9, avec fr\u00e8res et s\u0153urs<\/td>\n<td>None<\/td>\n<td>\u2014<\/td>\n<td>Fr\u00e8res et s\u0153urs : toute la succession<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Les fr\u00e8res et s\u0153urs se partagent leur part \u00e0 parts \u00e9gales, demi-fr\u00e8res et demi-s\u0153urs compris. Avec un parent vivant, un fr\u00e8re et une s\u0153ur se partagent les trois quarts : 3\/8 chacun. Sur une succession de 240 000 \u20ac, le parent re\u00e7oit 60 000 \u20ac et chacun des deux enfants 90 000 \u20ac.<\/p>\n<p>M\u00eame si le conjoint re\u00e7oit \u00ab toute la succession \u00bb, il ne garde pas la totalit\u00e9 des biens que le d\u00e9funt avait re\u00e7us de ses ascendants : les fr\u00e8res et s\u0153urs en h\u00e9ritent la moiti\u00e9.<\/p>\n<p>Sans fr\u00e8res et s\u0153urs, la succession est divis\u00e9e en deux parts \u00e9gales, pour la branche maternelle et la branche paternelle. Les h\u00e9ritiers sont appel\u00e9s par degr\u00e9 : parents, puis grands-parents, puis arri\u00e8re-grands-parents. Si aucun ascendant n&rsquo;est vivant, les collat\u00e9raux ordinaires (oncles, tantes, cousins) h\u00e9ritent. Si aucun h\u00e9ritier n&rsquo;existe, l&rsquo;\u00c9tat re\u00e7oit la succession.<\/p>\n<p>Si les h\u00e9ritiers sont des fr\u00e8res, s\u0153urs, neveux ou ni\u00e8ces, les droits de succession diff\u00e8rent de ceux de la ligne directe : voir <a href=\"\/en\/blog\/succession-freres-soeurs-neveux-nieces-tiers-abattements-bareme\/\">la succession entre fr\u00e8res et s\u0153urs, neveux et tiers<\/a> and <a href=\"\/en\/blog\/droits-de-succession-ligne-directe-abattements-bareme\/\">les droits de succession en ligne directe<\/a>.<\/p>\n<h2>Que pr\u00e9voit le droit de retour l\u00e9gal des parents ?<\/h2>\n<p>Quand un enfant d\u00e9c\u00e8de sans descendant, ses parents peuvent reprendre les biens qu&rsquo;ils lui avaient donn\u00e9s. Ils n&rsquo;h\u00e9ritent pas automatiquement. Ce droit est limit\u00e9 \u00e0 la moiti\u00e9 de la succession de l&rsquo;enfant, soit un quart pour chaque parent, et il est exon\u00e9r\u00e9 de droits de succession (articles 734 \u00e0 740 du Code civil). Une clause de retour inscrite dans l&rsquo;acte de donation n&rsquo;est pas limit\u00e9e : les parents peuvent alors r\u00e9cup\u00e9rer la totalit\u00e9 des biens donn\u00e9s.<\/p>\n<p>Si le bien donn\u00e9 a \u00e9t\u00e9 vendu, les parents re\u00e7oivent une somme \u00e9quivalente \u00e0 sa valeur, dans la limite de l&rsquo;actif successoral. Exemple publi\u00e9 par l&rsquo;administration : sur une succession de 200 000 \u20ac dont une r\u00e9sidence donn\u00e9e de 160 000 \u20ac et vendue avant le d\u00e9c\u00e8s, le parent per\u00e7oit 100 000 \u20ac, soit la moiti\u00e9 de la succession.<\/p>\n<h2>Le partenaire de Pacs, le concubin, l&rsquo;ex-\u00e9poux : h\u00e9ritent-ils ?<\/h2>\n<ul>\n<li><strong>Partenaire de Pacs.<\/strong> Sans testament, il n&rsquo;est pas h\u00e9ritier. Avec testament, il peut recevoir la quotit\u00e9 disponible et ne paie pas de droits de succession sur ce qu&rsquo;il re\u00e7oit. Il garde pendant un an un droit gratuit sur le logement commun.<\/li>\n<li><strong>Concubin.<\/strong> Aucun droit sans donation ou testament.<\/li>\n<li><strong>\u00c9poux s\u00e9par\u00e9s de corps.<\/strong> Ils h\u00e9ritent, sauf clause de renonciation dans leur convention de s\u00e9paration.<\/li>\n<li><strong>Ex-\u00e9poux.<\/strong> Il n&rsquo;h\u00e9rite pas.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Quels sont les droits du conjoint sur le logement ?<\/h2>\n<p>Le droit de rester dans les lieux ne vaut que pour la r\u00e9sidence principale. Si le couple \u00e9tait locataire, le conjoint reste dans les lieux et dispose d&rsquo;un droit exclusif sur le bail. Si le couple \u00e9tait propri\u00e9taire, le conjoint peut habiter le logement \u00e0 vie \u00e0 condition d&rsquo;exprimer son intention dans l&rsquo;ann\u00e9e du d\u00e9c\u00e8s. Quand le logement est d\u00e9tenu en indivision avec d&rsquo;autres personnes, le droit dure un an (fiche F1725 de service-public.gouv.fr, v\u00e9rifi\u00e9e le 27 janvier 2026).<\/p>\n<h2>La r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire et la quotit\u00e9 disponible : quelle part le d\u00e9funt peut-il donner librement ?<\/h2>\n<p>La r\u00e9serve est la part que la loi garantit aux h\u00e9ritiers r\u00e9servataires : les enfants et leurs descendants, et, \u00e0 d\u00e9faut d&rsquo;enfant, le conjoint survivant. Le reste, la quotit\u00e9 disponible, peut \u00eatre attribu\u00e9 librement \u00e0 un h\u00e9ritier ou \u00e0 un tiers, par donation ou testament.<\/p>\n<table>\n<thead>\n<tr>\n<th>Number of children<\/th>\n<th>Reserve<\/th>\n<th>Available quota<\/th>\n<th>Sur 600 000 \u20ac<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td>1 child<\/td>\n<td>\u00bd<\/td>\n<td>\u00bd<\/td>\n<td>\u20ac300,000 \/ \u20ac300,000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>2 children<\/td>\n<td>\u2154<\/td>\n<td>\u2153<\/td>\n<td>\u20ac400,000 \/ \u20ac200,000<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>3 or more children<\/td>\n<td>\u00be<\/td>\n<td>\u00bc<\/td>\n<td>\u20ac450,000 \/ \u20ac150,000<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Quand le d\u00e9funt n&rsquo;a pas d&rsquo;enfant, le conjoint survivant a une r\u00e9serve d&rsquo;un quart et la quotit\u00e9 disponible est de trois quarts : sur 200 000 \u20ac, le conjoint re\u00e7oit 50 000 \u20ac et 150 000 \u20ac sont disponibles. Sans enfant ni conjoint, le d\u00e9funt peut attribuer la totalit\u00e9 de son patrimoine. La r\u00e9serve ne peut jamais couvrir l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 du patrimoine. Pour aller plus loin : <a href=\"\/en\/peut-on-desheriter-ses-enfants-reserve-hereditaire\/\">d\u00e9sh\u00e9riter ses enfants et la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire<\/a>.<\/p>\n<h2>Faut-il passer par un notaire pour \u00e9tablir la d\u00e9volution ?<\/h2>\n<p>Pour prouver leur qualit\u00e9 d&rsquo;h\u00e9ritier, les h\u00e9ritiers pr\u00e9sentent l&rsquo;acte de d\u00e9c\u00e8s et les documents d&rsquo;\u00e9tat civil au notaire. En dessous de 5 965 \u20ac, une attestation sign\u00e9e de tous les h\u00e9ritiers suffit. \u00c0 partir de 5 965 \u20ac, il faut un acte de notori\u00e9t\u00e9, factur\u00e9 57,69 \u20ac HT (69,23 \u20ac TTC), auxquels peuvent s&rsquo;ajouter d&rsquo;autres frais (fiche F12697 de service-public.gouv.fr, v\u00e9rifi\u00e9e le 1er janvier 2026). Les d\u00e9marches suivantes sont d\u00e9taill\u00e9es dans <a href=\"\/en\/prouver-sa-qualite-d-heritier-acte-de-notoriete\/\">prouver sa qualit\u00e9 d&rsquo;h\u00e9ritier<\/a> and <a href=\"\/en\/declaration-de-succession-delais-et-formulaires\/\">la d\u00e9claration de succession<\/a>.<\/p>\n<h2>Cas type : un p\u00e8re remari\u00e9 qui veut avantager sa seconde \u00e9pouse<\/h2>\n<p><strong>Situation.<\/strong> Un chef d&rsquo;entreprise lyonnais de 58 ans, remari\u00e9, a deux enfants d&rsquo;un premier mariage et un patrimoine net de 600 000 \u20ac.<\/p>\n<p><strong>Issue.<\/strong> Sans testament, l&rsquo;un au moins de ses enfants n&rsquo;\u00e9tant pas commun au couple, son \u00e9pouse re\u00e7oit le quart en pleine propri\u00e9t\u00e9, soit 150 000 \u20ac. Il souhaite lui laisser davantage.<\/p>\n<p><strong>Strategy.<\/strong> Mesurer la quotit\u00e9 disponible : avec deux enfants, elle est du tiers, soit 200 000 \u20ac. Arbitrer ensuite entre donation entre \u00e9poux, testament et clause b\u00e9n\u00e9ficiaire d&rsquo;assurance-vie, chacun agissant dans ses propres limites.<\/p>\n<p><strong>Result.<\/strong> Par testament, l&rsquo;\u00e9pouse peut recevoir jusqu&rsquo;\u00e0 200 000 \u20ac, soit 50 000 \u20ac de plus que la part l\u00e9gale. Les enfants conservent leur r\u00e9serve de 400 000 \u20ac, soit 200 000 \u20ac chacun. Au-del\u00e0 de 200 000 \u20ac, il faut passer par d&rsquo;autres outils. Cas illustratif.<\/p>\n<h2>Frequently asked questions<\/h2>\n<h3>Qu&rsquo;est-ce que la d\u00e9volution successorale ?<\/h3>\n<p>C&rsquo;est la d\u00e9signation des h\u00e9ritiers et de leurs parts. Elle suit l&rsquo;ordre l\u00e9gal quand il n&rsquo;y a pas de testament, et la volont\u00e9 du d\u00e9funt dans les limites de la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire quand il y en a un.<\/p>\n<h3>Un testament peut-il d\u00e9sh\u00e9riter un enfant ?<\/h3>\n<p>Non, pas totalement : la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire prot\u00e8ge les enfants. Seule la quotit\u00e9 disponible peut \u00eatre attribu\u00e9e librement.<\/p>\n<h3>Un concubin ou un partenaire de Pacs h\u00e9rite-t-il ?<\/h3>\n<p>Non, par la loi. Seul un testament, une donation ou une assurance-vie permet de lui transmettre. Le partenaire de Pacs ne paie pas de droits sur ce qu&rsquo;il re\u00e7oit par testament.<\/p>\n<h3>Que re\u00e7oit le conjoint quand il y a des enfants ?<\/h3>\n<p>Avec des enfants tous communs : l&rsquo;usufruit de la totalit\u00e9 ou le quart en pleine propri\u00e9t\u00e9, au choix. Avec au moins un enfant non commun : le quart en pleine propri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<h3>Que re\u00e7oivent les parents quand le d\u00e9funt n&rsquo;a pas d&rsquo;enfant ?<\/h3>\n<p>Un quart chacun si le d\u00e9funt est mari\u00e9 et laisse son conjoint, le conjoint prenant la moiti\u00e9. Avec un seul parent vivant, un quart, et le conjoint les trois quarts.<\/p>\n<h3>Les petits-enfants h\u00e9ritent-ils ?<\/h3>\n<p>Oui, par repr\u00e9sentation, quand leur parent est d\u00e9c\u00e9d\u00e9, renonce ou est indigne. Ils se partagent la part qu&rsquo;aurait re\u00e7ue leur parent.<\/p>\n<h3>At what amount is a notarial certificate required?<\/h3>\n<p>\u00c0 partir de 5 965 \u20ac. En dessous, une attestation sign\u00e9e de tous les h\u00e9ritiers suffit. L&rsquo;acte de notori\u00e9t\u00e9 est factur\u00e9 57,69 \u20ac HT (69,23 \u20ac TTC).<\/p>\n<h3>Le conjoint peut-il rester dans le logement apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s ?<\/h3>\n<p>Oui pour la r\u00e9sidence principale : \u00e0 vie s&rsquo;il est propri\u00e9taire avec le d\u00e9funt ou si le d\u00e9funt \u00e9tait seul propri\u00e9taire, \u00e0 condition d&rsquo;exprimer son intention dans l&rsquo;ann\u00e9e, et un an en cas d&rsquo;indivision avec d&rsquo;autres personnes.<\/p>\n<h2>Ce que fait Balmont Conseil<\/h2>\n<p>La loi r\u00e9partit votre patrimoine selon un sch\u00e9ma standard qui ne tient compte ni de votre famille recompos\u00e9e, ni de vos biens \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger, ni de votre entreprise. Nous chiffrons ce que chaque h\u00e9ritier recevrait aujourd&rsquo;hui, puis nous construisons avec vous et votre notaire une organisation de la transmission. <a href=\"\/en\/contact\/\">Book an appointment<\/a>.<\/p>\n<p><em>Sources : service-public.gouv.fr, fiches F2529 (r\u00e8gles pour h\u00e9riter, v\u00e9rifi\u00e9e le 16 juin 2026), F1621 (Pacs), F16276 (droit de retour, v\u00e9rifi\u00e9e le 19 octobre 2026), F12697 (acte de notori\u00e9t\u00e9), F1725 (logement du conjoint), F2128 (repr\u00e9sentation), F2527 (indignit\u00e9) ; Code civil, articles 734 \u00e0 740, 757 et 913, consult\u00e9s le 31 octobre 2026.<\/em><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les quatre ordres d&rsquo;h\u00e9ritiers, la part du conjoint, la r\u00e9serve h\u00e9r\u00e9ditaire et la quotit\u00e9 disponible : qui h\u00e9rite de quoi en l&rsquo;absence de testament.<\/p>","protected":false},"author":5,"featured_media":7761,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[9,17],"tags":[],"class_list":["post-7748","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-patrimoine","category-transmission-succession"],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/balmontconseil.com\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/devolution-successorale.webp","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7748","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7748"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7748\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9067,"href":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7748\/revisions\/9067"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7761"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7748"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7748"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/balmontconseil.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7748"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}